‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 4)Chapitre 8 sur 128 · Voy. ci-dessus le Prologue, tome I, note i · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus le Prologue, tome I, note i

[1443] SIXIÈME PARTIE, LIVRE I", vi. 35

autant pour leur bien comme pour l’empereur de Constantinoble. Vous veez que cest ambaxadeur, aprez ce que lui avez présenté les trois gallees de Nisse, vostre grant navire et vostre cravelle, qu’il ne demande que quatre gallees armees en Constantinoble ; et sur ce, monseigneur, vous porrez avoir advis et deliberation de conseil quel chose il vous en plaira à faire. »

Âdont, dist le duc à l’ambaxadeur qu’il avoit bien oy et entendu tout ce qu’il avoit mis avant et proposé, et la requeste que fait luy avoit de par son maistre l’empereur, disant que le plus grant désir qu’il eusten ce monde estoitde donner secours, selon sa puissance, à la crestienneté, et que, pour ceste fois, se retyrast en son logis.

Depuis ceste heure, tint le duc plusieurs consaulz sur ceste matière, adfin de conclure la response que on feroit à cest ambaxadeur. Si despecherent incontinent, le duc et son conseil, ung chevaulclieur qui porta lettres devers les duc 1 et seignourie de Venisse pour scentir se on pourrait à eulz finer de quatre gallees : et, en briefz jours aprez, quant le duc et son conseil eurent conclu la response que l’en feroit audit ambaxadeur, ilz le mandèrent devers eulz venir, où il lui fut dit, par la propre bouche du duc Phelippe : « Vous scavez comment j’ay offert à l’empereur, et au secours de la crestienneté, trois gallees et une galliote que je fay faire et armer en Prouvence, ung grant navire et une cravelle quy autresfois ont esté au secours de Rodes; et, sur ce, m’avez encore requis que de armer quatre autres gallees en Constantinoble, que

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