FORMATIONS HYAUNE8 DANS LA RÉTINE
nés dans les plis de la surface externe de la rétine [et restent ainsi dans l'épaisseur du tissu rélinien.
Nos observations personnelles font pencher en faveur de l'opinion qui admet que l'immigration des cellules épithéliales pigmentaires dans le tissu de la rétine se fait d'une façon purement mécanique.
Mais ce n'est pas tout, des formations verruqueuses hyalines pénètrent aussi de la choroïde dans la rétine ; et sur la surface de ces formations on observe généralement des cellules épithéliales pigmentées. Ces cellules se trouvent dans toutes les parties de la rétine, mais surtout dans ses couches externes.
Les vaisseaux sont aussi une source de pigment pour la rétine ; nous en parlerons dans un chapitre ultérieur.
Dégénérescence colloïde (formations hyalines verruqueuses). Dans les cellules épithéliales pigmentées des yeux atrophiés, on peut constater des périodes trèB différentes de dégénérescence colloïde, depuis l'apparition des dépôts colloïdes dans le protoplasma des cellules jusqu'à la transformation complète de ce protoplasma en formations verruqueuses colloïdes (Glasdrusen), qui couvrent la membrane vitrée de la choroïde.
Nous nous rallions complètement à l'opinion de Donders, qui fait observer que ces formations colloïdes se sont développées à la suite d'une dégénérescence colloïde des cellules épithéliales, contrairement à l'avis de MOller, qui estime qu'elles sont produites par un épaississement irrégulier de la lame vitrée. Quand des amas de ces cellules subissent la dégénérescence colloïde, on voit apparaître entre ces masses colloïdes des lacunes ayant une légère ressemblance avec des cellules osseuses. Mais une ossification vraie, comme elle est figurée par Alt ^,ne se produit pas dans les masses colloïdes.
Les cellules épithéliales pigmentées peuvent également se
* Alt, Compendium der palhologischen Anat. des Auges, p. 430.
transformer en une masse colloïde après leur émigration dans la rétine.
Néo-formation et oblitération des vaisseatix. — Dans Tirido-cyclite, des vaisseaux néo-formés se développent principalement dans la partie postérieure de la rétine et dans la papille optique (Iwanoff *). — Les vaisseaux néo-formés tirent leur origine d'un bourgeonnement des capillaires, ils pénètrent dans le tissu rétinien et dans le corps vitré.
Dans les périodes avancées de Tirido-cyclite les vaisseaux sanguins de la rétine subissent les mêmes altérations que dans les autres parties de l'œil. Ces altérations sont nettement représentées sur la figure 50 (pi. XI).
La tunique interne d'une artériole estépaissieetles cellules épithéliales y apparaissent proliférées. On peut constater sur la face externe do ces dernières cellules une membrane fenètrée nouvellement formée. Des lamelles de tissu conjonctif forment des couches concentriques contenant des noyaux fusiformes et des leucocytes. On ne peut plus distinguer la membrane moyenne.
Nous avons également constaté l'existence de vaisseaux capillaires néo-formés en dedans des parois vasculaires.
La couche externe de la paroi vasculaire est considérablement épaissie. Quelquefois ces épaississements sont tellement irréguliers, dans les différentes parties du même vaisseau, qu'ils apparaissent comme des excroissances fibreuses (Wedl, h. MiJLLER, Leber). On trouve en outre dans le tissu environnant des formations conjonctives jointes par des prolongements filamenteux aux parois vasculaires (Leber 2).
On observe un rétrécissement de la lumière des vaisseaux, qui finissent par s'obstruer complètement. Dans un cas, nous avons trouvé les parois des vaisseaux rétiniens tellement épaissies qu'elles formaient, dans la partie postérieure de la rétine vers le corps vitré, des ramifications proéminentes.
« IwANOPP, Grarfcs Archiv, t. XV, 2, p. 50, 1869. * Leber in Grœfe-Sœniich-Handbuch, t. V, p. 529.