DES FONGUS
Le sautres affections du cerveau sont moins connues et beaucoujo plus rares : ce sont d'abord Xe^foU" gus. Ils peuvent survenir dans le cerveau, le cervelet ou la protubérance annulaire ; on en a vu sur un homme qui se plaignait, par intervalle, d'une douleur extrême du côté droit et un peu postérieure de la têle. Il lui survint une hémiplégie du côté gauche, et on le transporta à FHôtel-Dieu. Le trouble des sens qu'il avait éprouvé cessa, et la paralysie subsista avec la même douleur de tête; enfin il périt leucophlegmatique. A 1 ouverture, on trouva un fongus à la partie antérieure du lobe moyen. Toute la partie était désorgapisée, il y
avait aussi affeciion de la dure-mère. On a vu un fongus semblable, procurant les mêmes accidents, situé à la partie postérieure du cerveau.
On a trouvé des ossifications de la glande pinéale dans Tépilepsie ; mais cette maladie s'offre souvent sans présenter ce phénomène.
Il est bien difficile de connaître la cause et le siège de toutes les céphalalgies , qui sont symptomatiques d'une foule de maladies : il est probable que la plupart du temps, elles ne siègent point dans le cerveau. Dans l'embarras gastrique, il paraît que le bandeau dont se plaint le malade siège dans la membrane muqueuse qtii tapisse les sinus frontaux. Quant au siège de la migraine , il est impossible de le déterminer. Sur certains sujets qui se plaignaient constamment , on a trouvé des altérations organiques.
Quant aux autres affections organiques du cerveau, elles sont très peu connues ; il y en a quelques unes sur lesquelles nous nous arrêterons peu, telles sont les hjdatides qui quelquefois se montrent dans le plexus choroïde. Elles sont parfois du volume d'une tête d'épingle , d'autres fois plus grosses. On doit les ranger parmi les anomalies du cerveau. On les a trouvées sur des sujets pleins de santé. On a vu aussi la dilatation des veines ou des artères du cerveau , mais cela est très rare.
ÎVIALADIES DU SYSTÈME NERVEUX. 2oS
ARTICLE III