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DES AFFECTIONS SYMPTOMATIQUES DU CERVEAU

Après Feslomac, le cœur et le foie, il n'est pas d'organe, plus susceptible craflections sympathiques que le cerveau. Pour peu que la fièvre soit intense, alors il y a transport vers la tête. Cette disposition est surlout remarquable dans la fièvre ataxique, maigre que Ton la range parmi les autres fièvres essentielles. Dans un grand nombre de cas le cerveau semble être l'organe le plus particulièrement affecte'. En effet, les phe'nomènes principaux de cette maladie sont tous ce'rëbraux: somnolence qui précède et accompagne , délire furieux, irrégularité de chaleur, trouble dans les sensations et dans les mouvements, etc.; souvent l'état du pouls est peu lésé. Les exacerbations dans cette fièvre ne sont marquées que par l'exal-tation des symptômes cérébraux , et non de ceux de la circulation. Du reste la terminaison extrêmement prompte de la maladie prouve bien la lésion essentielle d'un organe aussi intéressant : il paraîtrait donc que, dans la fièvre ataxique , le cerveau est le siège principal de la maladie.

Dans les autres maladies, il y a des symptômes cérébraux de deux espèces : le mal de tête des embarras gastriques ne parait avoir son siège que

dans les sinus frontaux, et non clans le crâne. Au contraire, dans les fièvres adynamiques ou inflammatoires, il y a souvent des symptômes réels d'ataxie. Ces troubles sympathiques du cerveau sont analoj^ues à tous ceux qui surviennent en pareil cas dans les autres organes. Dans les phlegmasies , quand la fièvre concomitante est très forte, il y a aussi des symptômes cere'braux : on nen observe point dans les maladies chroniques.

ARTICLE V

Maigre que les maladies des nerfs offrent un champ vasie à la pathologie, cependant elles laissent peu à dire sous le rapport de l'anatomie pathologique , puisqu'elles ne sont marquées par aucune lésion organique.

Les auteurs ont compris sous le nom d^affec» lions nerveuses ^ beaucoup de maladies qui ne sont point de ce genre, comme la catalepsie, le narcolisme. etc. , qui portent surtout sur le cerveau. Les nerfs, dans le'tat ordinaire, ne sont point le sie'ge d'affections connues, cependant il est possible qu'elles existent chez eux; mais nous ignorons ces modifications. Quant à Vinflammation qui survient à la suite de leur section , on ne peut douter maintenant qu'elle n'existe, puisqu'il

est évident que les nerfs se cicatrisent , soit par la réunion immédiate des deux exlrémités, soit par une espèce de substance qui semble intermédiaire et analogue au cal qui survient dans les fractures. Quant à Vinduration des nerfs dont on a tant parlé , on ne la connaît point. Desault a vu dans un panaris une dégénérescence du nerf du doigt affecté.

Les nerfs sont essentiellement le siège de certaines douleurs plus ou moins vives , que les auteurs ont étudié ; tels sont le tic douloureux de la face , la scîatique. Chaussier , en les envisageant d'une manière générale, les a présentées sous un rapport très avantageux, il les a nommées né-vralgies ; elles se manifestent dans diverses parties et à différents âges, surtout dans Fenfance et Fâge adulte, et rarement dans la vieillesse. Ces affections sont caractérisées par divers phénomènes; c'est une douleur extrêmement vive , qui se fait ressentir dans tout le trajet du nerf de la partie; elle ressemble parfaitement à celle qui résulte d'une branche nerveuse pressée : c'est un picotement très désagréable. Un caractère qui la distingue du rhumatisme, c'est qu'elle ne présente point sa mobilité ; elle peut bien s'étendre comme nous l'avons dit , mais elle ne change point de place. En outre, elle n'entraîne pas de gonflement, malgré les douleurs excessives qui quelquefois

nécessitent la section. Le soulagement que celle-ci produit n'est que momentané et le nerf se cicarisant reproduit bientôt l'affection. Les douleurs nerveuses reviennent par accès ; ordinairement le malade y reste sujet pendant le reste de sa vie. Souvent les causes sont les passions hyste'riques, chez les femmes dont le système nerveux est très sensible, l'exposition à l'air froid, le séjour dans un lieu humide, etc. Leur sie'ge peut être dans toutes les parties, surtout à la tét€,' et partictilièrement à la face. On en voit peu au cou ; souvent il en survient vers le bassin, les douleurs se prolongent alors dans le nerf sciatique , et suivent ses branches. Ces sortes de douleurs entraînent quelquefois la paralysie de la partie qui en est affectée. Le mouvement se recouvre quand l'accès est passé.

1j 'inspection anatomique des nerfs n'apprend rien sur la nature des névralgies. Cotugno croyait que ces douleurs venaient de l'engorgement du névrilemme.

Une autre affection des nerfs sont les conviil-sions y qu'il faut bien distinguer de celles qui viennent du cerveau, quoique les symptômes soient les mêmes. On les reconnaît parceque l'affection est locale dans un cas^ et générale dans Tautre. Par exemple , qiie Ton compare l'épilepsie à la danse de St-Weit. D'ailleurs, la convulsion nerveuse est continue, tandis que celle du cerveau est intermittente.

Les convulsions nerveuses se manifestent de diverses manières ; tantôt elles ne surviennent que quand le malade veut remuer les membres afifecte's, d'autres fois elles sont continuelles. Il est des individus où l'on observe un mouvement convulsif des commissures chaque fois qu'ils veulent parler. Quelquefois les muscles du cou sont pris d'un mouvement continuel , qui alors tient plutôt à la faiblesse qu'à la convulsion. Souvent il y a aussi le'sion dans les nerfs du sentiment , dans ceux , par exemple, qui se rendent à l'oreille, à l'œil.

La paralysie peut ei^core se manifester localement, et alors elle est absolument étrangère au cerveau. Cette paralysie peut porter sur les nerfs du mouvement comme sur ceux des sens, ainsi qu'on le voit pour la goutte sereine, et la perte du mouvement d'un membre isolé. On n'a du reste aucune autre notion sur les maladies nerveuses.

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Le système absorbant se compose des glandes lymphatiques et des vaisseaux du même nom. Nous en considérerons successivement les maladies dans ces deux divisions; celles des glandes sont bien plus connues que celles des vaisseaux.

ARTICLE I

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