II. De[)uis que les empereurs romains firent l'empire
gloire de tenir leur sceptre de J.-C. et que l'E- « Cum in causa fidei, vicem ipsi meam eate-
glise, pour les intéresser en sa défense, voulut nus delegarim, ut ab ea qu;e vobis debetur ob-
bienleur communiquer toutes ses plus impor- servantia non recedens, pietati me vestrœ prœ-
tanles atfaires , il est certain, et l'histoire ecclé- sentari non desinat, exequens in custodia lidei,
siastique en fait foi, que les papes furent sou- et in ecclesiasticis disciplinis per omnia sollici-
vent obligés d'envoyer des légats à la cour tudinem, et opportunis suggestionibus, quod
impériale, mais ces légations étaient extraordi. universali Ecclesi;i3 prosit insinuans; ut in ipso
naires et limitées, tant pour le temps que pour nec catholicis vestrum pnesidium , nec vobis
les alîaires. meum desitobsequium (Epist. lviu). »
Le premier à qui le Saint-Siège ait confié V. 11 faut dire un mot de la légation dont ce
une légation ordinaire, ou une nonciature au- saint pape avait, quelque temps auparavant,
près des empereurs, a été Julien, évêque de chargé l'impératrice Pulchérie même, envers
l'île de Cos dans l'archipel. Le pape saint Léon son frère l'empereur Théodose, pour obtenir de
l'établit légat ou nonce, pour résider à la cour lui un véritable concile, après le faux concile
de l'empereur Marcien, après le concile de Cal- d'Ephèse , afin d'y affermir les fondements de
cédoine, et il ne lui donna autre charge ni au- la foi qui semblaient avoir été ébranlés,
tre pouvoir que celui de veiller, pour le main- « Quod ut oblinere mereamur, probatissimoe
tien de la foi orthodoxe, contre les erreurs de nobis fidei pietas tua, quœ -labores Ecclesiaî
Nestorius et d'Eutychès, contre lesquelles le semper adjuvat, supplicationem nostram apud
patriarche de Constantinople Anatolius ne té- clementissimum principem, sibi specialiter a
moignait pas autant de chaleur et de zèle qu'il beatissimo Petro apostolo legatione commissa,
eût été à souhaiter. dignetur asserere (Epist. xxvi). »
Dans la lettre que saint Léon écrivit à cet Les siècles suivants nous feront voir de
évêque, après lui avoir défendu de se mêler grands et de saints rois être chargés et faire
des causes qui regardent la juridiction des au- toutes les fonctions de la légation apostolique,
très évêques , il lui promit de répondre h tous VI. Si le pape Léon avait donné la qualité
ses doutes touchant ses fonctions, et ne lui d'apocrisiaireà Julien, évêque de Cos, il en au-
laissa que le soin d'entretenir toujours les em- rait eu un exemple en la personne d'Anatolius
pereurs dans leur ancienne ferveur contre les même, à la négligence duquel il opposait la
nouvelles hérésies. vigilance de ce nouveau légat. Car Anatolius,
« Consulente dilectione tua de his in quibus avant sa promotion, avait été apocrisiaire de
putaveris ambigendum, non décrit relationi- Dioscore, archevêque d'Alexandrie, à Constan-
bus tuismeae respousionis instructio, ut seque- tinople. Témoin Libérât : « Ordinatusque pro
strata earum actione causarum quœ in quibus- eo est Anatolius diaconus, qui fuit Constanti-
cumque ecclesiis prœsulum suorum debent nopoli apocrisiarius Dioscori(Breviar., c. xii).»
cognitione firmari, bac speciali cura mea vice Justinien suppose que les patriarches et les
functus utaris, ne hœresis Nestoriana vel Euty- primats avaient toujours leurs apocrisiaires à
chiana in aliqua parte revirescat, (juia in epi- Constantinople, lorsqu'il ordonne aux évêques
scopo Constantinopolitano catholicus vigor de se servir de leur ministère pour faire
non est (Epist. vi). » vider les procès qu'ils auront à Constantino-
IIL L'agrément de l'empereur était néces- pie, sans y \enir eux-mêmes, ce qu'ils ne
388 UIJ SECOND OllDRE DES CLEKCS. — CIIAPITHE CENT-IIL ITIÈME.
peuvent faire sans contrevenir aux lois in- tanlinople, ou par les apocrisiaires de chaque
violables de la résidence. patriarcal.
« Pncsertim cuni liceat, si qujiHlam sint VIII. En elîel, la seconde remarque (ju'il
forte lites sanctissimis Ecclesiis, prof)ter (juas faut faire, c'est (|ue ni les évèciues, ni les iné-
lias occasiones asserunt ; hoc per eos qui sub tro[)olitains n'avaient [)as des ai»ocrisiaires rési-
ipso sunt, relij,Mosos clericos, aut apocrisiarios, dents à Conslantinople, mais les seuls patriar-
autœconomos movere, et petitiones ad impe- ches, ou exarques, chefs de diocèses,
rium dirigere, impetrare autem sperata. Pro- Justinien le répète encore dans le même en-
pterea sancimus, si quando propter ecclesiasti- droit : « Per religiosos apocrisiarios cujus-
carn occasionem inciderit nécessitas, hanc aut (|ue diœceseos sanctissiuiorum patriarcharum
per eos, qui res agunt sacrarum Ecclesiarum, (Xov. 6, c. m); » et s'il parle ailleurs des apo-
quos apocrisiarios vocant, autperaliiiuoscleri- crisiaires, que chaque évoque pouvait envoyer
eos hue destinatos, aut œconomos suos notani à Constantinople, ce n'est que des syndics que
imperio facere (Nov. G, c. ii et ni). » chaque cvèque y pouvait envoyer, ou à son pa-
('et empereur nous apprend encore plus net- triarche , ou à son métropolitain qu'il faut
tement dans la suite que tous les patriarches, l'entendre; et non de ceux qu'on envoyait à
ou primats, ou chefs de diocèse, entretenaient l'empereur, et qu'on faisait résider en cour,
toujours à Constantinople un apocrisiaire, et il « Apocrisiarii cujusque Ecclesife, qui in regia
ordonne que ce soit par l'entremise de ces apo- civitate degunt , aut ad beatissimos patriar-
crisiaires, ou par le patriarche même de Cons- chas, aut ad metropolitas a suis episcopis or-
tantinople, que les évêques qui y viendront dinati et deslinati, etc. (Nov. 1-23, c. xxv). »
avec la permission de leur métroi)olitain, ou Les actes de saint Porphyre, évêque de(iaza,
de leur patriarche, s'ils sont eux-mêmes mé- nous fournissent des preuves évidentes de ces
tropolitains, se feront introduire devant Tem- deux remarques. Ce saint évêque envoya pre-
pereur. mièrement son diacre Marc à Constantinople
« Hue advenientes non prsesumant per se- vers saint Chrysostome, qui en était archevêque,
metipsos se prius pronuntiare ad imperium, pour obtenir de remi)ereur Arcade la démoli-
sed primitus aut ad Deo amabilem patriarcham tion des temples des idoles : « Scriptislitteris ad
proficisci, aut ad uniuscujusque diœceseos ex sanctissimum episcopum Conslantinopolila-
qua sunt, apocrisiarios, et cum ipsis conférant num et redditis litteris beato Joanni, etc. Ego
causas, propter quas venerunt, et ingredi ad non cessabam quotidie eum admonere, etc.
imperium ejus, et deinceps impérial! perfrui (Surius, die 26 Febr., cap. xx). »
aspectu. » Tous les temples de Gaza ayant été démolis
Yll. Ces paroles donnent lieu à deux re- par l'ordre qu'en donna cet empereur, excepté
marques. La première, que les évêques de celui de Marnas , Porphyre vint lui-même à
Constantinople avaient été originairement les Constantinople, et s'y comporta comme le saint
apocrisiaires et les agents de tous les autres solitaire Procope lui avait prescrit, s'adressant
évêques et de toutes les églises du monde d'abord à saint Chrysostome, et se faisant in-
auprès de l'empereur, depuis que l'empire troduire par les amis qu'il avait en cour vers
chrétien eût établi son trône dans Constanti- l'impératrice, i)arce que son zèle apostolique
nople. l'avait déjà fait tomber dans la disgrâce de la
Rien n'était ni plus naturel, ni plus com- cour. «Primumconvenite episcopum Joannem,
mode aux autres évêques, que de trouver à ipse enim vobis est consulturus ea, quœ ipsi
Constantinople Tévêqiie de la même ville revelavit Dominus. Non potest enim loqui in
comme un médiateur, ou introducteur général palatio , quoniam ei irascitur imperatrix Eu-
de ses confrères ou de leurs envoyés auprès des doxia, etc. Ipse vos commendabit Amantio cubi-
empereurs. culario , (jui introducet vos ad imperatricem
Aussi les empereurs renvoyaient ordinaire- (Cap.xxvii, xxvni). »
ment àl'évêque de Constantinople le jugement Sans cette disgrâce, il est évident que saint
de toutes les causes pour lesquelles les évêques Chrysostome eût été l'introducteur et le média-
avaient recours à lui ; et Justinien ordonne en- leur de cet évêque vers l'empereur, auprès
core que les évêques qui viendront en cour s'y duquel il ne laissa pas de faire par ses amis ce
fassent introduire par le patriarche de Cons- qu'il ne pouvait pas faire par lui-même.
DES APOCRISIAIRES OU NONCES DU PAPE. 3Sn
Ce seul exemple suffit pour conclure que, cèrcnt à envoyer des diacres seulement pour
dans toutes les conjonctures semblables, les résidents ordinaires, ou pour apocrisiairos à
évêques qui avaient des affaires en cour usaient Constantinople ; mais c'est aussi ce qu'il n'avait
d'une conduite pareille, et que si les évêques |)as entrepris de faire, et ce qu'il ne faisait pas à
particuliers trouvaient un grand avantage dans son sujet. Il ne voulait que justifier par (jucl-
l'appui et la faveur d'un de leurs confrères, que image de l'antiquité l'établissement des
celui de Constantinople n'en trouvait pas un arcliichapelains, ou apocrisiaires de nos rois,
moindre à se faire autant d'amis, et presque qui étaient des évoques, et non pas des dia-
autant de créatures qu'il y avait d'évêques. cres.
IX. C'est apparemment la raison pour laquelle XII. Pendant qu'il y eut une ombre de l'emles évêques de Constantinople trouvaient dans pire dans l'Occident, et même pendant que les conciles généraux tant de facilité à se faire Théodoric et les autres rois golhs dominèrent accorder ces degrés extraordinaires d'une nou- i)uissamment dans Rome et dans l'Italie, les velle élévation, comme il parut dans le premier papes n'avaient pas besoin d'un résident ordiconcile général de Constantinople et dans celui naire dans Constantinople, parce qu'ils avaient de Calcédoine. Quoitiu'il ne pût s'élever <iue plus à démêler avec la cour impériale, ou par leur rabaissement, ils y donnaient néan- royale d'Occident, ou d'Italie, qu'avec celle moins les mains sans beaucoup de peine , d'Orient. Ainsi ils se contentaient d'y envoyer parce qu'ils s'ac(]uéraicnt un puissant protec- des ambassades extraordinaires dans les beteur, et un entremetteur nécessaire dans les soins, ou d'employer l'évêque de ConstantîatTaires (|u'ils avaient en cour. nople : comme nous venons de voir que saint
X. C'est aussi probablement ce qu'a voulu Léon n'employa Julien, évoque deCos, que dire Hincmar (Tom. n, p. 2061), quand il a pris parce qu'Anatolius, évêque de Constantinople, l'origine des apocrisiaires dès le temps que négligeait étrangement les intérêts de la foi. l'empereur Constantin établit son séjour à Le pape Célestin regardait sans doute Maxi- Constantinople. « Apocrisiarii ministerium ex mien, évêque de Constantinople, comme son co tempore sumpsit exordium , quando Con- agent auprès de l'empereur, et pour ainsi dire, stantinus Magnus sedem suam, in civitate sua, comme l'apocrisiaire de toute l'Eglise, quand qua^ antea Byzantium vocabatur, œdificavit. Et il écrivait à l'empereur Théodose le Jeune sic responsales, tam Romanœ sedis, quam et que Maximien avait toujours été comme un aliarum prœcipuarum sedium, in palatio pro membre de l'Eglise romaine, et que le concile ecclesiasticis negotiis excubabant. Aliquando d'Eplièse l'ayant élu pour succéder à Nestoper episcopos, aliquando vero per diaconos rius,ildoit l'écouter et l'appuyer pour la dé- Apostolica Sedes hoc officie fungebatur. » fense de la foi orthodoxe.
Hincmar n'a dit cela qu'en passant pour in- « Fert illi, ac si sui corporis parti, Romana
diquer la première origine des apocrisiaires lestimonium, quœ hune semper inter suos
ou des archipelains, qu'on vit ensuite dans la babuit ac numeravit, Ecclesia. Huic taliter
cour impériale de Charlemagne et de ses des- electo ad componendum Ecclesiœ statum, et
cendants , et il faut avouer qu'il a parlé très- omne virus prava? hœresis radicitus evellen-
correctenient. 11 dislingue deux sortes d'apo- dum, obsecramus et poscimus, ut consueslis,
crisiaires, les uns évêciues, les autres diacres, armapraestetis (Concil. Ephes., part, ni, c. 21).»
Les évêques étaient ou ai)ocrisiaires extraordi- Et quand il écrit au peuple de Constantinople:
naires, et c'étaient les évêques que l'histoire « Nostro vobis loquitur ore collega, etc. A
ecclésiastique nous montre avoir été envoyés nobis datus est, qui est electus ex nostris
par les papes vers les empereurs en mille di- (Cap. xxui). »
verses occurrences : ou ordinaires, et c'étaient XllI. Les démêlés qui survinrent entre les les évêques mêmes de Constantinople, comme papes et les évêques de Constantinople, sectanous venons de montrer. Les diacres étaient leurs du schisme d'Acacius , rompirent la les apocrisiaires résidant continuellement à bonne intelligence de ces deux Eglises; mais Constantinople de la part des patriarches, sur- Justinien s'étant peu de temps après rendu tout de la part du pape. maître de Rome, et de la meilleure partie de XL 11 est Nrai (lu'Uincmar n'a pas précisé- Tltalie sur les Goths, le pape Agapet comment désigné le temps que les papes commen- mença d'établir un de ses diacres pour son
apucrisiaire, son nonce et son, résident ordinaire à Constanlinople. Libérât en fait foi : « His peractis constituens papa apud imperatoreni aitocrisiariuni Ecclesiic suœ l*elagiuin diaconuni siium, duni inllaliani reverli disponit, Conslantino[)oli obiit (Cap. xxii). »
Ce pape étant présent à Constantinople, y découvrant les avantages que les autres patriarches orientaux tiraient des apocrisiaires qu'ils y entretenaient , et appréhendant peutêtre les anciennes brouilleries des évèques de Constantinople, jugea fort sagement qu'il était plus à propos d'avoir lui-même un résident ordinaire dans cette cour, surtout depuis que les eni|)ereurs de Constantinople étaient devenus les maîtres de Rome.
XIV. Mais d'où vient que ce pape ne laissa (ju'un de ses diacres pour faire la fonction d"apocrisiaire près de l'empereur? si ce n'est que les patriarches d'Orient en usaient de même, comme nous venons de voir par les exemples d'Analolius, apocrisiaire de Dioscore d'.Uexandrie; et de Marc , apocrisiaire de Porphyre de Gaze; outre que cette légation ou nonciature étant de longue durée, il n'était pas juste d'éloigner si longtemps les évèques de leur diocèse , puisque l'institution des apocrisiaires avait été faite au moins en partie pour obliger les évèques aune rigoureuse résidence.
XV. On pouvait avoir eu égard au concile de Sardique dans cette institution des diacres apocrisiaires. Car ce concile avait ordonné aux évèques qui auraient des affaires à la cour, d'y envoyer plutôt un diacre que d'y aller euxmêmes. « Ter proprium diaconum mitlant , miuislri enim persona non est invidiosa, et qnœ concessa fuerint , citius perferri poterunt (Can. vin). »
Cela ne regarde que les apocrisiaires extraordinaires, mais les mêmes raisons ont encore plus de poids pour les ordinaires. La personne et la résidence d'un diacre est de moindre dépense, et moins exposée à l'envie et à la médisance, que celle d'un évèque.
XVI. Le canon sui\ant du môme concile justifie ce que nous avons avancé de l'évêque de Constantinople, qu'il était comme l'apocrisiaire universel de tous les évèques. Ce canon ordonne que les évèques qui auront besoin de la protection des empereurs, aient recours par lettres à l'évêque de la ville où est leur séjour impérial : « Scribens videlicet ad fratres et coepiscopos nostros, qui scilicet illotempore in locis
\c\ civilatibus agunt, in quibus piissimus iniperator rempublicam gubernal (Can. ix). »
XVII. Revenons à i*élage , ([ue le pape xVgi pet laissa à Constantinople pour son apocrisiaire. 11 ne souscrivit au concile de Conslantino[)le, sous Menas, qu'après le même Menas, patriarche de Constantinople , et les autres évèques italiens avant les évê(|ues grecs. Mais le pape ^igile, qui lavait continué dans la même charge, aussi bien que Sylvère, successeur immédiat d'Agapet; Vigile, dis-je , le délégua pour aller faire le procès à Paul, évêque d'Alexandrie , ce qu'il fit avec les évèques d'Antioche , de Jérusalem , et d'Ephèse , que l'empereur avait délégués avec lui pour cela. Procope, dans ses anecdotes, fait foi de la délégation de Pelage par Vigile : « Archidiaconus Romœ Pelagius , Vigilii pontificis personam indutus, etc. »
Libérât rapporte la chose au long : « Misit imperatorPelagium diaconum etapocrisiarium primœ Sedis Romœ Anliochiam cum sacris suis, quibus prœcepit, ut cum Ephremio ejusdem urbis episcopo , etc. Venirent Gazam, et Paulo episcopo pallium auferrent, et eum deponerent. Pelagius cum memoratis patriarchis et episcopis venit Gazam , et auferentes Paulo pallium, deposuerunt eum (Cap. xxix). »
C'était Pelage même qui avait procuré cet évêché à Paul ; et avait assisté à son ordination avec les autres apocrisiaires des patriarches orientaux : « Paulus unus abbatum Tabennensium monachorum, ad Alexandrinam sedem ordinatur episcopus , Pelagio iuterveniente apocrisiario romano, plane orthodoxus. Ordinatus est a Mena Constantinopoli, prœsente eodem Pelagio responsario Vigilii , et apocrisiariisEphremii Antiocheni, et Pétri Hierosolymorum ^Ibidem), »
XVIII. Le crédit des apocrisiaires éclate admirablement dans ces exemples. Aussi Justinien voulant rétablir Paul , Procope dit que Vigile ne voulut point révoquer la sentence qu'il avait prononcée par la bouche de son apocrisiaire.
La présence des apocrisiaires aux ordinations des évèques, et aux autres actions importantes, en était comme une ratification de la part du prélat qui les avait envoyés. Mais les intrigues et le crédit de Pelage ne parurent jamais plus que dans la condamnation des dogmes d'Origène , qu'il fit faire à l'empereur Justinien , par un ressentiment d'animosité , contre Théodore,