‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 4)Chapitre 119 sur 128 · Le samedy 25 juin. » (Olivier de La Marche · texte numérisé non relu

Le samedy 25 juin. » (Olivier de La Marche

2. David, bâtard de Bourgogne, évêque de Térouanne en 1451, fut élu évêque d’Utreclit en 1455. Mort le 16 avril 1496. (Anselme, I, 244.)

3. Pierre de Beauffremont, chevalier. (Voy. t. I, p. 242, note 6.)

[1468] SIXIÈME PARTIE, LIVRE V, xxxvi. 369

demain, qui estoit jour dedimence, madame Yzabel de Portugal1, ducesse de Bourguoigne par douaire, alla à l’Escluse festoier sa belle fille, et souppa avec elle, puis s’en retourna à Bruges. Le lundy ensievant , le duc alla veoir sa dame , où il fut jusques au mardy aprez disner , puis retourna à Bruges2, et le joesdy pareillement y alla , puis retourna à Bruges. Et le samedy la dame se party de l’Escluse, et a gisté au Dan, à une lieuette de Bruges, et le dimence matin, à bien petite compagnie , le duc s’en alla au Dan , et illec espousa 3 dame Marguerite d \orc, puis s’en retourna tout incontinent. Et lors , luy revenu , tous les seigneurs et officyers de son Hostel s’en allèrent au Dan alencontre de leur maistresse, laquele ilz amenèrent à Bruges ; en laquele ville elle entra moult notablement en la maniéré quy s ensieut. Premiers y entrèrent

L Isabelle de Portugal, morte le 17 décembre 1472. (Anselme I 243.) ’ ’

2. Avant son départ, « l’évesque de Salsbery.... se vint mettre à genoux entre (le duc et Marguerite), et les mit en plusieurs gracieux devis : et assez tost après vint monsieur le comte de Charny, qui dit telles parolles • « Monsieur, vous avez trouvé ce que vous avez tant quis et désiré ; et puis « que Dieu vous a amené ceste noble dame au port de salut et à vostre « désir, il me semble que vous ne devez point départir sans monstrer la « bonne affection que vous avez à elle, et qu’à ceste heure vous la devez « fiancer, et luy faire promesse. » Mondit seigneur respondit qu’il ue tiendroit pas à luy ; et levesque de Salsbery dit à madame Marguerite le propos en quoy ils estovent, et ce que monsieur désiroitdesa part, luy demandant qu’elle en voulut faire : laquelle luy respondit que pour ceste cause, et non autre, l’avoit envoyée le roy d’Angleterre, son frère, par deçà; et que ceste chose, laquelle leroy luy avoit commandée, elle estoit preste de faire et acomplir. Et sur ce propos les prit levesque par les deux mains, et lesfiança: et ainsi se partit pour ceste fois mondict seigneur et lendemain s’en retourna à Bruges. » (Olivier de La Marche, 537 )

Page 1