SIXIÈME PARTIE, LIVRE III
se disoient apartenir au dit roy Henry par proximité de sang, telz que le duc d’Excestre, les enfansde feu le duc de Sombresset, le seigneur de Beaumont et autres: lesquelz de Beaumont et Excestre firent grant armee , avec lesquelz se joignirent le conte de Willecliier , le conte de Denchier1, monseigneur Fidelan, le seigneur de Welles2 et autres; tous lesquelz seigneurs po voient avoir en leur compaignie environ de xv à xvi mille hommes de deffence, tous à cheval. De laquele assamblee les nouvelles venues au duc d’Yorc, il fist prestement assambler ce qu’il polt de gens pour résister à l’entreprinse du duc d’Excestre et ses alyez, donnant la charge et conduite de ses gens, feablement, aux contes de Salsebery etde Warewic; lequel conte de Warewic avoitgrant voix du peuple, pour ce qu’il le scavoit entretenir par belles doulces parolles, en soy monstrant famillier et communicatif avec eulz, comme soubtil, pour parvenir à ses fins, en leur donnant à entendre que de toute sa
ment interrompus ici par l’introduction, évidemment tardive, du présent chapitre et des deux suivants dans la rédaction première de Wavrin. Nous allons le voir, en effet, donner de nouveau, avec quelques variantes plus ou moins importantes, le récit de batailles qu’il avait déjà décrites, celles de Blore-Heath*, de Ludlow** et de Northampton*** ; puis continuer sa narration, au chapitre XXXIX, par une phrase qui se lie trop étroitement au XXXVe pour qu’il ne soit pas démontré que l’intervalle malencontreux qui les sépare n’existait pas dans la composition primitive.
1 . Thomas de Courtenay, comte de Devonshire, fils du seigneur de ce nom. (Voy. ci-dessus, page 179, note 2.) Mortle 3 avril 1461, après la bataille de Towton. (Dugdale, I, 641.)