‹ Anatomie normale et pathologique de l'œilChapitre 98 sur 166 · GLANDES DE KRAUSE. GLANDES ACINOTUBULEUSES · texte numérisé non relu

GLANDES DE KRAUSE. GLANDES ACINOTUBULEUSES

règle. Dans le cul-de-sac conjonctival les cellules, plasmatiques sont allongées, et d'après Zaluskowski leurs dimensions dansune région donnée sont en raison inverse de leur nombre. Quant au rôle de ces éléments, il est actuellement à l'étude.

Dans les culs-de-sac conjonctivaux existent des glandes en grappe, décrites sous le nom de glandes de Krause; elles sont au nombre d'environ 42 dans la paupière supérieure et de 6 à 8 seulement dans l'inférieure. Les glandes de Kral'se sont très développées du côté temporal, et autour de la glande lacrymale : c'est pour cette raison que Henle les considère comme des glandes lacrymales accessoires. Les conduits des glandes de Krause débouchent à Tangle de réflexion de la conjonctive. Le chiffre de 0,4 mm., attribué comme longueur aux glandes de Krause, paraît trop faible à Wolpring * ; cet auteur prétend que ces glandes dépassent en grandeur celles de Meibomius; leur volume total serait également plus considérable que celui de ces dernières glandes.

Waldeyer a décrit des glandes acino-tubuleuses situées dans le cartilage-tarse, tout près de son bord adhérent; les acini de ces glandes, morphologiquement mixtes, s'intercalent entre les glandes de Meibomius; d'après Wolfring, ces organes n'existeraient que dans la moitié nasale do chaque paupière. Leur diamètre maximum est de 3 mm., tandis que la hauteur du cartilage-tarse est de 6 à 9 mm., Sur quelques préparations, Wolpring a observé que les glandes acino-tubuleuses étaient plus profondément situées que les glandes de Meibomius; dans ce cas, leurs conduits sécréteurs passent entre ces derniers organes pour se terminer dans la conjonctive.

Nous avons déjà fait remarquer que les glandes de Henle ne sont autre chose que des sillons de la portion de la conjonctive en rapport avec le cartilage-tarse, sillons tapissés par des cellules épithéliales; en outre, dans cette région, plus les

* Wolfring, Compte rendu du 7*' congrès international d'OphthalmoIoçie do Hoidelberg. 1888, p. 298,

horides conjonctivales sont développées, plus les glandes de Henle sont abondantes. La paroi de ces glandes est, d'après Henle, formée par une membrane basale, revêtue par des cellules épithéliales cylindriques, dont les extrémités basalos effilées sont soudées à la membrane sous-jacente. Parmi ces cellules cylindriques, les éléments en godet sont très nombreux, comme nous Tavonsdéjà fait remarquer. Les glandes de Henle, sont surtout très développées dans le tiers nasal de la portion conjonctivale étant en rapport avec le cartilagetarse, et dans le tiers temporal de la conjonctive palpébrale.

Le nature glandulaire de ces organes est très discutable, et Sattler prétend même qu'ils ne doivent pas exister à l'état normal dans la conjonctive de l'homme.

Il est probable que les glandes décrites en 1890 par CirincioNE ne sont autre chose qu'une variété des glandes de Henle; ces glandes, situées dans les replis conjonctivaux en avant et autour de la caroncule, se présentent sous forme de bourgeons, constitués par un épithélium cylindrique à deux assises de cellules; les éléments de l'assise superficielle présentent fréquemment les caractères des cellules à godet. Quelquefois, les glandes de Cirincione se transforment on kystes par rétention.

Vaisseaux de la conjonctive. — Les artères de la conjonctive peuvent être divisées en branches antérieures et branches postérieures. Les premières se détachent des artères ciliaires antérieures, communiquent avec les vaisseaux épiscléraux, et se distribuent dans la portion de la conjonctive bulbaire, qui entoure le limbe cornéen. Les artères conjonctivales postérieures nourrissent la portion bulbaire ainsi que le culde-sac conjonctîval. Rappelons que la portion palpébrale de la conjonctive est, ainsi que nous l'avons expliqué, nourrie par les artères palpébrales.

Les artères conjonctivales postérieures naissent en partie de l'arcus tarsi-exterous, en partie des artères lacrymale, angulaire, temporale et sous-orbitaire.

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