‹ Anchiennes cronicques d'EngleterreChapitre 13 sur 128 · Voyez ci-dessus, tome II, page 302, note · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, tome II, page 302, note

32 CRONICQUES D'ENGLETERRE. [1470]

lande, le seigneur de Halluin^ et autres, jusques au nombre de xxTvi navires, contendans à combattre le conte de Warewic; mais il a voit colloquié son navire en si fort lieu qu'il estoit mal possible de le grever.

Pareillement le duc de Bretaigne mist grant navire sur mer pour trouver aussi Warewic ; mais, anchois que les navires des ducz de Bourguoigne et de Bretaigne se peussent esquipper de leurs havres, le dit seigneur de Scalles trouva la flotte de Warewic et le comhatty telement que v ou vi^ en furent mors ; et reconcquirent \nglois le navire des marchans que le dit Warewic avoit destroussez jusques au nombre de XL vaisseaulz, et plusieurs prisonniers. Et ceulz qui peurent escbaper se trayrent sur la frontière de Northmandie. Laquele victore escripvi le roy Edouard au roial duc de Bourguoigne, dont il fut moult joieux.

En l'an dessus dit, ou mois de septembre, tost aprez celle besongue, le bastard de Faucquenbergue', Anglois, tenant le party de Warewic, rencontra sur la mer xvi navires de marchans du pays de Flandres, lesquelz il assailly et concquist ; où furent occis XII hommes que femmes desdis navires. Sy courut commune renommée que les Ânglois y avoient guaignié plus de cent mil escus, lesquelz inconveniens venus à la congnoissance du duc de Bourguoigne, et que les Anglois avoient leurs proyes vendues en Northmandie

1. Josse de Halewin, seigneur de Halwin. Mort le 23 septembre 1472. (AifSEUfSy m, 911.)

i, Thomas Neville, £ls naturel de William, lord Fauconbridge. U fut décapité Tannée sui-vante. c Thomas Fauconbridge liis head was yesterday set upon London Bridge looking into Kent ward. » (Lettre de John Paston à son frère, en date du 38 septembre 1471. Pennes original Utters, llyH^,)

[1470] SIXIÈME PARTIE, UVRE VI, xi. 33

et ailleurs, ou royaulme de France, et mesmement que le roy les favorisoit, soustenoitetaydoit de vivres, de gens et de tout ce dont ilz avoient besoing, et que le conte de Warewic se tenoit en Northmandie et tout son navire, du gré et consentement du roy, qui le tenoit pour Tun de ses bons amis, le dit duc en fut grandement esmerveiilié et troublé. Pour quoy il en envoia devers le roy, pour luy remonstrer*, et sur ce scavoir sa vouUenté. Et lors, voiant qu'en ce le roy ne mettoit quelque provision, il envoia par tous ses pays, où il fist arrester et mettre en sa main tous les biens qu'on y peult trouver apartenans auz marchans de France, exceptez ceulz qui apartenoient auz subgectz des ducz de Guyenne et de Bretaigne.

En ce tempz, par ung dimence, xui* jour du mois de may*, fut comme toute arse par feu, de meschief, la ville de Mondidier, en moins de une heure ; et y furent ars X ou xu que hommes, que femmes et enfans, cuidans saulver leurs biens, ne n'y demoura d'entier sinon l'église et xv ou xvi maisons.

Quant doncques le duc de Bourguoigne vey que le roy de France favorisoit si grandement le conte de Warewic en son royaulme, il fist adenierer tous les dis biens des François, trouvez à ceste heure parmy ses pays, et tout ce que les marchans du royaulme avoient acheté à la foire d'Anvers, pour restituer les marchans de ses pays que les Anglois avoient des-

I. La lettre da t\uc de Bourgogne, adressée à Louis XI , est datée de Middelbonrg en Zélande, le 19 mai 1470.(Lsnglst, III, 1!23.)

f. là Wavrin intervertit Tordre des faits, car il vient de parler pins haut d'une entreprise du bâtard de Faacquenbergue , exécutée au mois de septembre.

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