‹ Anatomie microscopiqueChapitre 92 sur 144 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

plus considérables, seront donc d'autant plus abondants que l'on S'éloignera davantage du point suppuré. Lorsqu'au contraire s'établit l'organisation tissu fibrillaire, plus les fibres seront abondantes et bien développées, Moins i] restera de la matière exsudée, et, par conséquent, d'autant moins abondantes seront aussi les particules qui résultent de sa désagrégation. |

En examinant, par conséquent, divers points du poumon enflammé, on en trouvera qui présentent en abondance des corpuscules identiques avec ceux de lasubstance tuberculeuse. Il sera plus facile de les rencontrer dans l’inflamma. tion à marche chronique. Lorsqu’au contraire la suppuration envahit tout Je tissu pulmonaire, leur quantité diminue de beaucoup, parce que le ramollisse: ment de la substance amorphe s’est déjà opéré; ils peuvent même manquer complétement, de même que les corpuscules n'existent pas dans le tubercule complétement suppuré.

Je ne m'arrêterai pas ici à l'examen de la question de savoir s'il est possible de distinguer, dans tous les cas, par l'ensemble des éléments, le poumon hépatisé d’avec la substance tuberculeuse. Je ne le crois pas; mais, affirmerait-on le contraire, toujours est-il que les caractères différentiels ne doivent pas être cherchés dans la présence et dans l'absence de certains corpuscules, puisque des particules identiques existent dans les deux altérations pathologiques.

D'après ce que nous venons de dire, il est facile de comprendre que tous les üssus envahis par l'inflammation peuvent, dès qu'il s’y fait l'exsudation de cette matière amorphe que nous venons de signaler, présenter des particules amorphes, irrégulières, finement granulées, identiques avec celles qui ont été décrites dans le reticulum et le tubercule ; aussi n'est-il pas rare de les y rencontrer, en plus ou moins grande abondance, suivant la période de linflammation, le degré de consistance de la matière amorphe, etc. Les fausses membranes elles-mêmes peuvent servir d'étude à ce sujet. Tout ce que nous avons dit à l'occasion de la pneumonie, relativement à la dégénération graisseuse, à la production des fibres, etc., s'applique également aux fausses membranes et à la substance amorphe qu'elles renferment.

Nous citerons un dernier exemple, pris parmi les produits inflammatoires : nous voulons parler du pus, et particulièrement du pus concret. Pour me procurer ce produit, je fais une incision profonde dans la peau dun chien ou d'un lapin, et j y verse quelques gouttes d'essence de térébenthine où d'une autre substance irritante. Au bout de quelques jours, on trouve les parois de la plaie recouvertes par une couche épaisse de pus concret, qui, examiné au microscope, se compose des éléments connus du pus; parmi ceux-ei nous signalons particulièrement des particules identiques, par leur forme et leur aspect, avec les corpuscules dits tuberculeux, dont il serait impossible de Îles distinguer, suivant nous.

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