DES MALADIES DU PERICARDE
Ces affections sont }3ieii moins connues que celles de la plèvre , soit par leur rareté , soit que la disposition de la partie empêche que le diagnostic en soit e'claire'.
L'inflammation du péricarde ne peut être révoquée en doute, puisque, après des symptômes manifestes d'inflammation, Fautopsie cadavérique a prouvé son altération. Il n'est cependant pas facile de la reconnaître , quoique les auteurs aient donné plusieurs moyens pour cela; ils sont si vagues que l'on ne peut y compter. Ainsi on a indiqué la violence de la fièvre , la douleur derrière le sternum, la défaillance, les lipothymies, et l'irrégularité du pouls. Tous ces signes peuvent appartenir en partie à l'inflammation du poumon.
Quant aux terminaisons de la péricardite , elles ont lieu comme dans toutes les autres membranes enflammées : d'abord par résolution, souvent suivie d'adhérences , qui varient singulièrement , et sur lesquelles nous ne reviendrons pas. Ces adhérences ont-elles une influence marquée sur l'économie animale ? Le cœur est-il gêné dans ses mouvements? Si l'on consulte l'analogie, Ton verra que les adhérences n'empêchent pas l'action du
poumon. Cependant certaines observations sembleraient prouver qu'il enestre'sulte des accidents, tels que des défaillances et rirrégularité du pouls , qui, allant toujours en croissant, ont détermine la mort du malade. La seconde terminaison des inflammations du péricarde , c'est la suppuration; elle S'Y trouve sous diverses formes. Il est difficile de connaître Fépoque de sa formation : on ne peut en juger que quand elle est déjà considérable. Les signes donnés par les auteurs sont encore très vagues. C'est un sentiment de pesanteur, d'anxiété, dans la région précordiale; du côté du cœur , intermittence, irrégularité du pouls, difficulté de se coucher horizontalement : phénomènes communs à Thydropisie de poitrine. Dans ces deux cas, le liquide refoulant les organes vers le haut, en empêche la libre fonction. Les symptômes généraux sont ceux des épanchements ; cependant il en est un particulier , c'est la pression de l'épigastre qu'on a déjà employée avec
avantage.
Quant au fluide que l'on trouve dans le péricarde , il varie singulièrement : tantôt ce sont de fausses membranes qui unissent les deux surfaces , ou présentent un aspect lisse ou raboteux du côté du fluide ; tantôt c'est un fluide avec des flocons lactescents.
Le fluide est aussi en plus où moins grande
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quantité, de sorte que le pe'ricarde se trouve plus ou moins distendu. Quelquefois il de'termine son epaississement : Freind Ta vu de Fëpaisseur d'un pouce, et même de quatre.
La gangrène du péricarde est extrêmement rare, quoique Lieutaud en ait cité des exemples. Il y a encore les hydropisies symptomaliques , causées par l'affection du cœur, et qui souvent résultent d'une affection générale.
ARTICLE YIIL