DE LA FOLIE
\j'aliénation mentale est une maladie du cerveau quij la plupart du temps, ne laisse point d'affections organiques. On doit diviser les alie'nations en deux classes: celles de naissance, et celles qui sont accidentelles : les dernières sont les plus communes. Les altérations organiques ne se rencontrent qne dans celles de naissance. En effet , il est probable que la disposition du cerveau détermine chez les enfants les modifications de leurs facultés intellectuelles. En observant les animaux, on voit qu'il y a un rapport assez exact entre leur intelligence et le volume de leur cerveau.
Chez les Crétins, où l'idiotisme est de naissance, il y a dans le crâne une conformation particulière , qui fait que la tète est aplatie transversalement et alongée supérieurement. Les vices de conformation organique se rapportent donc ou à la boîte osseuse qui l'enveloppe ou au cerveau lui-même. Souvent d'un côté il y a épaisseur plus grande des os , de l'autre il n'est pas rare de trouver disparité des hémisphères , ce qui altérerait manifestement les fonctions de l'organe cérébral , si l'on admet qu'il agisse comme les autres organes symétriques. Toutes ces conformations diverses
ne peuvent que déterminer la folie de naissance.
Ordinairement on ne trouve rien de semblable dans la folie spontane'e. La manière dont survient la maladie ne laisse pas croire qu elle puisse être Feffet d'une cause chronique ; il paraît même probable qu'il n'y a pas d'al'feclion organique dans ce cas. En effet, d'pù viendraient les longs intervalles qui arrivent entre les accès. Les aliènes périssent rarement dans leur maladie , d'une manière subite ; il faut ordinairement qu'il s'y joigne une autre affection. Seulement cela peut arriver dans certains accès de manie furieuse qui ressemblent à ceux des fièvres ataxiques.
L'autopsie cadavérique n'offre aucune affection ni phénomène extérieur. Quelquefois il y a un léger épanchement; mais il doit être symptomatique comme nous l'avons vu dans l'apoplexie. Les fièvres ataxiques sont très communes chez les fous. Souvent dans ce cas on trouve quelque altération, qui tient sans doute à la fièvre ataxique.
Quant aux autres maladies du cerveau , il paraît qu'elles sont absolument sans lésion extérieure , telle est Fépilepsie. Quelquefois Ton trouve un squirrhe du cerveau, ou un engorgement de la dure-mère : il en est de même de la catalepsie , du narcotisme et de l'hydrocéphale.
MALADIES DU SYSTÈME r^ERVEUX. 285
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