‹ Anatomie pathologique et nature de la sclérodermieChapitre 3 sur 13 · LS · texte numérisé non relu

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rodermie suivi d’autopsie. Nous rapportons ici cette autopsie.

« Le bras droit et l'épaule sont très tuméfiés : la peau à partout sa coloration et son apparence normales. Sur la poitrine la peau et les tissus sous-jacents sont aussi durs que dubois. Sur le bras, le doigt s'enfonce et' laisse une impression persistante. La peau du côté droit a pris une coloration brunâtre.

« Sur la mamelle droite et sur les côtes, la peau et les tissus sous-jacents sont transformés en une substance fibreuse, blanchâtre assez uniforme, sans autre différence entre le derme et le tissu sous-cutané que quelques petits globules graisseux. L’épiderme a son épaisseur normale. Toute la masse sclérotique à une épaisseur, de près de 4 cent. Les muscles pectoraux, ainsi que les intercostaux sont sains, mais l’épaississement du tissu connectif s'étend dans beaucoup d’endroits jusqu’au périoste des côtes. Cependant au niveau de la troisième et de la quatrième côtes, les muscles intercostaux semblent avoir entièrement disparu dans la masse fibreuse, mais on peut les reconnaître au-dessus et au-dessous de cette place. I] ne reste pas de trace de la substance glandelaire de la mamelle droite. Le mamelon présente à sa surface de section l'aspect d’une masse fibreuse. À gauche la glande mammaire est remplacée par un tissu dense, tendineux, parsemé çà et là de petits points d’un rouge Jaunâtre. La peau sclérosée à ce niveau est épaissie de 6 millimètres. Au-dessous du tissu dense, existe une grande quantité de graisse d’un blanc jaunâtre. Les tubercules qui existaient pendant la vie au côté droit de la nuque

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Ki! | sont formés par une masse dense, fibreuse, placée au milieu du tissu sous-cutané.

# « Au niveau du bras, la section de la peau laisse échap- | per une certaine quantité de liquide séreux. La peau du | épaissie mesure 8 millimètres sur le deltoide, 6 millimètres“dans le milieu du bras, et 3 millimètres au poignet. Es L’épiderme a là, comme partout ailleurs, son épaisseur | et son aspect normaux. Les muscles sont un peu PE | infiltrés, mais paraissent à l’état naturel.

fu « Le cœur est mou et contient du sang liquide ; son tissu est pâle et opaque. Dans la cavité pleurale droite existe une grande quantité de liquide coloré par du sang. Le poumon est refoulé contre le rachis. La plèvre est épaissie, opaque et parsemée de tubercules blanchâtres. Les deux plèvres sont réunies par un tissu de formation nouvelle. La surface du diaphragme est parsemée de tubercules. On rencontre aussi des tubercules miliaires sur la plèvre gauche. La rate est doublée de volume ; son parenchyme est ferme, d’une couleur rouge sombre. « Le foie a sa grandeur normale ; son parenchyme est plutôt rougeâtre et ne contient que peu de graisse. Dans le lobe gauche, près de son bord antérieur, existe une tache blanchâtre un peu élevée, de 3/4 de centimètre de diamètre, au niveau de laquelle. la capsule est un peu épaissie. En coupantcette tache on voit qu’elle correspond à un tubercule blanchâtre de la grosseur d'une noix. « Rien dans l'estomac et les intestins. Les reins sont très congestionnés. »

Examen microscopique. — « Surla peau du bras l’épi-

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derme à son épaisseur ordinaire. Les cellules voisines des papilles présentent un léger dépôt de pigment. Les papilles ont leur forme et leur étendue normales. Le chorion est augmenté d'épaisseur et ne renferme qu’un petit nombre de fibres élastiques. Les mailles du tissu cellulaire sont moins larges, surtout dans les couches supérieures qui sont tout à fait dépourvues de graisse. Elles sont traversées par un réseau de fibres du tissu connectif beaucoup plus larges qu’à l’état normal. Ce réseau est parsemé çà et là de cellules et de noyaux fusiformes ou arrondis. Ce qui frappe le plus, c’est un développement considérable de cellules autour des vaisseaux de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané, qui fait paraître ceux-Cicommeengainés. Les gaines sontformées exclusivement de cellules fortement serrées, qui offrent l'apparence de cellules de la lymphe. D’autres plus vetites ressemblent à de petits noyaux. La plus grande partie des cellules périphériques de ces gaines vasculaires adénoides, sont plus obiongues, fusiformes, éloignées les unes des autres et séparées par une substance homogène ou légèrement fibrillaire, soluble dans l'acide acétique. Lesgaines couvrent complètementles vaisseaux et ne s’en détachent pas facilement. Elles apparaissent à la coupe deux ou trois fois plus épaisses que les vaisseaux mêmes, qui, dans les rares endroits où ils sont visibles paraissent être de petites artères. En arrivant aux papilles les cellules diminuent de nombre et dans les capillaires 1l n'existe qu'une abondante production des noyaux des cellules. Ce développement de gaines adénoïdes autour des vaisseaux est constant sur toute l’étendue du bras,

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