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IV. Les laïques mêmes sentirent quelques

Th. — ToM. IL

étincelles de ce divin feu et de cette ferveur religieuse, lîertolde raconte (pie, dans toute l'Allemagne, un fort grand nombre de laïques s'assemblèrent dans les monastères des clercs ou des moines pour y vivre sous leur conduite, dans l'observance exacte de la discipline, après s'être donnés eux-mêmes avec tous leurs biens.

« His lemporibus in regno Teutonicorum communis vita multis in locis floruit, non solum in clericis et monachis religiosissime commorantibus, verum etiam in laicis, se sua(iue ad eamdem communem vitam devotissimeott'erentibus. Quietsi habitu necclerici, nec monachi viderentur, ne(]uaquam tamen eis meritis dispares fuisse creduntur, etc. Nempe ipsi abrenuntiantes sacculo, se et sua ad congregationes tam clericorum, quam monachorum regulariter viventium devotissime contulerunt : ut sub eorum obedientia communiter vivere, et eis servire mererentur (Baronius, an. 1001, n. 4, 5, 6). »

Urbain 11 prit la défense de ces fervents imitateurs de l'Eglise primitive contre les insultes des médisants : « Eamdem conversationem dignissimam, quod in primitiva) Ecclesi:r forma impressa est, judicantes, approbamus, confirmamus, etc. »

Cette dévotion s'étendit jusque dans les villages, où des troupes innombrables de toutes sortes de personnes et de jeunes tilles mêmes, renonçant aux vanités et aux délices trompeuses du monde, menèrent une vie toute religieuse sous l'obéissance des prêtres.

V. Mais il faut reprendre le discours des communautés ecclésiastiques, dont on avait déjà vu quelque renouvellement au temps et par les soins de saint Romuald, selon le témoignage de Pierre Damien dans sa vie : « Constituit itaque vir sanctus plures canonicos et clericos, qui laicorum more, sœculariter habitabant, prœpositis obedire, et communiter in congregatione vivere docuit (Cap. xxv). »

Yl. Il était d'autant plus facile de faire consentir les chanoines et les autres bénéficiers à cette désappropriation des biens de l'Eglise et à cette vertueuse et délicieuse manière de les posséder en commun, que la séparation et le partage des fonds était encore alors une innovation, et peut-être même assez souvent une usurpation.

Cela paraît clairement dans la lettre de Grégoire VII aux chanoines de Lyon, qu'il convie à imiter l'exemple de leur doyen^ qui avait re-

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