‹ Anchiennes cronicques d'EngleterreChapitre 103 sur 128 · CHAPITRE LI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LI

Gomment le noble duc Maximillian, filz de TEmpereur, esponsa, à Gand, dame Marie de Bourgongne, à grant noblefse et ^«sjouystement ; pms vient la fin de ce traicté.

En ce temps, environ la fin d'aoust an LXXVII, vint le filz de TEmpereur, nommé Maximillian, duc d*Austrice, ea la ville de Gand, à noble compaignie de pluseurs grans seigneurs de son pais, et illec espousa demoiselle Marie de Bourgongne, seuUe fille et héritière du duc Charles. A l'entrée du duc, furent cincq ou six cens lances d'Allemans, armez au cler, portans penons de noir, et bouchiez tous de noir en doeul, qui estoit noble chose à veoir. Et devant ceste noble compaignie estoient trompettes, clarons, tambourins et aultres instrumens, en si grant nombre que Ten n'y eust ouy Dieu tonner. Les bourgois, marchans et doyens de Gand furent à son entrée, moult richement enhabillés *. Et fut en ce point mené jusques à la court, là où il fut receu bonnerablement des dames et demoiselles , et en grans pompes passèrent la nuict. Les rues furent pleines de hours, et tendues de tapisseries et aultres aornemens, comme increables. Le duc de Jullers, à six cens chevaulx, vint jusques à Mtlines avec ledit Maximilien; mais il ne vault venir à Gand, ne scay pourquoy. Et, le lendemain, ledit duc espousa' ladicte demoiselle de Bourgongne, et fist l'office Fevesque de Tournay*. De parler des metz et entremetz, des diners et des joustes, tournois et esbatemens que l'en y fist ce jour, et des bancquets, tant en la ville comme en ladicte court, trop longue chose seroit à raconter ; mais tant en poeult on

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