MARSYAS
Salut, roi, nous errions par un mauvais chemin
— Car souvent quand on chante on se trompe de route
Nous avons couru comme une armée en déroute
Et nous voici
MAEANDER
Remets ton histoire à demain, Marsyas, la fête tarde, et l'écho vous écoute.
Mon fils, ma fille, marchez la main dans la main.
Tout le cortège remonte par le vignoble ; les femmes vont devant : elles ont éteint leurs lampes et chantent, porteuses de myrtes ; les lueurs fauves de la robe de Samia, la pourpre foncée de la chlamyde de l'époux s'éclairent de la flamme des torches qu'agite autour d'eux le chœur des satyres dont le chant alterne avec celui des femmes
CHŒUR DES FEMMES Nous menons l'épousée aux agapes sacrées.
CHŒUR DES SATYRES
Pour la nuit nuptiale,
Hymen, donne à son corps La vaillance des braves.
CHŒUR DES FEMMES Elle éblouit la nuit de ses blancheurs nacrées.
CHŒUR DES SATYRES
Pour la nuit nuptiale,
Hymen, donne à son cœur
La douceur des esclaves.
CHŒUR DES FEMMES Elle tendra la coupe à l'époux de son âme.
CHŒUR DES SATYRES
Pour cette nuit qui vient
Donne, Hymen, Hyménée,
Au plus fort la plus sage.
CHŒUR DES FEMMES L'époux boive la coupe et l'épouse soit femme.
CHŒUR DES SATYRES
Pour les nuits à venir
Donne, Hymen, Hyménée,
Un suave présage.