Guillaume III, duc de Saxe
3. Monstrelet (VII, 217) le nomme comte de Clicque, et le dit parent du duc Guillaume.
4. Les Bourguignons prirent la ville de Luxembourg, par escalade, dans la nuit du 21 au 22 novembre 1443. ( Art de vérifier les dates III, 125.)
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duc Phelippe restably la ducesse, sa tante, en son douaire.
En ce mesmes tempz, retourna ung chevaulcheur de l’escuirie du dit duc de Bourguoigne, lequel, comme dit a esté cy dessus, il avoit envoie devers la seignourie de Venisse pour impetrer de eulz quatre gallees en prest: lesquelz seigneurs de Venisse, obtempérant à la requeste du bon duc, lui signifièrent qu’ilz les lui presteroient très voullen tiers.
Aprez la dite concqueste de la ville et chastel de Luxembourg, le duc y séjourna une espace et y tint sa feste de Noël, où il luy memora des promesses que faites avoit de secourir la crestienneté et comment, aussi, il estoit de ce faire requis et priés, tant de nostre saint pere le Pape, comme de l’empereur de Constantinoble. Si fist iliec ses ordonnances; et, pour ce que sa dite armee de mer se prenoit en deux partyes, l’une à Nisse, en Prouvence, et l’autre à Venise, et que le dit seigneur de Wavrin, qu’il avoit constitué son lieutenant en ceste partye et capittaine general, ne povoit furnir armee en deux lieux, il ordonna ung gentil chevallier de Rodes, appelé messire Régnault de Confide, etGeffroy deThoisy *, quy fut fait chevallier depuis
1. « Par lettres du duc (de Bourgogne) du 4 janvier 1445, Geoffroy de Thoisy, seigneur de Mimeures, son conseiller et chambellan, eut 300 liv. de pension, sa vie durant..., en considération de sa bonne conduite au gouvernement qu’il eut de trois galees, avec lesquelles il combattit vaillamment contre les Turcs, et mêmement au siège de Rhodes, au grand honneur dudit duc, auquel lesdites trois galees appartenoient. ( Compte de Jean VisenAo. 1444.) — Il est dit, dans un compte de 1454, que Joffroy de Toisy, seigneur de Mimeures, chevalier, commandoit une galée armée de 90 hommes, une berge et un brigantin armés chascun de 30 hommes pour empescher les vivres qui pourroient arriver à ceux de
Si
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en Rodes, de aller incontinent à Nisse, et, illec, armer ses tiois gallees, sa gallyace et son gros vaissel, pour, incontinent qu’elles seroient prestes, eulz tyrer vers le gouffi e de \ enisse, comme ilz firent* là où ilz trouveroient le dit seigneur de Wavrin, leur capittaine, l’armee de nostre saint Pere et celle de Venisse. Si ordonna ancores ledit duc ung gentil homme de l’hostel madame laducessesa femme, nommé Martin Alfonce, pour aller armer ledit grant vaissel, avec la cravelle, pour samblablement tyrer, le plutost qu’il pourroit, à Venisse, devers ledit seigneur de Wavrin, où il armoit les quatre gallees; et luy bailla, en sa compaignie, deux chevalliers, garnis de sens et de vaillance, l’un nommé messire Pietre Vas1, natif du royaulme de
la ville de Gand assiégée par M. le duc. [Compte de Jean Visen de 1454.) M. le duc l’envoya en ambassade vers le Pape et le rov d’Arragon, en Sicile, en 1457. Il étoit bailly d’Auxois en 1462. En 1464, il fut envoyé en ambassade.... vers le Pape, à Rome, et depuis fut envoyé à Florence » (La Barre, 11,205, 217.)
1* Pietre Vasque de Saavedra, « chevalier du royaume de Castille, » l’un des deux combattants du pas d’armes tenu à Dijon les 11 et 13 juillet 1443, « estoit moyen homme, de forte et grosse taille. » (Olivier de La Marche, 381-382.) Il fit preuve en cette occasion de tant d’adresse et d intrépidité qu il conquit le suffrage de tous, y compris son adversaire, grâce aux bons offices duquel il fut, peu de temps après, nommé chambellan du duc de Bourgogne. « Il fut fort aimé et prisé en la maison pour ses vertus, et fit de grans services au prince sur les infidelles, en grandes ambassades et en guerre tant par mer que par terre v (Idem, Ibid.). On le retrouve plus tard (13 septembre 1449) à Chalonsur-Saône, servant de second à Jacques de Lalain dans son pas d’armes contre Pierre de Chandios (Idem, 433). 11 accompagna, vers 1464 Antoine, bâtard de Bourgogne, en Barbarie pour combattre les infidèles ; mais ce prince ayant été obligé de revenir vers 1467, a messire Pierre Was et messire Frédéric de Wilhem garnirent leurs bateaux le mieux qu’ils peurent, et firent un an la guerre aux Sarrasins, vaucrant la mer à leur avantage, où ils acquirent grant honneur. » (Idem, 521.) Il suivit
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Castille , et l’autre messire Gauvain Quieret 1 et plusieurs autres nobles hommes quy s’en allèrent avec ledit seigneur de Wavrin à Venise, où il fut reclieu honnourablement du duc et de toute la seignourye de Venise, comme capittaine general et lieutenant du duc de Bourguoigne en ceste partye. Et, pour le grant nombre de gallees que on armoit illecq, tant de par nostre saint Pere, comme de par le duc de Bourguoigne et les Vénitiens, elles ne furent pas sitost prestes, à deux mois prez, que l’en cuidoit; et si les atarda aussi ce que le duc de Venisse faisoit faire une gallee noefve pour le duc de Bourguoigne.
En ce tempz, fut nostre saint Pere adcertené que le Soubdan 2 avoit assamblé grant armee pour envoyer destruire la cité de Rodes et toute l’isle ; pourquoy le
le même prince en Angleterre, au mois de juin 1467, et fut l’un des huit personnages appelés à régler les conditions du combat entre ledit bâtard et lord Scales. ( Excerpta historien, 202.)
Le précieux recueil manuscrit de la bibliothèque d’Arras [n° 944 2o du catalogue], auquel M. A. Dinaux a consacré une intéressante notice dans ses Archives historiques (3e série, tome lit, p. 149-169), contient un portrait de notre personnage : c’est le 254e. Il est accompagné de l’annotation suivante:
a Ung noble chevalier natif du royaume de Castille, nommé messire Pierre Vasques de Sayavedra, conseiller, chambellan de très excellens et très puissans princes les ducs Philippes et Charles de Bourgongne, lequel chevalier a esté en plusieurs batailles et rencontres contre les infidèles et ailleurs, par mer et par terre, et par trois fois a combattu en fiches closes, assavoir en France, en Angleterre et en Allemaigne, et aussy a esté en plusieurs rencontres et batailles au service des dits princes, ses seigneurs, contre les ennemis, et, par la grâce de Dieu, il a achepvé tous ces faicts à son honneur et sans reproche ; il trespassa l’an mil mi® lxxvii. »