‹ Anatomie pathologique du corps humain, ou descriptions ... des diverses altérations morbides dont le corps humain est susceptible (volume 2)Chapitre 5 sur 22 · SANGRENE DIFFUSE DU POUMON · texte numérisé non relu

SANGRENE DIFFUSE DU POUMON

Une couche épaisse d’ ne rouge, mollasse, cerne en tout sens la caverne gangréneuse. L'autre poumon offrait un mélange d’œdème et d'infiltration purulente. Le cœur uni au péricarde par des adhérences anciennes , présente une dilatation avec amincissement de toutes ses cavités.

Crâne. Parois osseuses Less bulbe rachidien d’une densité telle que le scalpel le coupe en criant, comme un cartilage, et qu’on éprouve une très-grande résistance lorsqu'on le déchire avec les doigts. Le cerveau , le cervelet et les tubercules quadrijumeaux sont dans leur état d'intégrité.

orène du poumon peut être con-

sécutive à une pneumonie. Cette proposition découle, non de la circonstance anatomique

Rérzexiows. [ Du fait précédent 1l résulte que la gan

d'une couche épaisse d'induration pneumonique circonscrivant de toutes parts le foyer gangréneux ; car cette inflammation pourrait être consécutive à la manière du cercle inflammatoire qui limite la gangrène d'un membre; mais bien de l'histoire de la maladie qui nous présente tous les caractères cliniques d’une pneumonie franchement inflammatoire. Or, l'observation apprend que les pneumonies qui surviennent dans le cours d'une maladie grave, ou chez des individus actuellement affaiblis par une maladie quelconque, se terminent souvent par gangrène; aussi-bien ai-je eu l'occasion d'observer plusieurs fois cette fâcheuse terminaison dans le cours de varioles confluentes. D

IT. Sans repousser entièrement la gangrène primitive du poumon, c'est-à-dire, la gangrène non précédée d'inflammation, je crois qu'elle est excessivement rare : car, dans l'immense majorité des cas, les symptômes généraux et locaux de la gangrène ont été précédés de symptômes généraux et locaux de pneumonie. Si on objecte que souvent le foyer gangréneux ne présente aucun travail de réaction dans ses parois, que le tissu sain entoure immédiatement le tissu gangréneux , je répondrai que tantôt la gangrène envahit la totalité de la portion enflammée, et que tantôt elle respecte les couches les plus excentriques.

IL. La terminaison par gangrène a été révélée par le caractère verdâtre, sanieux et fétide des crachats, bien plus encore que par la prostration et l’altération des traits de la face et le gargouillement reconnu par l'auscultation ; Jamais ce signe ne nous à trompé. J'ai plusieurs fois rencontré la couleur verdatre et même noirûtre des crachats dans des pneumonies bénignes ; plus souvent dans des pneumonies graves; mais jamais cette couleur n'était réunie à la fétidité. D'une autre part la fétidité toute seule n'est pas un signe univoque de gangrène; tous les jours on l'observe dans les cavernes des phthisiques. Je l'ai vue dans un cas de bronchite chronique purulente. Enfin, tous les signes de la gangrène peuvent manquer: tel est le cas suivant COMmuniqué à la Société Anatomique par M. Giraldès : Un homme éprouve tous les symptômes d'une pneumonie. Il succombe sans qu'on ait pu le moins du monde soupconner la gangrène, car l'expectoration n'a jamais présenté n1 couleur ni fétidité. À l'ouverture , foyer gangréneux diffus à la base du poumon; point de cercle inflammatoire tout autour. Ce tue est largement ouvert dans la plèvre enflammée. Aucune division bronchique volumineuse ne s'ouvrait dans le TES On conçoit que la matière sanieuse ait trouvé plus de facilité à s'épancher dans la plèvre qu'à être chassée au dehors par l'expectoration.

IV. L'induration du bulbe rachidien rend parfaitement compte de la chorée ou plutôt de l'irrégularité, de l'incertitude et de la faiblesse des mouvemens; car le bulbe An tient sous sa dépendance et les nerfs qui naissent à son niveau, et tous ceux qui naissent au-dessous. Dans un cas d'induration presque cartilagineuse du bulbe, que j'ai observé chez un enfant de sept ans, les mouvemens saffaiblirent peu à peu, au point qu'on était obligé de porter ce malheureux être comme un enfant à la mamelle; l'articulation des sons devint lente et faible. Les mouvemens respiratoires perdirent de leur étendue et de leur énergie, l'inspiration était entrecoupée et incomplète; l'enfant mourut asphyxié soit par défaut d'action des puissances inspiratoires, soit par défaut d'action du poumon lui-même. Dans le cas actuel, on voit que les tubercules quadrijumeaux n'étaient pour rien dans les phénomènes de la chorée.

| e , e e ° 7° ° 1 U Gangrène du poumon. — Plusieurs hémoptysies.— Horrible fétidité des matières expectorees.— e © e e e ; V4 ; b Ds:

Foyers gangréneux anciens en vote de cicatrisation , foyers gangréneux récens.— Hémorrhagtie mortelle dans la cavité de la plèvre par suite de rupture de l'un de ces derniers.

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