Derze Case. Opuscoli fisico-medici. Naples
15. Durrocxer. a. Recherches sur la structure intime des animaux et des végétaux. Paris. 1824. b. Mé-
moîres pour servir à l’histoire anatomique des végétaux et des animaux. Paris. 1837, t. Il, p- 468. TOME 11.
de tous les organes parenchymateux est telle, chez la grenouille, qu'il est presque impossible de distinguer les uns des autres, au microscope, les tissus du cerveau, du foie, des reins, de la rate, etc. : partout on n’apercoit que des corpuscules globuleux agglomérés d'une manière confuse, et constituant ainsi le parenchyme de l'organe par leur assemblage. Chez les animaux vertébrés, les corpuscules globuleux sont tellement petits, qu'il est impossible de savoir si ce sont des corps solides ou des corps vésiculaires. Mais cela s'apereoit avec beaucoup de facilité chez les mollusques. En effet, en examinant au microscope le tissu du foie, des testicules ou des glandes salivaires des hélices et des limaces, on voit que ces organes sécréteurs sont composés, comine ceux des animaux vertébrés, de petits corps globuleux, agglomérés d'une manière confuse ; mais ici ces petits corps globuleux ne sont point d'une excessive petitesse, ils sont même assez gros, si toutefois on peut se servir de cette expression enparlant d'objets microscopiques, et l'on voit de la manière la plus évidente que ce sont des corps vésiculaires ou de véritables cellules, dans les parois desquelles on aperçoit même d'autres corpuscules excessivement petits... Les corpuscules olobuleux qui composent, par leur assemblage, tous les tissus organiques des animaux sont véritablement des cellules globuleuses d'une excessive petitesse, lesquelles paraissent n'être réunies que par une simple force d'adhésion ; ainsi, tous les tissus, tous les organes des animaux ne sont véritablement qu'un üssu cellulaire diversement modifié. Cette uniformité de structure intime prouve que les organes ne diffèrent véritablement entre eux que sur la nature des substances que contiennent les cellules vésiculaires dont ils sont entièrement composés : c'est dans ces cellules que s'opère la sécrétion du fluide propre à chaque organe, fluide qui est probablement transmis par transsudation dans les canaux sécréteurs. Dans le cerveau, ces cellules agglomérées opèrent la sécrétion de la substance nerveuse proprement dite, substance qui reste stationnaire dans le tissu cellulaire qui l’a sécrétée. Ainsi la cellule est l'organe sécréteur par excellence... Il faut bien que la cellule ait des qualités particulières dans chaque organe, puisqu'elle y sécrète des substances aussi différentes... Tout dérive évidemment de la cellule dans le tissu organique des végétaux, et l'observation vient de nous prouver qu'il en est de même chez les animaux. »
Ces considérations firent rejeter à Dutrochet l'ancienne distinction établie entre les solides et les liquides du corps : les solides sont les agrégats de globules ayant une certaine solidité; les liquides, comme le sang, sont également des agrégats de globules, mais dissociés ; et 11 existe chez les animaux, certaines parties composantes, dans lesquelles les globules sont si faiblement associés, qu'on ne sait si on doit Les prendre pour desliquides ou pour des solides. Iln'y aqu'un seul solide organique, c'est la membrane de la cellule; le contenu solide des cellules vieillies est devenu étranger à la vie. Les fibres musculaires et les autres fibres animales ne sont que des cellules fort allongées, comme on en trouve dans les végétaux. La nature suit donc un plan uniforme dans la structure intime de tous les êtres organisés, tant animaux que végétaux.
Quoique Dutrochet n'ait pas essayé d'établir les lois du développement orga-