‹ Anatomie pathologique du corps humain, ou descriptions ... des diverses altérations morbides dont le corps humain est susceptible (volume 2)Chapitre 10 sur 22 · EXPLICATION DES FIGURES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 4. Poumons d’un enfant nouveau-né, mort 24 heures après la naissance.

Ces poumons sont vus d’arrière en avant; ils présentent cà et là des lobules, des masses de lobules imperméables par infiltration sanguine. La coupe du poumon gauche montre qu'il existe dans l’épaisseur de cet organe , de même qu’à la superficie, des lobules infiltrés.

Fig. 2. Thymus très volumineux, dense et d’apparence tuberculeuse, qui recouvrait le cœur, lorsque celui-ci était contenu dans le péricarde. Les poumons, très volumineux, sont complétement imperméables ; ils ont subi l’induration rouge.

Fig. 3. Elle représente le chymus, creusé de loges ou vacuoles qui contiennent des mucosités blanchâtres , et dont les parois sont infiltrées de pus concret. js

Les fig. 7 et 8 appartiennent au même sujet. Dans la fig. 7 on voit la rate, À; la capsule surrénale, CS; le pancréas, D, qui est volumineux, induré et non granuleux. La fig. 8 présente une coupe du pancréas, qui a l'aspect squirrheux.

Fig. 4. Les deux poumons, P D, PG, sont infiltrés de sang et de sérosité, dans la presque totalité de

leur étendue: ils ressemblent assez exactement au tissu de la rate. La coupe faite au poumon droit, PD, montre l’état de l’organe dans son épaisseur.

Fig. 5. Indurations sphéroïdes, grisâtres, demi-transparentes, de volume variable, très denses, disséminées dans l'épaisseur du poumon : cet état semble tenir le milieu entre la pneumonie et les tubercules.

Fig. 6. Les deux poumons très volumineux, sont complétement carnifiés. La forme lobulaire est parfaitement conservée : chaque lobule représente une granulation analogue pour l'aspect aux gros grains glanduleux du foie cyrrhosé. Les granulations, GG, se séparent les unes des autres avec la plus grande facilité; elles tiennent au reste du poumon, à l’aide d’un pédicule vasculaire. PD, poumon droit, sur le Jobe supérieur duquel on a détaché la plèvre. PG, poumon gauche sur lequel on voit une coupe qui

présente la disposition granuleuse. T, thymus divisé en deux moitiés inégales dont la gauche est plus considérable que la droite.

Consideérations générales sur les maladies de l'œuf.

Pendant la gestation, l'œuf doit étre considéré comme un organe nouveau surajouté … aux organes de la mère, entrant dans cette grande communauté de vie et de fonctions, qui fait de tous nos organes une vaste chaîne circulaire, dont tous les anneaux se tiennent sans se confondre. On ne doit done pas s'étonner si, dans quelques circonstances, les influences morbides, au lieu de s'exercer sur les organes de la mère, se portent sur l'œuf, dont elles peuvent attaquer les diverses parties. Nous avons parlé ailleurs de l'apoplexie placentaire. Du pus liquide ou pseudo-membraneux peut être sécrété dans le tissu cellulaire sous-amniotique. Ce pus est le résultat d’une inflammation qui reconnaît elle-même pour causes toutes celles qui peuvent déterminer les phlegmasies séreuses. Ainsi, à la suite d'une suppression de transpiration éprouvée par la mère, la séreuse amniotique s’enflamme, et, de même que l'inflammation de larachnoïde a pour effet l'infiltration du pus dans le tissu cellulaire sous-arachnoïdien , de même l'inflammation de lamnios est constamment suivie de linfiltration du pus dans le tissu cellulaire Sous -amniOtique ; or, linflammation de la séreuse amniotique est une cause de mort pour le fœtus.

Les causes morbides agissent bien plus souvent encore sur les organes du fœtus luimême que sur les enveloppes. Il nest aucun praticien qui n'ait eu la triste occasion de voir le virus syphilitique abandonner en quelque sorte les organes de la mère, pour se concentrer sur le produit de la conception, et de malheureux enfants naïtre, soit à terme, soit avant terme, tout couverts de pustules.

Indépendamment des vices de conformation ou monstruosités qui ont été étudiés d'un point de vue si élevé, dans ces derniers temps, le fœtus peut éprouver dans le sein de sa mère tous les vices de nutrition, toutes les phlegmasies aiguës ou chroniques auxquelles il sera exposé après la naissance; il peut être affecté de pleurésie, de pneu-

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