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CATARACTE MOLLE

Dans la troisième période, on observe la métamorphose régressive de la cataracte fibreuse, la calcification, la dégénérescence muqueuse» le développement de kystes ou la transformation du tissu conjonctif situé en dedans du sac capsulaire en un tissu osseux. Si la cristalloïde était ouverte auparavant, les altérations de la première et de la deuxième période se développent en même temps.

Cataracte molle. — Tous les cristallins examinés au début de la maladie présentent des phénomènes de gonflement produits vraisemblablement par l'augmentation de la résorption de liquide. Begker a très minutieusement décrit les altérations du cristallin dans l'irido-cyclite. Dans l'épithélium capsulaire, on observe l'augmentation du nombre et la division des noyaux (karyokinèse) (Falchi).II se produit des fentes interfibrillaires semblables à celles qui se produisent dans la cataracte sénile; au début elles sont petites et remplies de liquide; elles deviennent ensuite plus grandes, fusiformes. Ces fentes sont situées dans la corticalis ou bien entre cette dernière et le noyau du cristallin (fig. 30, 42). L'épithélium capsulaire est encore reconnaissable.

Ensuite les cellules épithéliales capsulaires prolifèrent et se transforment en un tissu semblable au tissu conjonctif (Deut- SGHMANN» Begker). Les noyaux des fibres lenticulaires apparaissent augmentés en nombre. Begker a observé la karyokinèse dans les noyaux des fibres lenticulaires, sur un œil atteint de cyclite traumatique. Un processus analogue se développe aussi au début de la panophthalmie. Knapp ^ y a décrit une prolifération de l'épithélium capsulaire et des fibres lenticulaires.

Quand le contenu du cristallin est transformé en une cataracte molle, on observe ce qui suit : la surface postérieure de la cristalloïde antérieure est couverte par une cataracte capsulaire. La cataracte capsulaire est séparée des fibres lenticulaires par une couche épaisse de liquide. Les fibres elles-mê-

* Knapp, Grœfos Archiv, t. XX, 1,1867.

mes sont séparées les unes des autres par des fentes remplies d'*un liquide albumînoïde. On trouve ces fibres fortement gonflées, contenant des vacuoles- (cellules hydropisiques, Blasschenzellen de Wedl), et un grand noyau sphéroïdal. Quelques-unes des fibres présentent des phénomènes de décomposition. Le vortex du cristallin n'est plus reconnaissable. La cristalloïde postérieure est couverte d'un endotliélium néo-formé. Dans quelques parties les fibres lenticulaires sont rompues, leur masse coagulée se compose de petites granulations bien réfrangiblos, qui (nous le supposons du moins) arrêtentles rayons lumineux et entraînent l'opacité du cristallin.

Les altérations des cellules mtracapsulaires se développent toujours là oti les couennes cyclitiques recouvrent le cristallin.

Cataracte fibreuse. — Pendant que les leucocytes immigrés se transforment en tissu conjonçtif» des vaisseaux sanguins néo-formés pénètrent dans la cristalloïde par des portes de substance produites spontanément ou par une perforation traumatique. En réalité, le contenu du sac capsulaire représente dans cet état une couenne cyclitique située en dedans de la cristalloïde.

Fibres lenticulaires incluses dans une cataracte fibreuse. — Sur un œil atrophié, nous avons trouvé, dans une cataracte fibreuse, des fibres lenticulaires conservées. Nous avons imontréau Congrès d'ophthalmologie d'Heidelberg, en 1883, les préparations faites sur cet œil. Dans la coupe transver- 3ale de cette cataracte (fig. 31), on constate des fentes {sp) longitudinales ou lancéolaires, la plupart rectilignes; ces fentes, minces à la partie centrale de la cataracte, s'élargissent vers la périphérie et quelques-unes d'entre elles sont remplies de fibres lenticulaires très nettement reconnaissables.

L'épaisseur des fibres y était de mm. 008 à mm. 01. Elle correspond à peu près à l'épaisseur des fibres lenticulaires normales, dont l'épaisseur est, dans le noyau du cristallin, de

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