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de terminaison du phlegmon. Elle commence souvent à la suite des dépôts; la re'solution ne s'opère pas en entier ; les parties se durcissent , la cicatrice ne peut se former, et il reste une fistule.
Ladernière terminaisonduphlegmon est la gangrène. Elle peut dépendre del'intensitéde l'inflammation ; mais souvent aussi elle est due à une cause de'létère qui vient se mêler à la maladie primitive ; c'est alors le charbon. On en distingue deux espèces : le symptomatique , dont nous ne devons point parler ici, et l'essentiel. Le charbon essentiel est une tumeur étendue, siégeant dans le tissu cellulaire sous-cutané. Sa couleur est d'un brun livide. Cette tumeur, plus dure que le phlegmon ordinaire, est souvent accompagnée d'empâtement lymphatique. Bientôt s'élèvent de petites phlyctènes à sa surface; il en sort de la sérosité, et l'on découvre au-dessous la peau gangrenée; Feschare se forme , un cercle rougeâtre la circonscrit , enfin elle tombe; la sanie coule pendant quelque temps, et l'ulcère finit par prendre un meilleur aspect. La douleur dans ce charbon présente un caractère particulier de chaleur. H y a toujours prostration des forces; du reste la maladie subit des modifications singulières suivant l'épidémie régnante.
Le tissu cellulaire, répandu dans toutes les
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parties, présente des différences dans ses affections suivant l'endroit où on Texamine.
Le sous-cutané est plus expose' aux maladies , étant plus voisin de l'extérieur. Toutes les causes qui viennent du dehors agissent sur lui. Celui de la télé estplus souvent entrepris à la face qu'au crâne. Quel que soit son sie'ge, le phlegmon sous-cutané pre'sente constamment des caractères analogues et distinctifs; d'abord il est toujours circonscrit; il y a rougeur de la peau, seule membrane qui s'enflamme ainsi conjointement ^ ce qui tient évidemment à son organisation : sa surface interne se compose d'aréoleSj qui logent une portion du tissu cellulaire ; c'est ce dernier qui s'infiltre dans la leucophlegmatie, et qui se détache dans la macération. De cette concomitance de la peau il résulte % un phlegmon érysipélateux. Quand la résolution arrive , elle s'opère également dans cette partie ; la suppuration la désorganise et la perce : la même chose arrive dans la gangrène.
hefliT'oncle est une espèce d'inflammation qui appartient autant au tissu cellulaire qu'à la peau ; ses causes sont tantôt extérieures, comme la malproprete'^5 tantôt intérieures , et tiennent alors à une disposition particulière.
Dans le premier cas , Ordinairement le furoncle est unique et plus ou moins volumineux; dans le second , il y en a presque toujours un très grand
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nombre. Toutes les parties sont susceptibles d'en être atteintes, si ce n'est le crâne, la plante des pieds et la paume des mains. Il commence par une rougeur moins vive que celle du phlegmon ; la tumeur fait des progrès , et sa marche est plus lente que celle de l'inflammation ordinaire. Dans l'espace de huit à dix jours , le sommet s'excorie , il en sort un flocon celluleux appelé bourbillon; alors la tumeur s'amollit et marche vers la gue'rison. Le pus n'est pas louable , et les parties adjacentes sont plus ou moins gonflées. Il ne survient point ordinairement d'accidents graves ; quelquefois il y a un léger mouvement fébrile; mais, s'il y avait prédisposition , il petit se faire que les accidents soient plus intenses. L'inspection anatomi que prouve que le siège du mal est dansle tissu ellulaire et dans la peau, que le premier est détruit dans une partie de son étendue , et la peau percée comme un crible. H y a une différence totale entre cette inflammation et le phlegmon : ici le pus est réellement infiltré, et la trace de la maladie n existe point sur la peau après la guérison, tandis que, dans le phlegmon ^ il reste toujours une cicatrice.
Il existe du tissu cellulaire au-dessous des membranes muqueuses , comme sous la peau ; mais il est moins abondant et plus serré; aussi est-il rarement le siège de phlegmons, qu'on n'observe
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guère que vers le rectum. Du reste, ce tissu nW jamais graisseux ni infiltre'.
Quant au tissu sous-séreux , il est beaucoup plus lâche et plus abondant , comme aux environs du péritoine ou de la plèvre; aussi est-il souvent le siège de dépôts ; mais alors les membranes séreuses ne se comportent point comme la peau , et, au lieu de s'user , elles s'endurcissent par le contact du pus: par ce moyen elles préviennent sa chute dans les cavités , accident très rare. Cependant il est à remarquer que ces membranes séreuses ont une grande analogie avec le tissu cellulaire ; mais il s'y trouve différemment organisé.
Le tissu sous-vasculeux ne s'enflamme jamais; son mode d'organisation est tout différent de celui qu'il a dans les autres parties : il ne s'y amasse jamais non plus ni sérosité ni graisse, et lors même que des dépôts viendraient à le pénétrer , la tunique interne des vaisseaux s'épaissirait comme les membranes séreuses.
Le phlegmon a souvent aussi son siège dans les intervalles des organes, et le pus qui s'y forme établit ce qu'on appelle desfusées. Tous les interstices des organes n'y sont pas également sujets; il peut en survenir à la face, au col, à l'abdomen et aux membres, mais c'est surtout devant la colonne vertébrale qu'on les observe. Ces dépôts , froids ou aigus , fusent peu à peu , et viennent paraître dans
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une partie plus ou moins éloignée : on les appelle abcès par congestion.
Le tissu cellulaire joue le rôle le plus important dans les plaies ; nous n'en parlerons ici que relativement aux phénomènes organiques qui s'opèrent en lui. Sous ce point de vue, les plaies se divisent eïi celles qui se réunissent par première intention , et celles qui guérissent par suppuration. Dans le premier cas, il y a inflammation du tissu cellulaire des deux lèvres, mises en contact, d'où il résulte adhérence et continuité de la partie, qui auparavant était divisée. On ne peut pas expliquer ce phénomène ; tout ce qu'on sait , c'est qu'il est fort analogue aux adhérences que l'on remarque à la suite des inflammations des membranes séreuses. La peau en conserve long-temps la trace, qui est indiquée par une cicatrice linéaire.
La plaie qui ne se réunit point par première intention reste plus ou moins long-temps à parcourir ses périodes , et elle se comporte alors comme s'il y avait perle de substance. Dans tous les cas, quel que soit le mode de division, il survient une série de phénomènes avant que la cicatrice soit formée: il y a d'abord gonflement des bords, et au bout de quelque temps le fond de la plaie devient rouge. Celte rougeur va toujours en croissant. A l'écoulement sanguin qui s'arrête succède un pus séreux , bientôt remplacé par un autre de
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meilleure nature. C^est à la bonne ou mauvaise qualité de cette humeur qu'est dû l'aspect louable ou désagréable de Fulcère. Les progrès de la cicatrice sont aussi subordonnés aux médicaments que Ton emploie. Peu à peu les bords s'affaissent, et se rapprochent du centre ; du fond Ton voit partir des bourgeons charnus , qui se réunissent bientôt les uns aux autres , et forment une espèce de membrane charnue couvrant le tissu cellulaire dénudé. Ces bourgeons sont de nature éyidem- '^ment celluleuse, car leur naissance est d'autant plus facile que le tissu est plus abondant; d'ailleurs ils sont toujours de même nature, quel que soit l'endroit où on les considère.
Plusieurs auteurs ont cru qu'ils n'étaient que l'expansion du tissu vasculaire; mais ils ne sont nullement formés de vaisseaux. Ils sont recouverts d'une membrane, et remplis, dans fintersiice du tissu cellulaire, d'une substance blanchâtre, dont on ne connaît point encore la nature.
La cicatrice y comme nous l'avons déjà dit, est d'autant plus prompte à îlc former que les bourgeons charnus se développent plus vite. Une pellicule qui part des bords s'étend à la surface de ces bourgeons , et couvre toute la plaie. Cette substance n'est point la véritable cicatrice ; elle ne sert qu'à protéger sa formation, de sorte que, quand cette opération de la nature est terminée,
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elle tombe en écailles. Alors la substance qui doit tenir lieu de la peau paraît, elle est d'abord rouge et très sensible; bientôt elle blancbit, et devient souvent plus dure qtie la peau même. Son épaisseur est en raison inverse de sa largeur, et subordonnée à la laxîté des parlies où on l'observe. Au scrotuni, elle est beaucoup plus épaisse qu'au crâne. Cette cicatrice n'a rien de commun avec la peau ; sa nature est totalement différente. Ce n'est autre chose que du tissu cellulaire épaissi et organisé. En général elle adhère aux parties sous-jacentes. Elle est extrêmement sensible aux variations de l'atmosphère, qui la rendent plus ou moins douloureuse.
Les ulcères affectent parliculièrement le lissu cellulaire, quels qup soient lcî> organes qu'ils intéressent. Ils succèdent souvent aux plaies. Si , après qu'une plaie a parcouru les périodes ordinaires, la suppuration se trouve entretenue par une cause quelconque j cette plaie prend alors le nom d^ulcère. Les ulcères extérieurs peuvent affecter divers sièges. Les uns sont purement cutanés, tels que l'ulcère dartreux, ou ceux qui surviennent à la suite d'un vésicatoire. D'autres fois ils ont leur siège immédiat dans le tissu cellulaire , tels sont ceux qui succèdent au phlegmon, au furoncle, ou au charbon. Tous ces ulcères sont la suite de l'inflammation chronique du tissu cellulaire. Il
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en est cVautres qui inle'ressent les muscles, les aponévroses , dont on ne connaît pomt encore bien les altérations dans ces maladies. La vitalité' de chaque organe est pour beaucoup dans l'ëtat des ulcères. La plupart du temps ceux-ci intéressent plusieurs tissus à la fois ; mais le tissu cellulaire joue toujours le rôle le plus essentiel, puisqu'il est le plus abondant , et que c'est lui qui produit le pus.
Dans l'ulcère simple, en général, les bords de la peau sont un peu gonfles ; tout le tissu cellulaire est mis à nu et recouvert de bourgeons charnus ; la suppuration, plus ou moins abondante, est une véritable exhalation. Quant aux parties sousjacentes , elles sont ordinairement intactes.
Les ulcères peuycnt présenter plusieurs complications. Souvent des fongosite's les recouvrent en grande quantité ; ce sont des chairs baveuses , toujours accompagnées de pâleur désignant le mauvais état de la plaie.
Les callosités sont encore une complication très fréquente ; tous les organes en sont susceptibles. Ce n'est d'abord qu'un engorgement plus ou moins intense, mais qui va toujours croissant, de sorte qu'enfin le tissu cellulaire prend une consistance lardacée. Du reste ces callosités sont absolument inconnues dans leur nature. Elles peuvent prendre des caractères très différents. Dans l'ulcère simple,
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elles ne font ordinairement pas de progrès ; mais quand il est malin, elles s'accroissent beaucoup. La peau participe souvent à cette complication. L'ëtat fistuleux est une autre complication des ulcères, qui ne consiste uniquement que dans leur variété de conformation , laquelle exige pour eux un traitement particulier. Les fistules sont ordinairement entretenues par le passage de la suppuration ou d'un autre fluide quelconque. Dans certains cas elles existent sans cause connue. Quelle que soit leur source elles n'ont rien de constant dans leur conformation. Le trajet fistuleux est ordinairement un peu phlogosé et calleux.
Les varices sont encore une complication des ulcères; elles sont extrêmement fréquentes chez les individus replets et faibles; il s'ensuit un gonflement œdémateux, qui se dissipe au moyen d'un bandage.
La leucophlegmatie est une autre affection du tissu cellulaire, presque toujours symptomatique. Ji Cependant il y en a d'essentielles , qui sont toujours locales. Ainsi quelquefois, à la face, on voit une œdémaiie plus ou moins grande des paupières. C est surtout dans les parties où le tissu cellulaire €st le plus lâche, et dans celles qui sont les plus déclives, que l'hydropisie survient; telles sont les bourses et lès extrémités inlérieures.
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Du reste, dnns ceue maladie ^ le tissu n est nullement alte'rë, et ses cellules sont seulement dilatées. Le fluide e'panché est transparent , et se coagule facilement par Taciion des acides; c'est, en un mol, le même que celui qui se trouve sans cesse exhalé.
] a graisse peut pécher par abondance ou par défaut. Dans le premier cas, il y a bouffissure. Quand cet embonpoint est peu considérable, loin de constituer une maladie, c'est au contraire un signe de santé. Parfois la graisse s'accumule en si grande abondance que réellement il en résulte un état pathologique; mais il y a cette différence entre lui et l'anasarque, que la graisse excessive ne conduit point à la mort; elle dénote seulement la faiblesse, le peu d'énergie des mouvements, et souvent l'impuissance, comme on le voit chez les eunuques. Cet embonpoint se développe à la faveur de certaines circonstances ; c'est surtout vers la quarantième ou cinquantième année qu'on le remarque , de même qu'en général chez tous ceux qui mènent une vie sédentaire , et qui jouissent des plaisirs de la table. L'abdomen, est particulièrement le siège de cet amas de graisse, qui a lieu tantôt dans la cavité même, tantôt seulement dans les parois. On n'a jamais vu cet état coïncider avec une affection organique. Outre l'abdomen, les autres parties du corps , le cou, la
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|)oitrine, les extrémités, peuvent aussi se charger de graisse.
Quelquefois la graisse disparaît de réconomie. Une maigreur modérée ne désigne jamais un état maladif. Cependant si elle est trop considérable , si elle coïncide avec un état de faiblesse , alors elle est ordinairement le symptôme d'un vice organique, surtout dans le poumon. Cette maigreur peut aussi survenir dans les passions tristes; mais dépendelle alors d'une affection immédiate du tissu cellulaire? Il est plus probable qu'elle succède à quelque altération organique. Les exercices violents, le changement d'air, le défaut de nourriture, sont autant de causes qui peuvent produire l'amaigrissement. Quelquefois au défaut dégraisse se joint la leucophlegmatie.
Les tumeurs enkystées ont aussi leur siège dans le tissu cellulaire. On en distingue de deux espèces, les loupes et les kystes proprement dits. Il y a deux sortes de loupes , les mélicéris et les athérômes. Les loupes peuvent survenir dans toutes les parties du corps. On en trouve au crâne, au dos, à la face. Elles sont toujours implantées dans le tissu cellulaire sous-cutané, et la peau qui les recouvre est ordinairement intacte. Elles peuvent être isolées ou rassemblées plusieurs ensemble sur le même point ; elles varient dans leur forme et leur volume. La dissection y
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monlre une espèce de sac sans ouverture, qui contient un fluide; la surface externe de ce sac est unie au tissu cellulaire ambiant; l'interne, lisse et polie, correspond au fluide. Il varie dans son épaisseur, de sorte que les kystes qui contiennent le fluide le moins coulant sont ceux dont les parois ont le plus d'e'paisseur. Tantôt il y a des brides à rinte'ricur de ces sacs, tantôt il n'y en a point. Quant au fluide, il varie singulièrement; tantôt il ressemble à du miel, tantôt à du caséum. 11 paraît que ces variétés sont purement accidentelles. Sa couleur n est pas moins variable. Du reste , quelles que soient sa couleur et sa consistance, l'albumine paraît en taire la base.
Les physiologistes ont cherché à expliquer la formation des kystes. Il paraît que la membrane de ces sacs a beaucoup d'analogie avec celle de la cicatrice, qu'elle se produit par la génération de bourgeons charnus , et non par l'aplatissement des cellules, comme le prétendaient les anciens, ce qui serait absolument contraire à toutes les lois de l'économie.
Il y a encore des kystes proprement dits, dans lesquels se trouve contenue une sérosité presque limpide. Ces tumeurs sont absolument analogues aux précédentes. On en trouve dans l'abdomen et dans d autres parties ; mais c'est surtout le long des cordons spermatiques qu'on les rencontre :
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rarement le fluide qu^elles coniiennenl est altère. Les kystes de VoK>aire n'appartiennent point réellement au tissu cellulaire ; mais nous en parlerons ici parcequ'ils ont beaucoup d'analogie avec ceux de ce tissu.
Un grand nombre de cadavres offrent des traces de cette hydropisie qui dépend presque toujours d'une altération quelconque dans la menstruation 5 soit qu elle se déclare à la cessation des règles, soit qu'elle paraisse avant cette époque. Quelle qu'en soit la cause, on ne peut reconnaître cette maladie dans les commencements. Les femmes éprouvent bien une pesanteur dans la partie , mais ce n'est point une douleur déci dée. La maladie entraîne fort peu d'altérations générales; quand elle commence à se bien caractériser, il est quelques signes qui la font reconnaître, par exemple le volumc:r du ventre. Mais à ce seul signe on pourrait confondre l'hydropisie de Fovaire avec l'ascite. Pour distinguer ces deux maladies, on a recours aux signes commémora tifs. Dans l'ascite , il y a eu une maladie précédente ; dans l'hydropisie de l'ovaire, il n'y a eu que dérangement des règles. Dans ce dernier cas, la ttimeur naît circonscrite ; dans le premier , tout le ventre se tuméfie à la fois. Dans le kyste de l'ovaire, il n'y a point d'infiltration des extrémités intérieures; la maladie fait des progrès très lents ,
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car on en a vu qui dataient de huit à dix ans. Mais de cette énorme distension résulte à la fin un trouble des fonctions; la digestion se dérange, et le pouls est faible, comme dans toutes les hydropisies. L^urine est de toutes les sécrétions celle qui présente le plus de variétés; tantôt elle est abondante, tantôt elle se supprime, et, suivant ces deux cas , Thydropisie s'accroît ou diminue. La peau est aride, Vexhalation pulmonaire presque nulle , et la maigreur extrême. L'autopsie cadavérique montre l'ovaire énormément dilaté; il s'est établi à sa face interne ime espèce de fausse membrane. Quelquefois sa cavité est divisée en deux. Le fluide qu'elle contient est toujours altéré; il présente des couleurs et des densités différentes.
Le stéatôme est aussi une tumeur qui se (iéveluppe dans le tissu cellulaiie, et qu'entoure une membrane, moins sensible seulement que celle qui forme les kystes. Celte membrane envoie dans l'intérieur des prolongements qui forment des cellules et logent le fluide. Celui-ci est beaucoup plus dense et plus solide que dans le mélicéris ; il a un aspect jaunâtre , et contient beaucoup d'albumine. Ce« sortes de tumeurs peuvent survenir dans toutes les parties du corps , mais surtout sous la peau. Elles s'y font reconnaître par une dureté toute particulière , si on les in-
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cise il n'en découle rien. La télej le cou, le tronc, en présentent souvent ; on en rencontre aussi dans les cavités, celle du crâne exceptée, où le défaut de tissu cellulaire rend impossibles les maladies dont cet organe est le siège H n'en est pas de même dans la poitrine; comme elle offre beaucoup plus de tissu cellulaire, il se développe quelquefois des stéatômes dans sa cavité; ces tumeurs causent alors des accidents particuliers , relatifs à l'organe qu'elles avoisinent : il est impossible d'en reconnaître l'existence , et l'on ne peut que les soupçonner. Dans l'abdomen, elles surviennent souvent au milieu du mésentère , et causent des douleurs abdominales vives; vers la fin , elles forment une telle saillie qu'on les sent au toucher. D'abord il n'y a point de trouble dans la digestion, mais enfin le marasme survient et amène la mort. On peut aussi rencontrer des stéatômes dans la cavité du bassin. On en voit également aux membres. Ces tumeurs sont à peu près semblables partout; elles varient cependant par le volume. Celles que l'on trouve sous la peau peuvent être très petites ; mais, dans les cavités , elles acquièrent quelquefois un volume énorme : il n'est point alors de signes pathognomoniques pour les reconnaître, si ce n'est la dureté quW leur trouve parle toucher, et l'altération des organes qu'elles gênent par leur volume.
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Le lipome est une tumeur à peu près semblable à la précédente , qui survient toujours dans le tissu cellulaire sous-cutané. Cette tumeur est plus ou moins volumineuse , et souvent elle présente un pédicule. Elle est formée par un amas de graisse , quelquefois altérée dans sa nature.
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DES AFFECTIONS PAR CONTIGUÏTE DU TISSU CELLULAIRE o
Il n'est point de système qui ressente plus promptement l'influence des organes malades que le tissu cellulaire. Cette sympathie semble dépendre de son mode de disposition dans la structure générale des organes dont il fait la base* Ainsi 5 quand un organe se trouve affecté , le tissu cellulaire qui le compose l'est bientôt aussi, et y d'après cette loi établie précédenmient , que les maladies peuvent se propager dans les tissus de même nature , le tissu cellulaire voisin ne tarde pas à l'être également. Ainsi dans le phlegmon , toutes les pariies ambiantes éprouvent un gonflement plus ou moins considérable; dans Térysipèle^ le même phénomène a lieu. Dans les fractures, les contusions, etc., on observe un boursouflement des parties voisines, qui, à coup sûr, diffère de l'inflammation ; ce n'est point un œdème, car , en pressant , l'impression du doigt ne reste
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point ; d'ailleurs il y a une sensibililë particulière, qui n'existe pas dans cette dernière maladie. Ce n'est point un emphysème , puisque Ton ne sent point de crépitation , et que d'ailleurs l'emphysème ne survient qu'après la rupture d'un organe qui contient de l'air. Il paraît que ce phénomène n est dû qu'à une excitation particulière du tissu cellulaire.
C'est surtout le tissu sous-cutanë qui s'engorge dans le phlegmon, dans Tërysipèle ou dans la goutte. Il en est de même de celui qui environne les membranes séreuses ; ainsi , dans lentërité , la tension du ventre n'est due qu'au boursouflement du tissu cellulaire de Tabdomen. Rarement un grand gonflement ac compagne l'inflammation des membranes muqueiases , ce qui tient sans doute à la densité du tissu cellulaire qui les avoisinent.
Cette tendance du tissu cellulaire à participer aux maladies peut opérer le transport d'une affection d'un organe à un autre. Ainsi l'inflammation de la plèvre peut passer au poumon, et toutes les fois qu'un organe voisin se trouve participer à la maladie , c'est par l'intermédiaire du tissu cellulaire. Après la mort, le gonflement qui accompagne l'inflammation disparaît presque en entier. Quand les affections sont chroniques , le tissu cellulaire y participe plus ou moins , comme on le toit dans les cancers et les vieux ulcères.
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Un autre phénomène de contiguitéda tissu cel-^ lulaire, consiste dans la leucophlegmatie , qui est quelquefois symptomatique , mais qui souvent s'opère aussi par coniiguitë des organes malades. Ainsi Ton voit parfois des infiltrations locales autour des vieux ulcères. Au reste , la maladie est la même que dans l'infiltration sympathique ; la cause seule diffère.
\J emphysème peut être range' parmi ces maladies ; il n'arrive qu'aux environs de la poitrine , et dans quelques cas de gangrène. On lé rapporte à trois circonstances : aux efforts de la poitrine et du poumon dans les cris violents, parce qu'alors une cellule bronchique se rompt, et que l'air qui en sort, suivant le trajet des vaisseaux axillaires, vient se re'pandre dans le col ou sur les parties late'rales de la poitrine ; aux fractures des côtes , et aux plaies pe'nëtrantes de poitrine. Quand l'emphysème n'est que local, il se dissipe bientôt au moyen de quelques compresses résolutives ; mais quand il est ge'néral , il entraîne la mort.
ARTICLE II