‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 3)Chapitre 94 sur 129 · Comic de Worccsler. Vov. ci-dessus, p. 176, note · texte numérisé non relu

Comic de Worccsler. Vov. ci-dessus, p. 176, note

[1403] QUATRIÈÎME PARTIE, LIVRE VI, ii-iv. 189

le noble roy Henry, et Dieu beneye monseigneur le prince son filzM» Puis , quant il vint devant le portail de l'église Saint Pol , il mist pie à terre , entra en l'église , et là fist son oraison , bien et dévotement ; puis, quant il eut fait son offrande, se party, et monta sur la barge quy luy estoit apareillié. Si s'en alla descendre au bavre de Westmoustre , où il tint moult belle court et bonnourable , où souvent luy venoient ambaxades de divers princes , lesqueles il recepvoit bonnourablement et les faisoit festoier par ses gens , comme en tel cas apartient de faire; et, au partir, leur faisoit de beaux riches presens.

La renommée de luy, de son sens et de sa prudence s'estendoit en plusieurs pays et diverses régions ; il maintenoit et amoit justice sur toutes riens , et, avec ce, estoit moult bel prince, sachant et éloquent, courtois , vaillant et hardi aux armes : et , au brief dire , estoit raemply de toutes vertus autant que paravant son tempz eussent esté nulz de ses predicesseurs , desquelz, quant à présent, lairons un peu de parler, tant que heure soit d'y retourner.

859. S'ensieult la copie de la lettre que Loys, duc dOrliens, frère germain du roi Charles de France, envoia au roy Henry d'Engleterre pour faire armes. HI.

Cf. Monst., t. I, ch. ix.

860. La responce que fist le roy Henry auz lettres du duc d'Orliens. - IV.

Cf. Monst., t. I, ch. IX.

1. HïTirl V, né en 1388, couronné le 9 avril 1413; marié à Ciitlierine, fille de Charles VI; mort, au bois de Vinceiiaes, le 31 août 1422 (y/rf de vérifier les dates, I, 814).

iOO CROMCQUES D'ENGLETERRE. [U03-05]

801. La copie de la lettre d'aliancc que le duc dOilicns avoit faite au roy Henry d'Engleterre, pour le tempz qu'il estoit eu France. V.

Cf. Monst., t. I, ch. IX.

802. Seconde lettre en responce que fist le duc d'Orliens au roy Henry d'Engleterre. \1.

Cf. Monst., t. I, ch. IX.

803. La seconde lettre et darraine responce que fist le roy Henry au duc d'Orliens. VH,

Cf. Monst., t. I, cil. IX.

801. Comment le conte Waleran de Saint Pol cnvoia ses lettres de deffiancc au roy Henry d'Engleterre. \H1. Cf. Monst., t. I, ch. X

805. Comment messire Jaques de Bourbon, conte de la Marche, alla, à puissance de gens d'armes, par mer, en Engleterrc, et de ce quy luy en advint. IX.

Cf. Monst , t. I, ch. XI.

800. Comment Tadmiral de Bretaigne et autres seigneurs desconfirent les x\nglois sur mer. X.

Cf. Monst., t. I, ch. XI bis, et xiv.

807. Comment le marissal de France et le maistrc des arballestiers allèrent en Engleterre en l'ayde de ceulz de Galles. Xf,

Cf. Monst., t. I, ch. XV.

808. Delà mort du duc Phelippe de Bourgoigne : et comment le conte de Saint Pol alla, à grant puissance, en l'isle de Wic pour faire la guerre au roy d'Engleterre, où il fist peu de son pourfit. XH.

Cf. Monst., t. I, ch. XMii-xix.

809. Comment le conte de Saint Pol mena son armée devant le cliastel de Mcrcq, cl fut dcsconfy p;ir les Anglois de la «garnison del^idlnix. XIH.

Cf. Monst., t. I, cil. XXIV.

[1403-07] QUATRIÈME PARTIE, LIVRE VI, v-\ix. 191

870. Comment le conte de Saint Pol (ist grans amas de gens d'armes pour venir, de rechief , guerroier les Anglois sur les frontières de Callaix , et ailleurs. XIV.

Cf. Monst., t. I, ch. XXIV.

871. Comment le duc Jehan de Bourgoigne eut le gouvernement de Picardie. De rambaxade d'Engleterre ; et de Testât messirc Clugnet de Brabant. XV,

Cf. Monst., t. I, ch. xxvi et xxvi bis.

872. Comment le duc d Orlyens assega les villes de Blaincs et de Burgie. XVI.

Cf. Monst., t. I, ch. xxviii.

873. Comment le duc Jehan de Bourgoigne traita tant, devers le roy de France et son grant conseil, qu'il eut licence d'assegier Callaix. . XVII.

Cf. Monst., t. I, ch. XXIX.

874. Comment les Lyegois se rebellèrent contre Jehan de Bavière, leur evesque, et la cause pourquoy, XVIII.

Cf. Monst., t. I, ch. XXXI.

875. Comment Loys, duc d'Orlyens, fut piteusement occis au commandement du duc Jehan de Boursoinone.

Cf. Monst., t. I, ch. XXXVI.

Le récit du meurtre du duc d'Orléans, tracé d'après Monstrelet, est précédé d'une récapitulation des griefs qui portèrent le duc de Bourgogne à faire assassiner son cousin. Le motif qui, selon Wavrin , mit Raoulet d'Auquetonville au nombre des assassins fut le désir de se venger du duc d'Orléans qui, non content de lui avoir enlevé sa femme , lui fit ôter IVtffice de général de Normendie. Voici le texte de Wavrin :

Et la cause si fut, pour ce que lors on disoit communément que ce duc d'Orlyens' tenoit la femme du

1. Louis de France, duc d'Orléans, fils de Charles V , assassiné le 23 novemhrc 1407 (Anselme , I, 205-200).

102 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1407-08]

dit Rollet, en faisant d'ycelle sa voiilenté. Et pour ce que ledit Rollet s'en estoit aucunement aparceu et en a\ oit parlé , fist tant ledit duc , par devers le Roy et son conseil , que cette office de gênerai fut donnée à un autre personne. Dequoy ledit Rollet prinst en soy ung moult grant desplaisir, et non sans cause.

876. Des trêves acordees, à durer m ans, entre les deux royz et roialmes de France et d'Kngleterre. XX.

Assez tost après ces choses advenues, le roy Charles de France ' eut conseil d'envoier aucuns seigneurs et prelatz en Engleterre devers le roy Henry -pour obtenir unes trêves ^ entre les deux roiaulmes , à durer trois ans , lesqueles furent acordees, quoy que feust , puis s'en retournèrent les aml^axadeurs en France.

Le roy Henry d'Engleterre, qui estoit sage et congnoissant en toutes choses , assambla en ce tempz grant conseil en son pallaix de Wesmoustre, ouquel furent plusieurs arclievesques et evesques , ducz , contes, barons et chevalliers, qui retournèrent maint article touchant les nouvelles advenues de France. Si leur fut bien advis que pour la mort du duc d'Orlyens se causeroient de grans destructions entre les François, les ungz contre les autres, à scavoir pour les deux parties, Bourgoigne et Orlyens. Si fist lors le roy Henry deffence à tous ceulz qui hantoient l'excercite des armes, tenans son parti, tant es frontières de Cal-

Page 1