TUBERCULES DE LA CHOROÏDE
collatéraux, morts de tubercules pulmonaires, comme dans les deux cas qui nous sont propres, qu’on peut porter le diagnostic de tubercules cle la choroïde, avec fonte purulente consécutive de l’œil.
L’énucléation nous permit de confirmer notre diagnostic. Outre la fonte purulente de l’hémisphère antérieur qui s’était opérée en bas dans le dernier cas et en haut dans le premier, nous constatâmes, en effet, l’existence de granulations miliaires disséminées, dans l’hémisphère postérieur, ayant pour siège la choroïde, et dont l’étude histologique nous a donné les résultats consignés plus haut.
La démonstration de la nature tuberculeuse du produit résulte ici de la caséification des masses purulentes qui avaient perforé l’hémisphère antérieur du globe oculaire. Ces masses provenaient du développement de tubercules dans la zone ciliaire et dans l’iris, comme dans le fait bien connu de Manfredi ( Annali di Ottalmologia, t. III). Les myéloplaxes, qui d’ailleurs ne sont pas aussi caractéristiques du tubercule qu’on l’a prétendu, puisqu’on en trouve au même degré dans d’autres productions morbides, telles que les syphilomes, certains sarcomes et le lupus, faisaient défaut dans nos préparations, comme dans la plupart des cas connus de tubercules de la choroïde. La disparition des vaisseaux et la présence d’amas de petites cellules embryoplasLiques à évolution caséeuse régressive, voilà pour nous la vraie caractéristique du tubercule.