‹ Anatomie pathologique de l'oeilChapitre 26 sur 35 · IX. — réunîtes albuminuriques · texte numérisé non relu

IX. — réunîtes albuminuriques

(PL. XX, FIG. -1,2. — PL. XXI, FIG. 1. — Pl. XXII, FIG. 1)

Observation' XVIII. — Joyerot (François), âgé de vingt-trois ans, monteur, entre le 2 janvier 1877, salle Saint-Landry, service de M. le docteur Raynaud.

Ce malade vient le 2 janvier à la consultation, se plaignant de douleurs lombaires, de fièvre, de troubles de la vue, de toux et de dyspnée.

Antécédents. — Il est impossible d’obtenir de lui des éclaircissements touchant ses antécédents personnels ou de famille; tout ce qu’on peut savoir, c’est qu’il a eu la scarlatine dans le

courant de décembre. Il était tout à fait convalescent et com-

mençait déjà à travailler quand survinrent les complications. C’était du 28 au 30 décembre, et la scarlatine avait commencé dans les premiers jours du mois.

Le 29 décembre il a été pris brusquement de’ frissons et de douleurs lombaires très-violentes; il avait aus^i un grand mal de tête, comme au commencement de sa scarlatine. Les jours suivants il s’aperçut que sa vue s’obscurcissait ; en même temps il se sentait oppressé, toussait et crachait beaucoup.

3 janvier. — On essaye de faire lire le malade ; c’est à peine s’il reconnaît les plus gros caractères à une distance de 30 à 40 centimètres; les deux yeux sont malades, et ce sont plutôt des lacunes du champ visuel qu’un trouble général de la vision.

On le sonde (car il urine fort peu), et on constate un précipité albumineux des plus abondants.

L’auscultation révèle un souffle tubaire, très-net au sommet

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