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COUCHE MOYENNE DE LA CORNÉE

perd dans la couche parenchymateuse. L'examen anatoqaopathologiquo permet de conclure, en effet, que celte membrane n'est qu'une partie différenciée de la couche parenchymateuse, qui cependant jpuit d'une certaine autonomie, ainsi que je l'ai constaté et après moi Antonelli sur des yeux atrophiés ; cette membrane avait en quelque sorte conservé son intégrité, elle était simplement plissée, tandis que le parenchyme sous-jacent était réellement ratatiné, et n'offrait pas seulement l'aspect de lamelles plissées.

La membrane de Bowman est traversée d'arrière en avant par de nombreux filets nerveux, qu'on peut observer sur les préparations traitées par le chlorure d'or; ces filets sont visibles sans coloration à la suite de certains processus morbides tels sur l'irido-cyclite et le glaucome.

Couche moyenne. — A la coupe transversale, elle présente un grand nombre de cellules fusiformes (cellules cornéennes), dont le grand diamètre est parallèle à la surface do la cornée; le reste de la coupe a l'aspect d'une substance homogène. Cependant si Ton soumet la préparation à l'action de certains réactifs tels que le permanganate de potasse, l'acide osmique, 'a solution de chlorure de sodium à 10 pour 100, ou bien si Ton examine la cornée d'un œil atteint d'irido-cyclite avec œdème de la cornée, cette substance homogène se décompose en fibrilles extrêmement minces et disposées en faisceaux. Ces faisceaux constituent des lamelles parallèles à la surface de la cornée, et dont le nombre, chez l'homme, varie de 60 à 65. Les faisceaux d'une lamelle sont ordinairement perpendiculaires à ceux des lamelles voisines : cependant il existe des fibrilles qui se continuent dans les lamelles situées en avant et en arrière.

En outre, d'autres fibrilles n'ont pas une direction parallèle à la surface de la cornée, mais forment avec les lamelles un angle plus ou moins obtus; dans la portion antérieure de la couche moyenne, elles deviennent plus nombreuses et plus minces, se relèvent obliquement sur les lamelles, pren-

nent une direction perpendiculaire à la surface cornéenne (fibres suturales de Ranvier) et se transforment finaleoient en fibres de la lanne élastique antérieure.

Dans la partie périphérique de la cornée, Henle et Wal- DEYER ont constaté quelques fibres élastiques.

Les lignes à épaississements fusifornnes, que Ton constate sur la coupe horizontale de la cornée, présentent un noyau dans leur portion épaissie ; ce fait permet d'affirmer la nature cellulaire de ces éléments que Ton désigne sous le nom de cellules fixes de la cornée.

En outre, le chlorure d'or colore ces cellules fixes en même temps que les filets nerveux, tandis que le nitrate d'argent qui colore la trame fibro-lamellaire de la cornée n'a aucune action sur les éléments en question qui se présentent alors comme des interstices clairs.

Sur une coupe frontale, les cellules-fixes présentent une forme étoilée (très nette chez la grenouille) dont les prolongements protoplasmiques s'anastomosent avec ceux des cellules voisines ; quelques-uns de ces prolongements protoplasmiques linéaires se dirigent en avant et en arrière du plan de la cellule, et ont par conséquent une direction perpendiculaire aux précédents. Ranvier propose de désigner ces prolongements sous le nom de crêtes d'empreintes ; ils seraient d'après lui le résultat de la formation des faisceaux fibrillaires logés dans les interstices limités par les prolongements protoplasmiques de la cellule-fixe primitive. Les cellules-fixes à crêtes d'empreintes presque rectangulaires sont désignées par Fuchs sous le nom de cellules orthoklones.

Chez l'homme et quelques vertébrés, les cellules-fixes sont unies entre elles par des prolongements beaucoup plus nombreux et en outre ramifiés ; c'est pour cette raison que Ton propose de les appeler cellules dendriklones. Chez quelques animaux (bœuf, cheval), le réseau protoplasmique est très fin et très délicat, tandis que chez Thommeles prolongements

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