TOME IL
dre, avec quelques auteurs, pour des formes particulières ou des caractères dis. tinctifs des diverses espèces des cellules polliniques. Ainsi, les cellules Montrent des plis à leur surface (fig. 14); le contenu se retire, forme des espèces de seo ments à l'intérieur de la membrane (fig. 14, 15) qui conserve sa forme primitive ou s’affaisse (fig. 16, 17); mais, placés dans l'eau, au bout de quelques instants les grains reprennent leur forme primitive.
Si nous cherchons maintenant les résultats histogénésiques généraux que l'on peut tirer des recherches que nous venons de rapporter, on peut les rés. mer dans les termes suivants :
La substance fondamentale entoure primitivement lenoyau, sans être pourvue d’une membrane d'enveloppe; celle-ci ne se développe que plus tard, pour constituer la cellule. En même temps, le nucléole apparait dans le noyau. Nous sommes donc bien éloignés de l’opinion de ceux qui voient dans le nucléole ]: trace de la cellule future.
Toutes les métamorphoses du contenu s'opèrent autour du noyau, qui parait être le centre d'action. Ces métamorphoses sont de diverses natures: le contenu. qui est la substance fondamentale primitive, peut devenir homogène de oranuleux qu'il était, et plus tard subir la métamorphose opposée. Il peut, accolé à la membrane cellulaire, donner naissance à de nouvelles cellules qui peuvent également se développer dans l'épaisseur de la membrane même. Ces cellules peuvent subir des métamorphoses diverses : ou elles sont complétement résorbées et disparaissent entièrement, ou le noyau et le nucléolie subissent seuls cette transformation, en se desséchant et se brisant, comme dans le cas spécial qui nous occupe. La membrane cellulaire, fort mince d'abord, acquiert une épaisseur considérable avec les progrès du développement : elle subit les lois de l’endosmose et de l'exosmose, en laissant pénétrer et sortir des liquides.
Nous avons cherché à étudier aussi le développement de vaisseaux spéciaux. Dans le bois de pin , nous avons vu (fig. 15, a) les cellules de la paroi s'allonger en même temps que le noyau, qui paraissait samincir de plus en plus (fig. 19) pour disparaitre finalement. Mais nos recherches en sont restées là, de mème que pour les vaisseaux ponctués (fig. 20) qui nous paraissent devoir leur aspect à la résorption de noyaux situés dans la paroi.