PLANCHE II
Les figures 1 et 1” représentent un eas de dégénération tuberculeuse de la prostate; la dégénération s’était étendue d’une part aux vésicules séminales et au canal déférent, d’une autre part au bas-fond de la vessie. Cette pièce a été trouvée sur un cadavre destiné aux dissections de l'École pratique; je n’ai aucune espèce de renseignemens, ni sur les altérations pathologiques qu'ont présenté les autres organes, ni à plus forte raison, sur la maladie à laquelle cet individu a succombé; mais il m'a paru curieux de conserver dans un dessin l'image fidèle de cette si remarquable altération (1). On voit que la dégénération a dépasse le trigone vésical : en arrière où les orifices des uretères sont marqués par deux crins , et en avant où la dégénération occupe tout le pourtour de l'orifice de la vessie.
Les figures 2 et 2 représentent la prostate et la vessie d’un vieillard, âgé de 81 ans, mort de cancer de l’estomac. La figure 2 représente la vessie ouverte par sa face antérieure. Cette vessie est racornie. OU, OU sont les orifices des uretères. La prostate est déformée, inégalement développée à droite et à gauche, le lobule médian très volumineux. La prostate est bosselée, et la coupe de cet organe, faite pl. 2, démontre que ces bosselures répondent à autant de cellules remplies de suc muqueux. Chaque grain glanduleux semble transformé en un kyste indépendant.
Les figures 3, 3”, 3” représentent un vice de conformation fort extraordinaire qui, bien qu'il ne puisse pas être considéré comme une lésion morbide, m'a paru digne d’être représenté.
Cette pièce a été trouvée sur un sujet qui servait à la manœuvre des opérations.
Il s'agit de la présence de deux canaux de l’urètre, l’un supérieur, plus petit (fig. 3”), qui occupe la face dorsale de la verge, au niveau de la ligne médiane; l’autre inférieur (fig. 3), qui présente la situation, la structure et la dimension d'un canal de l’urètre ordinaire. Ces deux canaux s'ouvraient sur le gland (fig. 3” ), savoir : le canal inférieur dans le lieu accoutumé MU; le canal supérieur à la face supérieure du gland par un pertuis OCE beaucoup plus étroit que l’orifice du conduit inférieur. Le canal supérieur était formé par la réunion des deux conduits éjaculateurs, réunion qui se faisait à angle aigu à la racine de la verge.
Le sujet, auquel avait appartenu cette pièce anatomique, ayant été enlevé, 1l ne m'a pas été donné de connaître la disposition de ces conduits éjaculateurs, à l'égard de la prostate, de la vessie et surtout des canaux déférens et des vésicules séminales.
(1) Voyez Traité de pathologie externe et de medecine opératoire. Paris, 1841, tome v, page 433. À €
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