‹ Anchiennes cronicques d'Engleterre (volume 4)Chapitre 89 sur 128 · Voyez ci-dessus, page 231, note · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, page 231, note

4. Henri Stafford de Buckingham. Dugdale (I, 167) , à l’article de ce seigneur, ne mentionne que son mariage et son testament, en date du 2 octobre 1481. Cependant, d’après une lettre de William Paston, écrite le 4 avril 1461 , cinq jours après la bataille de Towton, Henri Stafford y aurait perdu la vie. Voici la liste que Paston donne des seigneurs et écuyers morts pendant ou après le combat : « Henry Percy, comte de Northumberland ; Thomas Courteney, comte de Devonshire ; William Beaumont, vicomte Beaumont ; John Clifford, lord Clifford ; John Neville, lord Neville;... lord Dacre; lord Henvf Stafford de Buckingham; Lionel Welles, lord Welles; Anthony Rivers, lord Scales ; Richard Welles, lord Willouglihy ; Sir Rapli Bigot, écuyer; lord de Malley ; Sir Raph Gray, écuyer ; Sir Richard Jeney, écuyer; Sir Harry Behngham, écuyer; Sir Andrew Trollop, écuyer, avec vingt-huit mille,

274 CRONICQUES D’EN GLET ERRE . [1461]

le seigneur d’ Acres1, le seigneur de Scalles, le seigneur de Gray et Andrieu Trolot, qui estoit guery des plaies qu’il avoit eues à la darreniere battaille; lequel avoit esté fait chevallier par sa grant vaillance, ja feust il de basse lignié.

Or, doncques , le conte de la Marche estant logie aux cliampz, comme oy avez, fut adverty par sesavant coureurs de la grant puissance du roy Henry; il vint devers Saint Albon , où il vint grant nombre de gens d’armes pour le servir, lesquelz il recheut benignement, leur faisant moult lye chiere. Et la eut il nouvelles des ducz de Nortfort et de Suffocz, lesquelz lui mandoient qu’il se hastast, pour tant que au roy Henry, qui estoit logie a Northinguem , croissoient journelement gens, si povoient estre xxxm hommes, dont le conte de la Marche fut moult joyeulz; car tout son désir estoit de les trouver.

Ces nouvelles oyes, il commanda qu’on fisttoutl’ost tyrer avant, puis monta à cheval et n’arresta jamais jusques il vint à Northinghuem : de la venue duquel advertisles princes de son alyance, ilz montèrent à cheval et luy allèrent au devant , le bienviengnant honnourablement, et il les recheut moult joieusement. Si se devisèrent de la conduite de leur armee, en chevaulcliant : et quant ilz furent logiés, tous les princes vindrent devers le conte pour délibérer de 1 aliaire de leui pie-

comptés par les hérauts. » ( Féru? s original letters, I, 221.) Mais, comme William Paston a été mal informé quant à la mort des seigneurs de Scales et de Willougliby , il se peut aussi qu’il ait été induit en erreur sur celle de Henri Stafford.

1. Ranulphe, lord Dacre du Nortli, tué à Towton. (Dugdale, II, 23.)

[1461] SIXIÈME PARTIE, LIVRE III, xlvii. 275

sente armee; car ilz estoient bien advertis que le roy Henry avoit grans gens quy gardoient le passage sur la riviere d’iller1, et lenoient le pont nommé Feribrugue2, ouquel lieu il morut maint homme, tant d’un costé comme d’aultre, et y eut de moult belles armes faites avant que le pont feust concquis.

Comme, doncques , le conte de la Marche estoit à Northinghuem , nouvelles luy vindrent que le duc de Sombresset et le seigneur de Rivières gardoient le passage dessus dit, le vendredi devant la Pasque florie ; lesqueles nouvelles oyes le conte assambla son conseil et les princes de sa compaignie, pour délibérer quel chose ilz feroient. Si ordonnèrent leurs battailles, dont le duc de Suffocz fut conducteur de l’avant garde , comme marissal d’Engleterre, adcompaignié du conte de Fauquembergue et de plusieurs autres grans seigneurs, quy avoient bien xnnm hommes : puis quant ce vint le samedy, nuit de la Pasque florie3, le conte de la Marche monta à cheval ; si fist marchier son advanguarde avant, quy se logèrent à deux milles prez de leurs annemis. Et prestement qu’ilz furent logiés, le duc de Suffocz envoia une petite compaignie de gens pour adviser l’ordonnance des adversaires, et marchèrent si avant, que le guet de leurs dis annemis les apparcheut. Si firent sonner alarme, et reboutterent telement les coureurs du conte de la Marche, que ceulz de son advangarde furent constrains devenir au secours, quy reboutterent leurs annemis jusques au

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