‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 2)Chapitre 27 sur 143 · Pontefract · texte numérisé non relu

Pontefract

3. John Coniers. Mort de 1489 à 1490. Il eut un frère et un fils du nom de William. (Dugdale, TIÏ, 291.)

i. ïïillyard.

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compaignie ; affermai», par leurs serraens sollempnelz, et sur le corpz de Jhesucrist qu'ilz reebeurent, tout ce estre véritable, avec les confessions nue fait avoient messire Robert de Vellus et ses complices à leur mort : à scavoir que, en effect, la resollution finalle des dis conjurateurs estoit de destruire ou aprehender la personne du rov, à la destitution de sa noble regalité et subvertion de la chose publicque d'ycellui.

1303. Comment le roy Edouard desconfist en battaille le conte de Willebic1 ; et comment le conte de Warewic se rendit fugitif devant le roy. X.

En ce tempz, eut le roy Edouard une bataille à rencontre du conte de Willebic, lequel ce conte de Warewic avoit fait mal du roy; sicque, par son enhort, il eut corage de le combattre, comme il fist, en plains ebampz ; mais il fut descomfy et prins , et lui fist le roy la teste trenebier. Puis, tostaprez, le conte de Warewic, adeompaignié de son gendre le duc deClarence, frère du roy, se prépara à grosse puissance pour combattre le roy; lequel, de sa part, aussi assambia tout son povoir, et se mist aux champz pour combattre ses annemi-s.

Quant Warewic vey que le roy faisoit ses préparations pour le combattre, il envoia devers luy pour avoir ung saulfeonduit : à quoy le roy respondy que déclarer luy convenoit piaillement se il estoit Anglois, Escochois ou François ; et, s'il estoit Escocbois ou François, il luy envoieroit saulfeonduit, comme à son annemy ; mais s'il estoit Anglois, venist vers luy, et lui feroit

\. Wavrin revient encore sur ses pas et reparle de la bataille de Stamfort et de la mort de Richard Welle, seigneur de Willoughby. Voy. cidessus, page 15.

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raison et justice. Laquele responce oye par le conte, il se mist en ordonnance pour combattre le roy lendemain; mais il advint, en celle nuit, que l'un des grans capittaines du dit conte de Warewic, qui avoit esté fîlz1 de Thalbot, en son tempz si renommé, à toute sa compaignie de trois mille combatans ou environ, s'en alla rendre au roy Edouard, qui le rechut bien voullentiers : mais, sitost que Warewic s'en aparcbeut, il s'en fuy hastivement, et toutes ses gens se retrayrentoù ilz se cuiderent le mieulz saulver; combien que les gens du roy les poursievyrent, qui plusieurs en occirent, et le conte de Warewic ne cessa de faire sa dilligence de fuyr, tant qu'il fut hors du royaulme d'Engleterre. Pourquoy le roy Edouard, doubtant que le conte ne se tyrast à Callaix, dont il avoit esté longuement capittaine et souverain gouverneur, il y envoia hastivement, adfin que ceulz de la ville ne le laissassent entrer dedens vcelle, ne au chastel. Sicque ceulz de Callaix, advertis de la fuite et estât dudit conte, restituèrent leur ville et chastel en la main du roy Edouard, lequel incontinent y constitua tous nouveaulz officiers2.

1. Jolm, comte de Shrewsbury, petit-fils du grand Talbot, Mort le 28 juin 1473. (Dugdale, I, 331,332.)

2. Voici la version du manuscrit n° 432 [Fonds Sorbonne.) au sujet de cette remise de Calais entre les mains d'Edouard.

« Comment le duc et le conte de Warwic, sachant comment le roy estre adverti de leurs faulses machinations , et comment ilz avoient commeu la plus part des peuples du royalme à rébellion , à lVncontre de la noble personne du roy et de sa noblesse, et meismement de la chose publique de son royalme , et ossy qu'ilz estoient advertis comment par les confessions de messire Robert Wellis et aultres qui avoient este exécutés, et par aultres quy, de leur pure volempté, avoient congneu an roy, en la présence de tousses barons, chevaliers et escniers, com-

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1304. Comment le conte de Warewic cuida entrera Cal-

laix : comment le seigneur de Scalles lny occist une

partye de ses gens ; et comment on se gouverna lors sur

la mer. XI.

Environ Pasques de l'an mil imCI lxx, le conte de Warewic, le duc de Clarence et leurs femmes, avec

nient leur intention sy estoït de tlestrulre le roy adûn de faire son frère le duc de Clarence roy; car ainsy l'avoit promis le conte de Warwic au duc de Clarence , adfîn qu'il preist sa fille en mariage , comme il fist. Mais Dieux v pourvei, comme vous avez oy et or; z appres en ceste histoire. Or doucques, quant ils veirent que, pour ceste fois, ilzn'avoient peu venir à chief de leur emprinse, donnèrent congiet à la plus part de leurs gens, et le demourant retindrent et tirèrent vers Warwicq, où ûz trouvèrent leurs femmes : c'est assavoir la ducesse de Clarence , la contesse de Warwicq et leur seconde fille. Et eulx là venus, conclurent tous ensamble de tirer vers Calaix , où ilz avaient intention de laissier leurs femmes et la plus part de leurs bagues , et eulx tirer vers Normendie, où le conte de Warwicq avoient promis estre vers le roy Loys de France ; mais la chose n'en vint pas tout à leur plaisir; car le roy Edouart fu adverti environ vi jours après leur département, de leur alee, parquoy hastivement il envoya vers Calais pour leur faire savoir que, sus encoire en son indignation, ne fussent telz ne sy ozés de mettre ne recepvoir en sa bonne ville de Calaix le duc de Clarence ne le conte de Warwicq, lesquels il tenoit pour ses anemis. Le message estre venu à Calais avant ce que le duc et conte y peuissent estre arivé environ ung demy jour, bailla ses lettres au seigneur de Wenneloc , lieutenant du conte de Warwicq , en la présence du seigneur de Duras, du maistre de l'Estaple et de tous ses scldoiyers, entre lesquelz.il y eult pluseurs haultaines parolles: mais tant et sv bien s'y conduirent, à ceste fois , que le seigneurdé Wenneloc, le seigneur de Duras et aultres sages et prudens hommes firent tant, et par sy bonne manière , qu'ilz furent maistre et seigneur du chastel et de la grosse tour, où au par dehors avoit une saillye, laquelle fu derompue et le pont et place quy y estoit fu rompu et abatu, adfin que nulz de ceulx de dedens y peuissent avoir boutté ne faire yssir de dehors personne oultre leur voulenté. Et par ainsy convint que ceulx de la ville et du chastel s'acordassent à obéir le commandement du rov. Laquelle chose ilz firent très enuis; car tant amoient le conte de Warwicq que, s'il fust affranchie de plus tost estre venus , luy et sa compaignie fussent entrées dedens la ville de Calais. »

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la jeune fille1 du dit conte, et tout ce qu'ilz avoient peu prendre et porter de leurs biens, et assambler de gens de guerre , entrèrent en mer, à grosse puissance. Si s'en allèrent devant Callaix, esperans qu'ilz se metteroient dedens la ville ; mais les babittans d'ycelle leur refusèrent l'entrée2. Laquele chose voiant le conte, il commença de assaillir la ville, tant que d'ycelle en y eut vu ou vinmors. Adont ceulz de Callaix envoierent devers le duc Charles de Bourguoigne, au secours, pour ce que le conte jura qu'il y melteroit le siège ; ausquelz le duc promist qu'il leur envoieroit bon secours avant quatre jours passez; mais Warewic se desloga, et remist en mer avant ce terme, atout son armée, et prinst à celle fois plusieurs navires de marchans espaignolz, hollandois , ostrelins et anglois3. Si faisoit les hommes qu'il prendoit gecter

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