TÊTE
Je maintiens cette dénomination parce qu'elle est rationnelle et fondée, tant sur les faits anatomiques que sur la physiologie. Toutelois, je me hâte de le dire, c’est une tête imcomplète, un demi-crâne de transition.
Le nom de céphalothorax affecté aux arachnides pulmonaires est pleinement justifié par la soudure en une seule pièce de la tête et du thorax; mais il ne saurait convenir au galéode, dont la tête est très-distincte et indépendante du thorax, quoique les auteurs les plus récents, obéissant à une sorte de laisser-aller et à un respeci irréfléchi pour la parole du maître, attribuent encore au galéode un céphalothorax. Du reste, la tête de notre arachnide présente la particularité, insaisie par les entomologistes, de n'être, à proprement parler, ainsi que je viens de le dire, que la moitié d’une tête, un hémicéphale. Elle consiste en effet en une sorte de carapace, de bouclier, de calotte crânienne, cornée, de forme le plus souvent demi-circulaire, parfois trapézoïdale ou transversalement ovalaire. Son côté antérieur est le plus long et presque droit. Mais ce qui rend cette tête fort originale, et 1} était réservé au scalpel de nous l’apprendre, c’est qu’elle n’est point le réceptacle du cerveau, quoiqu'elle soit le siége des yeux et parfois d’un rudiment d'antennes.
Nous allons examiner sommairement, comme dépendants de la tête ou ayant avec elle des connexions articulaires, les parties suivantes :
Yeux,
Mandibules,
Antennes ?
Palpes,
Rostre buccal.
Histoire naturelle des galéodes. 2
ARTICLE PREMIER