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HYALOÏOO-GYCLITE CONSÉCUTIVE A l’OPÉKATION, ETC. 39
do la cataracte de l’ œil gauche, pour laquelle il se présente, remonte à la même époque. Le volume et la consistance de cet œil sont normaux. Le malade peut distinguer encore les doigts et se conduire quelque peu. La dilatation de la pupille par l’atropine prouve qu’il n’y a pas de synéchies. Cette cataracte est centrale et dure, mais encore incomplète. L’opération de l’extraction, avec iridectomie supérieure, pratiquée par nous le 21 octobre 1875, fut suivie d’un plein succès.
Comme l’œil droit continuait à être le siège d’une rougeur intense avec douleurs circumorbitaires, que la vue était complètement perdue depuis plusieurs mois par suite du travail phlegmasique qui s’en était emparé, on se décida à pratiquer l’énucléation, dans l’intépêt de l’œil gauche heureusement opéré, ce qui fut fait le 18 novembre 1875. Les suites de cette énucléation furent simples. L’œil gauche n’a point souffert, et le 2 décembre le malade quittait l’hôpital, pouvant se conduire et lisant couramment le n° 6 de l’échelle Giraud-Teulon à l’aide de verres convexes 2 3/4. Le fond de l’œil, examiné à l’ophthalmoseope, s’est montré parfaitement normal.
L’œil droit, énucléé, ayant été sectionné en deux parties, on nota les lésions suivantes :
Rétine et choroïde en apparence saines; pigmentation normale plus accentuée à la région de la macula, ainsi que c’est la règle.
Corps hyaloïde entièrement décollé, ratatiné, opalescent, fixé en avant contre les procès ciliaires et le cristallin-récliné, dont il est impossible de le séparer sans déchirure. Vers la partie inféro-externe de celte masse hyaloïdienne, on voit le noyau dur ambré du cristallin cpuché horizontalement tout contre les procès ciliaires , correspondants. C’est sans doute au contact de ce corps étranger qu’était due l’irido-eyclile avec hyaloïdi Le, qui avait fini par détruire l’œil et abolir sa perception visuelle, six mois après l’abaissement.
Ajoutons que l’espace vide compris entre la choroïde et les
restes ratatinés du corps hyaloïde, porté en avant, était rempli par une sérosité citrine légèrement verdâtre.
Examen microscopique. — Cet œil fut examiné an microscope, après deux mois de macération dans le liquide de Muller. Le microscope démontre que toutes les lésions se trouvent concentrées au niveau de la zone ciliaire. La figure 1, pi. XII, représente une coupe antéro-postérieure passant par la région ciliaire, à l’endroit occupé par le cristallin récliné (diam. '^.) On voit en a la loge qu’occupait le cristallin récliné. Cette loge était formée par le corps hyaloïde en voie de prolifération conjonctive. On y distingue en effet des éléments embryoplastiques, des cellules fusiformes, des fibrilles conjonctives, peut-être aussi des cellules purulentes, le tout dans une gangue fibrineuse amorphe.
La figure 9 est destinée à représenter tous ces éléments histologiques, vus à un grossissement d’environ2^.
Dans la figure J , on voit la cornée, la sclérotique et le muscle ciliaire à leur état normal; seuls, les procès ciliaires étaient altérés et adhéraient intimement à la masse hyaloïdienne précédemment décrite, ainsi qu’on peut le voir en b. A ce niveau, la substance hyaloïdiennc, outre les éléments cellulaires déjà décrits, offrait des vaisseaux de nouvelle formation. La couche pigmentaire des procès ciliaires avait subi une sorte de dissociation, mais sans qu’on pût trouver des grains pigmentaires libres dans la masse hyaloïdienne périphérique du côté de l’iris et de la face postérieure de la cornée.
Remarques. — Cette observation prouve, parmi beaucoup d’autres du même genre, le danger que lait courir à l’œil l’abaissement d’une cataracte sénile, alors même que l’opération paraît avoir été couronnée de succès dans les premiers temps. C’est donc à juste Litre que ce mode opératoire a été généralement abandonné. Dans le cas particulier le processus
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morbide qui a conduit l’œil à sa perte a été une cyclile sourde avec hyaloïdite, ayant entraîné après elles le décollement du corps vitré et sa transformation en tissu conjonctif. Le cristallin récliné a donc agi ici comme un véritable corps étranger, dont l’action malfaisante n’aurait pas tardé à se faire sentir sur l’autre œil, par voie sympathique, si nous n’étions pas intervenu l\ temps, en pratiquant l’énucléation [do l’organe malade.
îrido-choroidite purulente par blessure de l’œil, avec présence d’un éclat . de métal dans l’humeur vitrée.