SI LES PÈRES GRECS OU LATINS ONT ÉRIGÉ QUELQUE SÉMINAIRE
in nionasterio, et deseruit, et tanien virgo est, diniidia mit. »
La profession de stabilité que ces vierges faisaient, ne consistait (lu'a entrer dans le monastère : Si cœpit esse iiimonasterio. Après cela elles n'en pouvaient sortir sans violer leur profession , quoiqu'elles demeurassent vierges.
XIX. Cette comj)araison de saint Augustin est tout à fait juste : car ces vierges, après avoir voué la virginité, vouaient encore la stabilité, et la vie commune avec la pauvreté dans un monastère, en y entrant : de même que les clercs, après avoir voué de s'acquitter de toutes les obligations des ordres qu'ils avaient reçus, faisaient encore profession de pauvreté , de vivre en commun, et de persévérer dans le séminaire, en y entrant.
Ce sont ces fllles religieuses à qui saint Augustin adressa sa règle, comprise dans une de ses lettres, semblable à la vie des clercs du séminaire, mais proportionnée à elles. Car outre le vœu de chasteté, « Ut non solum car-
nales nuptias contenmeretis , » elles s'obligeaient à la vie commune, et Lliam eligerxilis in domo societatcni unanimi babitandi, » et à n'avoir rien en propre : « Non dicatis aliquid proprium, sed sint vobis omnia communia (Epist. cix). »
Pour cela elles donnaient au monastère ce qu'elles avaient possédé dans le monde : ce (|ue les clercs faisaient aussi le plus souvent, comme nous dirons ailleurs : « Quœ ali(juid babebant in sa'culo, (juando ingress;e sunt monasterium, libeuter velint illud esse comnmne. »
Enfin, ces saintes vierges ne portaient que les habits connnuns, sans se distinguer des autres filles : M Non sit notabilis babilus vester, nec alfectetis veslibus })lacere, sed moribus. »
Il n'en était pas de même de toutes les autres religieuses de ce temps-là; mais saint Augustin régla celles-ci avec le même esprit et le même tempérament qu'il avait fait paraître dans la discipline de son séminaire.