ALTÉRATIONS DE LA PARS GILIARIS RETINS
décollement peu étendu de la membrane limitante interne. Quelquefois aussi il s'y développe de petits kystes.
L'œdème interstitiel au début amène par la suite une altération des cellules. On observe dans ces cellules des vacuoles et des petites granulations de pigment en suspension dans le liquide. Des globules de pus transsudés se trouvent en partie entre ces dernières et la lame vitrée.
En même temps se produisent des altérations de la couche pigmentaire. Les cellules augmentent d'épaisseur, leurs contours sont quelquefois dentelés (fig. 26 p). Les cellules pigmentées perdent [leur matière colorante; et, en particulier, c'est la partie située près du corps vitré qui^ la première^ apparaît sans pigment; le pigment se con^eTWin plus longtemps à la surface externe des cellules. En effet, ce sont les granulations chromatiques qui auparavant étaient situées en dedans des cellules pigmentées et qui se trouvent ensuite entre les cellules de la pars ciliaris retinœ.
Les altérations de la couche pigmentée, de même que celles des cellules cylindriques, commencent, comme dans la pars ciliaris retinœ, aux montagnes ciliaires. Nous trouvons par exemple, dans la figure 25 (pi. II), la couche pigmentée déjà bien altérée aux crêtes ciliaires par la prolifération inflammatoire, tandis qu'avec un faible grossissement il est difficile, sinon impossible, de constater une altération dans la même partie des vais ciliaires.
A des époques plus avancées deTirido-cyclite, nous avons toujours pu observer la lame vitrée de Xdipars ciliaris retinœ. Cette lame est, au début, détruite peiV la prolifération inflammatoire des cellules: en effet, elle est extrêmement mince et résiste très peu à la putréfaction et à Tactton des sucs digestifs (voir p. 131).
Toutau début, les cellules cylindriques présentent des altérations diverses :
1*" Elles peuvent augmenter en masse et former des agglomérations tubuleuses semblables à des glandes; les prolon-
gements glandulaires sont étroitement serrés Tun contre l'autre, cette disposition s'observe surtout à la partie plane du corps ciliaire (c. fig. 45) ;
2® Les cellules cylindriques peuvent aussi se transformer en cellules fusiformes, qui se dirigent en dedans et en avant, parallèlement à la face externe de la zonule. On trouve entre elles des cellules pigmentées et des leucocytes. Ces altérations se rencontrent surtout aux parties moyenne et postérieure du corps ciliaire.
Bràiley * a décrit, dans le glaucome, des altérations analogues à celles que nous avons constatées dans Tirido-cyclite, c'est-à-dire de petites fentes kystoïdes contenant des leucocytes. Les proliférations des cellules de la parsciliaris retinœ observées par nous dansTiridocyclite ont une grande analogie avec les altérations séniles de cette couche.
Sécrétions cuticulaires de la pars ciliaris retinœ. — Nos rechercbes personnelles nous portent à croire que la lame vitrée se produit de nouveau à la Gn du processus de prolifération dans la pars ciliaris retina*. Il n'existe aucun doute sur ce fait, que les cellules néoformées de cette couche conservent les mêmes qualités queles cellules dont elles dérivent, et qui produisent des sécrétions cuticulaires; en effet, c'est la lame vitrée qu'il faut regarder comme une production cuticulaire des cellules cylindriques.
La figure 27 (pi. VI) représente la portion ciliaire de la rétine extrêmement épaissie dans Torbiculus ciliaris d'un œîl atrophié. Dans la partie antérieure de la préparation figurée, les cellules, fortement augmentées en nombre, présentaient les signes de dégénérescence graisseuse (dans leur protoplasma). Dans la partie de cellules qui a été dessinée, les cellules sont totalement détruites par la dégénérescence graisseuse. Il ne restait qu'un enchevêtrement réticulairetrès serré,
* Brailby, Transactions of thc ophthalmological Society Un. Kingd. i882, t. H, n* 27.