XV‘ LIVRAISON
tant en entier au fond de l’eau; ils ne contiennent pas la plus petite bulle d'air; leur tissu est induré et dans l’état qu’on désigne sous le nom de pneumonie des enfants.
Observation 6. {nduration grise du poumon dans les quatre cinquièmes de leur étendue. Un enfant vigoureusement constitué, mais faible, succombe quarante-huit heures après la naissance. Les poumons ont subi l’induration grise dans la majeure partie de leur étendue. Tous les autres organes sont parfaitement sains. Il est probable que la pneumonie datait de plusieurs jours.
Observation 7. Enfant né avec des phlyctènes aux pieds, aux mains et & la paupière supérieure. Mort au bout de trente-six heures. Quelques lobules pulmonaires sont imperméables. Catarrhe pulmonaire. Cet enfant qui paraissait vivace , présenta pour toute lésion, quelques lobules imperméables par infiltration séro-sanguinolente: l’un de ces lobules était infiltré de sang pur ; la trachée, les bronches et leurs divisions étaient remplies de mucosités épaisses, semblables à celles d’un catarrhe arrivé à la période de coction. Les phlyctènes annoncent-elles constamment une maladie syphilitique constitutionnelle? C’est une question grave, qui me paraît trop légèrement résolue, dans le plus grand nombre des cas. |
Observation 8. Mort par infiltration séreuse du tissu du poumon. Cet enfant est né après un travail fort court et presque après la rupture de la poche des eaux. Il respire quelques instants et meurt. Couleur vert-olive des poumons qui sont très volumineux et infiltrés de sérosité, mêlée d’un peu d’air; ils surnagent. Tous les autres organes étaient sains. La mort ne peut être attribuée qu’à Pétat des poumons. La couleur vert-olive du sérum est un fait bien remarquable, mais qui ne doit pas étonner, si l’on considère la multitude des nuances que peut revêtir la matière colorante du sang.
Un grand nombre d'enfants morts avec des pustules syphilitiques ont succombé à des pneumonies ou lésions des poumons, antérieures à la naissance.
Observation 9. Pustules cutanées. Poumons infiltrés çà et là de sang et de sérosité. Un enfant né avec des pustules syphilitiques, mourut au bout de quelques heures. Le tissu du poumon était infiltré de sang et de sérosité. Cette infiltration avait lieu par masses plus ou moins considérables, absolument comme dans le cas représenté fig. 1.
Observation 10. Pustules cutanées. Pneumonie lobulaire insuppurée. Suppuration de la duremére. Un enfant à terme, peu développé, vient avec des pustules dans différentes parties du corps. L’épiderme de la plante des pieds et des orteils est détaché comme dans la brülure.
Je trouvai dans les poumons une douzaine de petites masses indurées sphéroïdes et superficielles pour la plupart, dans lesquelles étaient compris plusieurs lobules pulmonaires. Au milieu de ces petites masses était du pus épais contenu dans des foyers, dont les parois infiltrées de pus étaient traversées par des brides pénétrées du même liquide. On peut dire que ces masses de pneumonie lobulaire tiennent le milieu entre le tubercule et l’inflammatüon.
Le crâne ouvert, j'ai trouvé que la portion de dure-mère qui répond aux deux voûtes orbitaires, à l’angle de réunion de ces voütes avec la portion verticale du frontal, était infiltrée d’un pus très bien lié qui en écartait les mailles. Les os dénudés étaient érodés dans ane partie de leur épaisseur. Le périoste qui répondait à la dure-mère malade était épaissi. Un peu de pus était épanché entre Pos et son périoste, mais dans une petite étendue.
Observation 11. Pusiules culanées. Poumons complétement indurés. Catarrhe pulmonaire. Rate volumineuse. Enfant à terme né d’une mère siphylitique. Il fait quelques mo uvements et meurt. L'insufflation avec le tube laryngien est mutilement pratiquée. Le corps de cet enfant est couvert de pustules syphilitiques. Les poumons sont indurés dans toute leur étendue. L’induration est d’un blanc grisâtre. Les lobules peuvent être facilement séparés les uns des autres ; quelques points superficiels du poumon sont emphysémateux. Quelques cellules ont été rompues par l’insufflation. Le poids des poumons était de trois onces , tandis que dans l’état naturel, les poumons d’un enfant qui a respiré, ne pèsent jamais au-delà de deux onces. Les bronches sont engouées de mucosités semblables à celles d’un catarrhe pulmonaire aigu. il y avait un peut noyau cartülagineux dans l’épaisseur du poumon. Le thymus blafard présentait à son centre une grande cavité dans laquelle venaient aboutir des cavités secondaires. La cavité centrale, de même que les cavités secondaires , étaient remplies par une matière blanchâtre , lactescente et visqueuse. La rate avait de trois à quatre fois son volume naturel. |
Observation 12. Un autre enfant très fortement constitué, né à terme avec des vésicules pleins de pus, nous a présenté une induration complète des deux poumons qui pesaient trois onces et trois gros.
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Apoplexie pulmonaire. Grand nombre de foyers sanguins. Rétrécissement de l'orifice auriculoventriculaire gauche avec hypertrophie du ventricule du méme côté : pneumonie circonscrite.