‹ Ancienne et nouvelle discipline de l'ÉgliseChapitre 264 sur 291 · VI. Les religieux eurent enfin des prêtres de leur corps · texte numérisé non relu

VI. Les religieux eurent enfin des prêtres de leur corps

VII. Alliance admirable du numachisme et do la cléricalure dans le palais poniilical de saint Grégoire : co séminaire apostolique et le collège des cardinaux fut alors une seconde pépinière d'évèques.

VIII. Saint Equice et saint Benoit joignirent les travaux de la prédication aux rigueurs de la vio monastique.

IX. X. XL La cléncature jointe à la profession monastique. Tout le clergé d'Angleterre, à l'exemple d'Augustin, fut longtemps composé de moines Boiiifacc IV, pape, déclare dans un synode romain, que les moines sont capables de toutes les fonctions sacerdotales.

XII. En Irlande, tous les évèques mêmes s'étaient soumis à un abbé prêtre, successeur de saint Colomban.

L L'alliance de la cléricature avec la profession monasticjue a paru assez, dans les chapitres précédents, par le fréquent retour qu'il a fallu faire sur l'état des monastères. Ajoutons ici ce qui reste à dire sur une société si sainte et égalonienl avantageuse aux ecclésiastiques et aux religieux, avant que de passer aux autres chefs qui ne regarderont plus que l'état nionasti(|ue.

IL Saint Grégoire ne permettait pas que les clercs qui s'étaient jetés dans les monastères en pussent sortir pour rentier dans leurs |)iemières églises, à moins que leur évéque, touché de leur extraordinaire piété, les retirât du cloître pour leur conférer la prêtrise et les attacher au service de quelque église.

a Si quos a clericatu in monachicam conversionem venire contigerit, non liceat eis ad eamdem, vel aliam ecclesiam denuo rtmeare ; nisi talis vita? monachus fuerit, ut episcopus, cui ante militaverat, sacerdotio dignum prœ-

viderit, ut ab eo debeat elegi, et in loco, quo judicaverit, ordinari (L. i, ep. xl).»

Ce pape se met peu en peine de l'obligation de ce nouveau curé pour l'observance des vœux et de la profession religieuse. Les ecclésiastiques ne retirant (|ue leur simple entretien de leurs bénéfices, et gardant la continence inséparable des ordres majeurs, ne dilléraient pas beaucoup des religieux pour la chasteté et |)Our la pauvreté évangelique ; au reste, quant h l'obéissance , ils la rendaient tout entière à révé(iue. La stabilité dans une église était équivalente à celle des moines dans leurs monastères. Enlin, la Rclif/ion et la conversion des 7nœi(rs, que les moines |)rometlaient alors dans leur profession, au lieu des trois vœux, étaient des termes que nous avons déjà vu fort souvent dans les canons leur être communs avec les ecclésiastiques. Et certes, l'observation ponctuelle des canons était très-propre pour leur procurer les vertus désignées par ces termes, aussi bien (jue les règles des monastères.

111. L'évéqued'Orviéto mancjuant de prêtres, le pape lui donna la permission qu'il demandait, d'ordonner prêtres quelciues-uns d'entre ses moines avec le gré de leur abbé, et a|)rès avoir bien examiné s'ils n'étaient point chargés de quelque crime qui les rendît irréguliers : « Ne quod absit, liic honor , et illis pœna, et vobis incii)iat esse peccatum (L. v, ep. xxvii). »

Il ordonna aussi à l'évêque de Palerme de donner la prêtrise au religieux du monastère de Saint-Hernie (|ue ses confrères choisiraient pour leur dire la messe dans leur couvent, pourvu que ses mœurs répondissent à une si haute dignité : « Cujus vita, mores, et actio tanto possit ministerio convenire (Ep. xli). »

Ces deux exemples suffiront pour montrer

. (jue , si la majesté du sacerdoce honorait la

sainteté religieuse, et si en revanche la sain-

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