‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 4)Chapitre 67 sur 128 · Voy. ci-dessus, page 186, note · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, page 186, note

2. John Wenlok, capitaine de Calais dès le 25 mars 1455. (Fenn's original letters , I, 103.) Créé baron en 1461. Tué le 4 mars 1471, à la bataille de Tewkesbury. (Dugdale, III, 264.)

3. Var : cc Quant tous furent prestz , ilz montèrent en mer pour nagier. » (Mss., n" 91, Fonds Saint-Germain français.)

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tout en parlant, fraperent sur lui telement que gueres ne s’en failly qu’il ne feust tué, tant qu’on le recongneutet luy demanda on que il deist où estoit son pere. A quoy il respondy qu’il estoit auzFreres. Si fut adont prins, puis mena ses compaignons en la chambre de son pere1. Si les ernmenerent tous deux en la ville. Et entr’eus, le seigneur de Yennelos, atout partie de ses gens, s’en alla au navire pour le faire adouber. S y ne trouvèrent personne, en la ville, rebellant contre eulz-, anchois leur firent tout le plaisir qu’ilz povoient, pour ce qu’ilz amoient moult le conte de Warewic ; et ainsi, incontinent que la navire fut appareillié, ilz remontèrent en mer, avecques eulz le seigneur de Rivières et son filz. Si eurent vent à plaisance, telement qu’en peu d’espace ilz arrivèrent à Callaix, où il eut grant joye demenee pour la recouvrante du navire, et aussi pour la prise du seigneur de Rivières, dont les princes eurent grant leesse, et conjoyrent les capittaines de leur bel exploit.

Quant, doncques, les gens d’armes furent descendus et les navires à l’ancre, les contes de la Marche, de Salsebery et de Warewic ne volrent point que le seigneur de Rivières et son filz entraissent en la ville (pour doubte du commun qui ne les amoit point), jusques sur le vespre. Si estoient moult esbahis pour aulcunes parolles qu’ilz dévoient avoir dit du conte de la Marche, îesqueles leur furent ramentevés2 pre-

1. Var. : « De son pere, lequel fut prins en son lit , et fut amené en la ville , et , durant ce temps , le seigneur de Wenlok.... » (Mss., n° 432, Fonds Sorbonne.)

2. Voici ce que William Paston écrivait à ce sujet à son frère, le 29 janvier 1459 (v. s.) : « Pour toutes nouvelles, lord Rivers fut amené

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sent le dit conte et les autres. Et lors furent menez ou cliastel, adfin que nulle rumeur ne s’en ensîevist par les sauldoyers, où ilz furent longue espace prisonniers avec le seigneur d’Andelay1 qui y fut mis quant le navire du duc de Sombresset se vint rendre à Calîaix.

1179. Comment le conte de Warewic passa en Yrlande devers le duc d’Yorc, pour avoir conseil sur le fait de leur guerre. XVII.

Le tempz durant que le conte de Warewic estoit h Callaix et le duc de Sombresset à Guynes, avoient journelement escarmuscbes les ungz contre les autres. Et, de fait, le conte de Warewic advisa que ceste guerre convendroit autrement conduire, quy en volroit veoir la fin. Si s’en conseilla ung jour avec les autres princes, ymaginant comment2 ilz porroient trouver

à Calais et conduit devant les seigneurs, accompagné de cent soixante torches , et là le lord de Salisbury le réprimanda , l’appelant fils de vaurien, de ce qu’il avait été assez insolent pour l’appeler traître, ainsi que les autres lords ; car on reconnaîtrait en eux de fidèles sujets du roi, lorsqu’en lui on reconnaîtrait un traître. Et monseigneur de Warwick le réprimanda et dit que son père n’avait été que simple écuyer, serviteur du roi Henri V, et que lui (lord Rivers) s’était élevé au rang qu’il occupait par son mariage ; et que ce n’était pas à lui à tenir un pareil langage sur le compte de seigneurs parents du roi. Et monseigneur de la Marche le réprimanda sur le même ton. Et sir Anthony fut réprimandé également par les trois seigneurs à cause de ses paroles. » ( Fenn's original letters , I, 187,189.)

1. John Tuchet,lord Audley, quitta le parti de Lancastre pour passer au service du duc d’York. Mort le 27 septembre 1491. ( Dugdale , II, 29.)

2. \ ar. : La maniéré comment il pouroit trouver aulcune aliance pour avoir secours , car bien veoient. que milles aliances ne pourroient trouver si ce n'estoit avec les estrangers. v (Mss., n°432. Fonds Sorbonne .)

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alyances de secours (ee qu’ilz veoient bien estre necessaire quérir) avec les estrangiers ; car toute Engîeterre estoit comme de leur contrepartie. Si conclurrent estre expédient le conte de Warewic soy transporter en Yrlande devers le duc d’Yorc, pour avoir arrest et consultation comment ilz feroient de leur [guerre] présente. Et lors le conte appela le seigneur de Duras1, auquel il remonstra le tort qu’on luy faisoit et auz siens, en le priant qu’il volsit emprendre le voyage avec lui, promettant que, se Dieu luy donnoit grâce de venir au dessus de ses annemis, il lui feroit tant de biens que jamais n’auroit nécessité . ou royaulme d’Engléterre.

Lors le seigneur de Duras oiant la requeste que lui faisoient les princes tous ensamble, il pensa ung petit et ymagina assez qu’on leur faisoit ung très grant tort, pensant que, voirement, le conte estoit jeune et luy porroit ancores faire beaucop de biens; car par decba il n’avoit gueres : sicque, quant il eut à tout pensé, il promist ausdis seigneurs leur ayder à maintenir leur guerre par mer et par terre , moiennant que ce ne feust pas à faire contre la personne du roy. De laquele responce le remercyèrent. Et lors fut ordonné capittaine et admirai de toute la navire; laquele il fist appareillier, et ses gens d’armes ai mer, puis luy et le seigneur de Duras prindrent congié aux contes de la Marche, de Salsbery et de Fauquembergue, pareillement aux Maisre et eschevins de la ville, avec tous

1. Gaillard de Durfort, seigneur de Duras, se retira en Angleterre en 1453, y reçut l’ordre de la Jarretière et fut nommé gouverneur de Calais. Rappelé en France par Louis XI, en 1476, il fut tué au service du roi Charles V1TI en 1487. (Anselme, V, 733.)

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les marcbans de l’Estaple, en leur priant queilz feussent loiaulz ausdis seigneurs qui demouroient avec eulz pour garder la ville. Lesquelz oians la requeste du conte de Warewic , tous ensamble , bourgois et marcbans, la loy et tous les Sauîdoyers de la ville de Callaix, respondirent d’un commun acord que, pour tout prendre, ne feroient faulte aus dis seigneurs, et que autant qu’ilz auroient de biens, leur serroient tous babandonnez, et que jane leur lairoient avoir nécessité. Sypryerent au conte de Warewic que le plutost quy luy seroit possible il volsist retourner- : laquele chose il leur promist ainsi faire à son povoir.

1180. Comment le conte de Warewic et le seigneur de Duras arrivèrent en Yrlande, deversle ducd’Yorc. XVIII.

Ces choses ainsi faites, le conte de Warewic commanda à son admirai visiter gens et navires, à scavoir se riens n’y failloit, comme il fist ; et trouva, par le raport des maistres marronniers, qu’ilz estaient de tout bien pourveuz. Si firent voiile, esquelz le vent se boutta qui leur fist tantost eslongier la terre : et estoient xvcz combatans de bonne estoffe , qui tant nagèrent que saulvement arrivèrent en friande, où ilz trouvèrent le duc d’Yorc, la ducesse sa femme1 II, et tous leurs enfans , excepté Edouard, conte de la Marche, quy estoit demouré à Callaix.

Quant le duc d’Yorc sceut véritablement la venue du conte de Warewic, il en fut moult joieux; car il

1. Cécile, fille de Ralph Nevill, comte de Westmoreland. (Dugpalk,

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• n’en avoit eu milles certaines nouvelles depuis leur departement de Ludelo. Sicque quant il fut descendu à terre, la réception qu’on fist à lui et auz siens fut moult grande, selon la mode du saulvage pays. En celle propre nuit, le duc d’Yorc, le conte de Warewic, et tous les seigneurs quy avec luy estoient, se tyrerent à part en une chambre, pour deviser de leurs affaires; regardant se ilz porroient trouver quelque alyance ouditpays; pryantà aulcuns seigneurs que ilz les voulsissent ayder, ceste fois, en leur remonstrant que ce n’estoit pas pour aller alencontre du roy, ains pour guerroier le duc de Sombresset qui leur faisoit très grosse guerre à Callaix et partout où il avoit puissance, parquoy il leur estoit besoing de y remedier. Et si leur racontèrent comment ilz avoient laissié dedens la ville de Callaix , pour la garde du pays, les contes de la Marche, de Salsbery et de Fauquembergue en très grant nécessité, si estoit besoing qu’ilz feussent secourus.

En ceste consultacion , ces seigneurs, regardans comment ilz pourroient revenir au royaulme d’Engleterre, se adviserent qu’ilz avoient plusieurs bons [portz] au pays de Kent , [ausquelz] se ilz povoient arriver et avoir entree il sambloit bien au duc d’Yorc qu’ilz concquerroient au besoing tout le royaulme d’Englelerre. Et lors le conte de Warewic demanda au duc se on ne trouverait, ou pays d’Yrlande, pas gens d’armes. 'A quoy il respondy que oyl : disant au conte que, s’il povoit entrer en Engleterre par le pays de Kent, il descenderoit au north, et ferait tant qu’il aurait gens et navires assez. Si se conclurrent de ainsi faire les dis seigneurs d’Yorc et de Warewic.

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1181. Comment [le conte] de Warewic retourna d’Yrlande à Callaix, et de ses adventures. XIX.

Quant le conte de Warewic eut bien entendu les conclusions du duc d’Yorc et la grant voulleuté qu’il avoit de soy vengier de ses annemis, luy, aiant grant désir de retourner à Callaix devers ses amis (car le sien voyage avoit esté long et moult ennoiant à ceulz de Callaix, dont aulcuns disoient qu’il s’en estoit fuys et que jamais ne revenroit; car il demoura depuis l’entree du quaresme jusques à la Pentliecouste ‘) , il prinst congié du duc d’Yorc, de la ducesse et de leurs enfans. Il se mist à chemin, avec luy madame sa mere 1 2, quy longuement s’estoit tenue avec madame d’Yorc : et, ainsi comme ilz estoient en leur retour, nouvelles vindrent au duc d’Excestre, admirai de la mer de par le roy Henry, que le dit conte de Warewic retournoit d’Irlande vers Callaix. Pourquoy, prestement, Fist assambler gens de tous costez, et voua foy qu’il devoit à Dieu et au roy que jamais le conte ne verroit Callaix. Si mist sus la grosse nave appelée la Grâce Dieu, avec deux grosses quaracques et plusieurs autres navires bien armees et en point, lesqueles il mena vers le West, à ung estroit passage où il convenoit le conte de Warewic passer pour aller à Callaix ; lequel conte, quy estoit fort sage et ymaginatif, où qu’il allast par mer avoit toujours une carvele laquele descouvroit la mer, pour scavoir s il y

1. En cette année 1460, la Pentecôte tombait le premier juin.

2. Alice, fille de Thomas de Montague, comte de Salisbury. (Dug- DA LE, T, 302.)

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avoit quelque empeschement sur le chemin. Si advint que ces avant coureurs de la cravele percheurent, ung jour, devant eulz gros navire; pourquov ils retournèrent tout court devers le seigneur de Duras, leur amiral, quy les sievoit, auquel ilz firent, de loingz, ung signe qu’il entendy prestement. Si retourna devers le conte de Warewic et lui dist que la carvele de la toucque lui avoit fait signe de veoir navires; et lors se joindirent ensamble tant qu’ilz sceurent certainement quelz navires c’estoient.

Quant la carvele de la toucque eut adverty son admirai , escharguetant , elle singla tant au [long] de la coste que ilz prindrent ung pesclieur et lui demandèrent quel navire c’estoit qui là gardoient la mer. A quoy leur fut respondu que c’estoit le duc d’Excestre qui atendoit la venue du conte de Warewic qui s’en retournoit d’Irlande à Callaix. Et quant ilz oyrent ces nouvelles, ilz s’en retournèrent devers leurs navires. Si emmenerent les pescheurs avecques eulz pour le fait aprouver, lesquelz en dirent autant au conte et à son conseil qu’ilz avoient faitauz dis avantcoureurs. Et, lors, l’admirai demanda auz pescheurs quantz navires ilz estoient : à quoy ilz dirent que ilz estoient bien xnn, dont l’ung estoit la Grâce Dieu, et trois quaracques, les plus grandes qu’ilz eussent piecha veues.

Alors le conte de Warewic, oyant ces nouvelles , appela son dit admirai, avec tous les maistres des navires, leur demandant quel chose il leur sambloit bon de faire; lesquelz, d’une voix, luy respondirent que ilz voulloient combattre , car ilz estoient fors assez. Et quant le conte oy la responce que ilz fai-

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soient, et leur bonne voullenté, il en fut moult joyeulz. Si fist armer ses gens, et tout aprester : luy mesmes s’arma et prinst le bort de sa nef, alla au long de son navire, et prya doulcement à tous ses gens que ce jour le voulsissent servir loyaument, car il avoit espoir en Dieu qu’il leur donroit victore : lesquelz luy respondirent tous que de ce faire avoient bonne voullenté, dont il les remercya. Si se apresterentles maronniers et regardèrent lequel [vent] leur estoit le plus propice. Adont dist le maistre du navire qu’ilz prenderoienf le vent au dessus de leurs annemis. Ainsi comme ilz apprestoient leurs besongnes, ilz parclieurent le navire du duc d’Excestre quy venoit radement audevant d’eulz, car ilz cuidoient que le conte de Warewic s’enfuist ; mais quant ilz veyrent que le dit conte venoit fraper sur eulz, ils se retrayrent dedens le havre Dertemue \ Sique , quant Warewic parceut que ilz n’avoient pas voullenté de combattre à luy, il dist au maistre de ses navires : « Alons nostre chemin, nous avons ycy assez atendu sans riens faire.» De quoy les maistres furent contentz; car aussi ilz ne povoient longuement séjourner sur la mer, parce qu’ilz n’avoient nulz vivres. Lors dist le conte à ses gens : « Or sus, enfans, je parchoy aujourd’huy que Dieu nous voelt tout bien, et que nous retournons sans avoir fortune; si l’en devons bien mercyer. » Et advint, ainsi qu’ilz se devisoient, que ung vent de west s’esleva, duquel ilz avoient mestier, et singlerent

1. Darmouth. Les marins, ainsique les soldats, dit Carte (II, ^»3), refusèrent de se battre contre leur ancien commandant. Le duc d’Excester venait d’étre substitué au comte de Warwick dans la charge d amiral.

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telement que le lendemain ilz arrivèrent à Callaix : lesquelz parcheut la guette du cliastel venir de loingz ; et quant il congneut que c’estoient navires de guerre venans celle part, il commença à sonner alarme. Mais quant les navires aprocherent , congneurent les Calleciens tantost les enseignes du conte de Warewic : sy commencèrent à faire une joye moult grande, pour ce qu’ilz pensoient bien que sa venue amenderoient.

Quant les navires furent arrivées, tous ceu!z qui amoient le conte ne tardèrent gueres de luy aller audevant pour le bienviengnier. Si y eut à l’aborder grant joye, especialement du conte de Salsbery, pere du dit Warewic , du conte de la Marche, son cousin, et du conte de Faucquembergue, son oncle : et aussi tous ceulz de la ville, tant hommes comme femmes, lui firent à son entree moult joieuse cliiere.

Incontinent que ceulz de Guynes , quy avoient tousjours bon guet, eurent parceu le navire venir, ilz vindrent courre devant Callaix , cuidans que ce feust aulcun secours illec envoie d’Engleterre pour eulz, ce qu’on leur avoit promis plusieurs fois. Si en menèrent moult grant joye : mais quant ils sceurent au vray que c’estoit le conte de Warewic qui retournoit d’Irlande, ilz devinrent moult simples et desplaisans ; car ilz pensèrent qu’il n’estoit pas venu despourveu d’ayde et confort. Entre autres bienvingnans que firent au dit conte de Warewic generallement tous ceulz de Callaix, esperans qu’il les osteroit du tourment où ilz avoient esté longue espace atendans sa venue , fut grandement conjoye la dame de Warewic, mere du dit conte, principalement

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de son seigneur raarv, qui de long tempz ne l’avoit veue l.

1182. De la requeste que firent ceulz de Callaix au conte Warewic, et de sa responce. XX.

Lendemain que le conte de Warewic fut arrivé à Callaix, comme oy avez, vindrent devers lui les habittans de la ville; lesquelz, tous ensamble, lui requirent qu’il les voulsist aidier à oster hors du dangier où ilz avoient ja longue espace esté (et tout, pour la grant amour qu’ilz avoient en luy), ce que plus ne povoient souffrir ; mais estoient contentz qu’il advisast, à leurs propres despens, comment on porroit ruer jus ceulz de Guynes.

Quant le conte oy le courage et affection de ces bonnes gens de Callaix, et qu’ilz avoient voullente d’aller ruer jus ceulz de Guynes, il leur prya qu ilz eussent ancores ung petit de pacience, et que brief feroit tant vers eulz qu’ilz seroient contentz de lui. Et, tost aprez, assambla tous principaulz de Callaix pour savoir et conclurre comment ilz pourroient ceste guerre mener à fin, regardans qu’ilz avoient les François contre eulz et pareillement ceulz des pays au duc de Bourguoigne, parquoy ilz faisoient difficulté d’asse-

1. Var. : « Fu ycelluy conte de IFanvicq moult haultement recheus et bien vingniez , tant des seigneurs qui layens estoient , en especial de madame de IVarwicq, sa femme* , laquelle avait souffert mainte doleur durant son volage , et aussi pareillement fu bienvegniez de tous les soudoiers de la ville et de tout le commun ; car ilz esperoient tous que il les osteroit du tourment ou ilz avoient esté si longue espace en attendant sa venue. » (Mss., n° 432, Fonds Sorbonne.)

* Anne, tille de Richard de Beaulort, comte de Warvvic. (Dügd^le, I, 301.1

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gier Guy lies. Et si eurent aussy regard, se auîc un mal leur en prenoit, que ceulz du royaulme d’Engleterre serroient tant plus fors contre eulz. Puis, quant ilz eurent tout ce bien ymaginé , ilz appelèrent tout le commun de la "ville qui leur remonstrerent que mieulz leur sambloit de faire autrement , pourveu qu’ilz avoient de bons amis, en Engleterre, dont ilz povoient mieulz valloir : c’estoit de faire armee, et entrer en pays; car ceulz de Kent estoient de leur party. Pourquoy tous se conclurrent à ce conseil : puis fist Warewic apprester tout son navire, le plus estoffeement qu’il peult, de vittailles et toutes choses à leur voyage necessaires.

1183. Comment les contes de la Marche, de Warewic et

de Fauquembergue arrivèrent à Zandvich. XXI.

Ce tempz pendant que le conte de Warewic se tint à Callaix depuis son retour d’Irlande, le duc de Sombresset estoit tout esbahy ; car il cuidoit pour vray qu’il s’en feustfuy, sans plus devoir revenir : pourquoy il se tyra devers le conte de Charollois1, adfin de trouver aulcun moien à soy entretenir; car il n’avoit esperance que d’Engleterre quelque secours lui venist; et, de fait, voulloit livrer le chastel de Guynes au dit conte de Charollois , se n’eust esté le duc Phelippe son pere, quy dist qu’il ne voulloit riens emprendre sur le roy d’Engleterre : et ainsi cessa ce marcliié.

Or advint, quant le conte de Warewic eut conclu par la maniéré dite avec ceulz de Callaix que ,

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