‹ Anatomie normale et pathologique de l'œilChapitre 105 sur 166 · COUCHE MOYENNE (PARENCHYME DE LA CORNÉE · texte numérisé non relu

COUCHE MOYENNE (PARENCHYME DE LA CORNÉE

Œdème de la cornée. — Les altérations de la couche moyenne de la cornée dans rîrido-cyclîte sont presques inconnues. On trouve dans les auteurs les descriptions basées sur Texamen des coupes transversales, et d'après lesquelles le parenchyme cornéen est a presque sans aucune altération histologique ^ » ou <i normale ».

QEller* dit que dansTirido-cycIitelos couches postérieures de la cornée sont gonflées (gequollen). Fichs dit aussi, à la fin de son travail sur Topacité de la cornée dans le glaucome, qu'il 80 trouve dans Tirido-cyclite des cas présentant une opacité de la cornée semblable àcelle du glaucome, t Esstehen mir nicht genug Praeparate von friiher Iridocyklitis, wo man hauptsdBchlich dièse Trîibung findet, zu Gebote, um eine bestimmte Aussage ûber das Wesen derselben geben zu kœnnen. Es scheint rair jedoch auch hier eine vermehrte Durchtraankung der Hornhaut mit Flûssigkeit vorzuliegen. »

Ayant eu Toccasion d'examiner un grand nombre d'yeux, nous sommes en état d'affirmer l'hypothèse de Fuchs. Seulement il existe des différences essentielles entre le glaucome et l'irido-cyclite portant sur l'origine et la localisation de l'œdème de la cornée .

Étendue de r œdème delà cornée. — La figure 17 (pi. V) représente la coupe transversale de la partie périphérique de la cornée d'un œil atteint de cyclite.

Nous y voyons que le parenchyme cornéen est traversé par un grand nombre de petites fentes fusiformes, lancéolaires ou irrégulières; leur diamètre longitudinal est parallèle à celui de la cornée; on y observe en outre, en dedans de ces petites fentes, les cellules fixes de la cornée; tandis que,

* ScH^FER, Gentralblatt fûr Augenheilkunde. 1884, p. 203.

> OEller, Beitrœge zur pathologischen Anatomie der Hornhant rcsp. der M. Descemeti, dans les : Beitrœge zur Biologie. Festschrilt fûr Prof. Bischoff. t882.

dans le glaucome, on trouve ces fentes plus développées dans la partie antérieure du parenchyme cornéen, elles diminuent de grandeur à la partie postérieure ; dans riridocyclite, au contraire, ces fentes sont iou}OUTS plus ffrandes près de la surface postérieure de la cornée.

Si Tcedème de la cornée est peu développé dans Tirido-cyclite, ces fentes ne sont alors reconnaissables que dans la partie postérieure, et les couches antérieures semblent intactes. Dans le glaucome, Timbibition de la cornée au centre même de cette membrane est plus grande. Au contraire, nous avons trouvé dans Tœil irido-cyclitique (voir la figure 17) que Tœdème de cornée était plus accusé à la périphérie qu'au centre. Dans quelques cas, cependant, nous n'avons pas pu constater pour ce qui est de la distribution de l'œdème une différence entre le centre et la périphérie de la cornée. Dans une coupe faite parallèlement à la surface de la cornée, on constate que les fentes y sont plus élargies que dans la coupe transversale. Dans quelques cas d'irido-cyclite, où la coupe transversale de la cornée ne permettait de constater aucun œdème, au contraire la coupe frontale nous a montré les traces de l'infiltration séreuse. Les derniers |cas se font remarquer, sans exception, par l'apparition d'un réseau très développé de vaisseaux de nouvelle formation.

Œdème de la cornée dans P œil atrophié. — Il nous parait intéressant de mentionner que, dans un certain nombre d'yeux atrophiés et principalement dans ceux où l'atrophie était consécutive à une irido-cyclite, nous avons également observé un œdème cornéen très considérable ; seulement, la localisation de Tœdème y était plus irrégulière que dans Tirido-cyclite même.

Cependant dans l'œil atrophié l'imbibition de la cornée est, dans la plupart des cas, plus accusée dans la partie postérieure que dans l'antérieure. Les fentes interstitielles de la cornée sont agrandies par la réunion de deux ou plusieurs fentes primitives.

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