‹ Anatomie Pathologique et Pathogénie des Kystes Épidermiques de la MainChapitre 15 sur 20 · CA. RES · texte numérisé non relu

CA. RES

La théorie traumatique repose sur des preuves autrement solides, car elle est basée sur l’expérimentation même.

Pour démontrer que les kystes épidermiques consécutifs à des traumatismes reconnaissent comme origine ces traumatismes, 1l faut résoudre deux problèmes :

1° Un traumatisme déterminant une plaie sur une surface cutanée peut entrainer dans les parties profondes des lambeaux d’épiderme.

2° Ces lambeaux épidermiques ainsi inclus peuvent donner naissance à des kystes et à des kystes épidermiques.

Ces deux propositions se trouvent vérifiées par l’expérimentation. Poulet avait déjà constaté qu’un clou enfoncé dans les téguments entrainait avec lui une partie de la peau. J'ai constaté moi-même, sur le cadavre, qu’en employant des corps divers, je réussissais toujours à enfouir sous le derme, sous les aponévroses, dans les muscles, suivant la violence du traumatisme, des fragments d’épiderme. Les corps rugueux, hérissés de quelques saillies, offrant une certaine surface, étaient plus particulièrement propres à produire ce phénomène ; tantôt un lambeau d’épiderme correspondant à la surface de l’instrument était détaché; tantôt, au contraire, il en restait une partie, plus ou moins grande suivant les cas, attenante à la peau. Les instruments acérés, non émoussés à leur extrémité se bornaient à diviser les téguments sans détacher des parcelles d’épiderme (aiguilles, clous finement aiguisés); si au contraire l'instrument était un peu émoussé, 1l était possible de retrouver soit dans les parties profondes, soit à son extrémité, en disposant convenablement l'expérience, une petite portion d’épiderme dont le microscope était quelquefois nécessaire pour déterminer la nature. Ces résultats étaient les mêmes, quelle que fût la région de la main (doigts ou paume) sur laquelle était tentée l'expérience.

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