X. Si l'étolc est une marque de juridiction
L Léon IX, écrivant à rompereiir Michel, de Constantinople, environ l'an 1050, inséra dans sa lettre une partie de la prétendue donation de Constantin, qui avait alors grand cours par tout le monde, parmi les Grecs mêmes.
Par ce passage la plupart des habits et des ornements impériaux sont communiqués au pape et aux ecclésiastiques de l'Eglise romaine.
La facilité qu'on eut de donner crédit à celte pièce supposée, et l'audace même de l'auteur inconnu de la supposition, ne provintquede ce que ces sortes d'habits majestueux étaient déjà en usage parmi les ecclésiastiques de Rome ; et on était persuadé que ç'avaient été autrefois les habits impériaux que les empereurs chrétiens avaient voulu rehausser d'un nouvel éclat, en les communiquant au royal sacerdoce deJ.-C.
II. Les souverains pontifes ont ensuite quelquefois répandu, sur les souverains mêmes, quelques rayons de la majesté impériale , en leur distribuant les ornements propres du sacerdoce. Alexandre II, en 1068, envoya à Uratislas, duc de Bohême, une mitre pour en orner sa tète, selon qu'il l'avait demandé, quoique l'usage n'en eût jamais été permis aux laïques. C'est ce que nous apprenons de la lettre de
Grégoire VU au même duc : « Ad signum intinuc dilectionis, quod laica? persona; tribui non consuevit, mitram quam postulasti, direxi (L. I, epist. xxxviu). »
Alexandre 111, entre autres privilèges qu'il donna comme autant de marques de sa reconnaissance envers la république de Venise , accorda au doge l'ombelle, qui approche du chapeau pontifical. «Eidem principi umbellam. concessit, galero pontificiopersimile ornamentum (Baronius. an 1177, n. 5).» Cette ombelle ou parasol était le chapeau, ou le couvre-chef des empereurs de Constantinople, qu'ils appelaient du même non axtâ^i&v.
Charles Y, roi de France, avait coutume de porter un chapeau pointu semblable à. cet ombelle ou parasol. Ce qui fait voir que les ornements et les vêtements des princes ecclésiastiques ou séculiers étaient anciennement les mêmes ; et dans la suite des temps ils ont été réservés spécialement pour la célébration de l'office divin.
111. Le patriarche de Constantinople portait aussi le manteau, la tunique et le couvre-chef de lin. Témoin Nicétas, quand il parle du patriarche Cosme : « Ut aliquando pallium et tunicam, et lineam calyptram capitis pauperibus distribueret. »
Les auteurs de l'histoire Byzantine font foi que les empereurs de Constantinople portaient le même habillement de tête, qu'ils appelaient cjy.ià^iov, xaxûiîôpa , et qul uc différait de celui des autres seigneurs, sinon qu'il était de pourpre et orné d'or et de perles (Du Cange, diss. xxiv, sur l'Hist. de saint Louis).
« Extra casus statutos a jure canonico et a summis pontificibus, nullam habent episcopi jurisdictionem degradandi seu deponendi, nec devenire possunt ad degradationem et traditionem curiae sœculari, nisi auctoritate a jure canonico expresse concessa, quse in certis casibus nunquam intelhi,iiur concessa. » Or, les crimes qui entraînent la déposition ou la dégradation, et par conséquent la défense de porter le costume ecclésiastique, sont l'adultère, le concubinat, la simonie, le stupre, l'inceste, le vol, le parjure, l'homicide, l'hérésie, le faux, juridiquement prouvés. Donc, on ne peut pas interdire à un piètre suspendu par sentence ex informata consnientia de porter la soutane. Les statuts diocésains qui promulguent une telle peine dépas-
sent leur droit et leur pouvoir ; car enfin, on ne saurait trop le répéter, dans un pays où depuis plus de soixante ans le droit canonique est complètement mis à l'écart et remplacé par l'arbitraire, un prêtre suspendu n'est pas un prêtre déposé. La première punition est temporaire et ne peut durer que quelques mois, tandis que la seconde ne peut s'infliger que juridiquement, et après une procédure en forme devant l'ofticialité. Il faut en outre qu'on ne perde pas de vue que la sentence ex informata conscientia ne peut sévir que contre des délits occultes, et la procédure canonique que contre des crimes notoires qui se prouvent par débats contradictoires.
(Dr André.)
80 DU SECOND ORDRE DES CLERCS. — CHAPITRE ClNQl'ANTE-DEUXIÈME.
Ollon 111 offrit à l'autel le manteau impérial tassent toujours. Mais cet usage ayant été aboli,
dont il L'tait revêtu, et où tous les mystères de et la distinction des clercs d'avec les laïques,
l'Apocalvpse étaient représentés en broderie, se remarquant par tant d'autres choses, on a
« Mantuni, quo tegebatur coronatus, in quo jugé contraire à la bienséance de porter le sur-
oninis Apocalypsis opère plirygio erat auro in- plis, qui a succédé à l'aube, hors de l'église. si'^nita Baron , an. i<»«.M^ n. 19). » C'est aussi ce qui a été défendu par le concile
Cette espèce de manteau est la même dont de Reims en i.^HiJ Can. m, v . « It sine super-
il est si souvent parlé dans la vie des papes^ pellicio et almutio in ecclesia comparera ,
qui en étaient revêtus au même instant de plane irreligiosum est ; sic illa ad loca publica
leur élection. C'est celte chape de pourpre rerum venalium déferre , prorsus indeco-
dont parle Pierre Damien à lantipape Cada- rum ac sordidum esse , nemo est qui non
lous, a Habes nunc forsitan mitram . habes videat. »
juxta morem Romani ponlificis rubeam cap- Le concile de Rouen, en 107-2, enjoignit aux
pam. Cave. etc. Baron., an. iOol, n. 1-4 . » doyens ruraux et aux curés de prendre leurs
Pierre, diacre, dans la chronique du Mont- aulnes, pour faire avec décence la distribution
Cassin, dit qu'Alexis, empereur de Constanti- des saintes huiles, et pour baptiser. On voit
nople, envoya à saint Benoît un manteau de bien par là que le surplis a succédé à l'aube
pourpre, dont l'abbé du Mont-Cassin fit un dans les occasions semblables. Il en est de
pluvial. « Pallium purpureum optimum, de même des offices du chœur, où l'on assistait
quo abbas pluviale faciens,etc. 'L. iv. c. :29 . » avec des aubes. En effet, si les surplis étaient
Il ne faut pas oublier que les empereurs encore aussi longs qu'ils ont été, à peine les
d'Allemagne ont encore conservé cette reli- distinguerait-on des aubes. En voici une preuve
gieuse pratique, de prendre les habits impé- bien constante.
riaux, qui sont les mêmes que ceux du diacre Nicolas 111, en 1-278, réglant les offices et les
aux offices de la nuit de Noël, et de chanter habits des chanoines de Saint-Pierre à Rome,
la septième leçon de matines Sponde, an. 1377, confirme leur ancienne coutume de porter des
n. 15 . surplis simples depuis Pâques jusqu'à la Tous-
Nous en rapporterons ci-dessous les exem- saint, « Lineis togis superpelliceis, sive cottis
pies, où il paraîtra qu'on n'a nullement douté absque cappis utantur. quod hactenus, ut acce-
que les habits impériaux ne fussent les mêmes pimus. fieri consuevit. » Et depuis la Toussaint
que ceux du sacerdoce; et que les habits, qui jusqu'à Pâques de porter des chapes de serge
sont devenus propres à l'autel, n'aient été noire par-dessus leur surplis. « Super super-
autrefois en partie ceux même de l'usage pelliceas lineas déférant cappasnigras de sergia
commun. simplices Rainald.. an. l-2G8,n. 79). » Les ter-
IV. L'aube était un habillement de l'usage mes latins « Togœ, cottae, lineœ, » signifient
commun . pour tous les ecclésiastiques, au des aubes qui descendent jusqu'aux talons, moins dans les ordres sacrés, comme elle l'est Cette diversité entre les habits du chœur
encore pour les évêques et pour les chanoines pour l'été et pour l'hiver est ancienne, comme
réguliers, qui ont été plus fidèles observateurs il parait par celte lettre de Nicolas 111, où il
d'une pratique autrefois universelle. faut encore remarquer la différence des cha-
Outre les preuves qui en ont été remarquées pes des chanoines d'avec celles des bénéficiers ci-dessus, en voici une fort manifeste, tirée de du bas chœur. Les chapes chorales des chala lettre de Rathérius, évêque de Vérone, aux noines peuvent être fourrées et ouvertes parprêtres de son diocèse, où il leur ordonne d'à- devant depuis la ceinture jusqu'en bas : « Fovoir une aube toute particulière pour la celé- deratas, a cingulo vel circa, ex parte anteriori bration de l'auguste sacrifice, outre celle de la fissas inferius et apertas. » vie civile. « NuUus cum alba qua in suos usus Celles des bénéficiers, au contraire, doivent utitur, praesumat missam cantare Inter obser- être entièrement fermées, si ce n'est qu'elles vationes ad Robertum PuUum, p. i03;. » jieuvent être tant soit peu ouvertes devant l'es- Comme c'était alors principalement par celte tomac , et au bas, pour pouvoir avancer le aube, que les clercs se distinguaient des lai- bras. « Ipsi super clausa vestimenta clausas ques, qui étaient aussi bien qu'eux vêtus de cappas habeant, non apertas, modica duntaxat long, il était de la bienséance qu'ils la por- in fine cappœ et ante pectus apertura dimissa,
DE L'HABIT ECCLÉSIASTIQUE DANS L'ÉGLISE. 8i
per qiiam brachium possit extrahi juxta mo- Mais le concile d'Aix, en 1583 , défend abso-
rem. » lument les surplis sans manches, et nous ap-
L'auteur de la vie de saint Bennon, évèque prend par là qu'autrefois ils avaient été sans
de Misne, semble faire Burchard, jadis évêque manches, au moins en quelques églises, comme
de Misne, auteur de cette distinction de chapes étant des chapes de lin : « Superpellicea etiam
chorales pour ses chanoines. « Primus pallio manicas habeant. Illa autem quae manicis ca-
nigro linea veste superinjecto illos uti docuit rent, et quae non superpelliciorum, sed man-
(Apud Surium, die xvi. Junii). » Mais ce n'était tilium potius nomine digna sunt, omnino pro-
qu'aux jours de jeûnes qu'on portait ces cha- hibemus (L. m, tit. v, c. 7). »
pes noires. « Prœcipuœ esurialibus quadrage- Il est remarquable que ce concile veut que les
simœ diebus. » chanoines, aux jours qu'ils portent la chape,
Le concile de Ravenne, en 1317 (Can. iv), usent de rochets sous la chape. Enfin, le con-
donne le choix de la chape ou de l'aube dans cile de Mexico blâme les surplis curieusement
l'église. « In ecclesiis utantur cappis, vel cottis ouvragés, ou brodés, e^ si courts, qu'ils ne des-
albis. » cendent pas sous le genou : « Superpellicia
Le concile de Lavaur en 1368 (Can. xlvi), recte , aliove eleganti artificio elaborata, aut
obligea les abbés, les prieurs, les prévôts, les adeo contracta, ut infragenu non dimittantur,
doyens , les archidiacres et les chanoines de ne induant. »
porter les chapes noires depuis la Toussaint II nous reste une difficulté à éclaircir sur la
jusqu'à Pâques, excepté les jours qu'ils portent lettre du pape Nicolas III, oîi nous avons vu
des chapes de soie : « Déférant cappas nigras, qu'il avait réglé les offices et les habits des
exceptisdiebus quibus cappis sériels uti soient.» chanoines de Saint-Pierre de Rome. Car hors
Le concile de Bàle (Sess. xxi, c. 3 ; can. xni) des heures de l'office divin il ne leur permet
exprima la longueur des surplis qu'on avait pas d'être dans l'église sans un habit décent,
commencé d'accourcir, et qui descendaient en- qu'il exprime en ces termes : « Saltem succas
core plus basque la moitié des jambes : « Horas habeant, et super eas chlamydes , ante pectus,
canonicas dicturi, cum tunica talari, ac super- vel post collum annexas. »
pelliceis mundis , ultra médias tibias longis, Je ne sais s'il ne faut point lire Saccos , au
vel cappis, juxta temporum ac regionum di- lieu de Succas. Au moins il y a bien de l'ap-
versitatem, ecclesias ingrediantur. » Ce qui fut parence que ce terme ne signifie autre chose
répété en mêmes termes dans le concile de que ce surplis sans manches, qui est encore en
Soissons , en 1456 , et dans celui de Sens usage en quelques endroits , et que l'on vient
en 1528. de défendre dans le concile d'Aix. Je ne sais si
On pourrait douter si ces anciens surplis saint Charles ne l'eût point aussi condamné,
avaient des manches, tant parce que ce n'é- puisqu'il suppose que celui dont le prêtre doit
talent que comme des chapes de lin, or les se vêtir avant que de prendre l'aube pour cé-
cliapes n'avaient point de manches , que lébrer la messe , doit avoir des manches. (Acta
parce que c'est la différence que le concile de Eccles. Mediol., pag.740.) Mais enfin ces surplis
Narbonne, en 1531 (Can. xl), semble mettre sans manches sont encore en usage dans plu-
entre le surplis et le rochet : « Presbyteri om- sieurs églises, surtout pour les porter sous la
nés supparo, aut linea, non manicata veste, chape,
sive roqueto induti assistant. » Il est même fort probable que c'était l'ancien
Le premier concile de Milan (Can. l) ne surplis, comme une chape de lin. Siméon,
nous laisse pourtant pas douter qu'au moins archevêque de Thessalonique , le représente
dans l'Italie le surplis n'eût des manches, dont comme le premier ornement de la cléricature,
la largeur le distinguât du rochet : « Superpel- et comme une chemise de lin : « Propriam or-
licia latis sint manicis, non angustis instar dinis sui vestem habet lector, quae camision
rocheti. » vocatur, habetque phenolii parvi, vel sticharii
V. Le concile de Tours, en 1383 (Can. xiii), ex lino figuram. (De sacris ordinat. c. ii.) »
veut encore que les surplis descendent plus bas On sait que le mot latin Camisia signifie
qu'à mi-jambe : « Superpelliciis ultra médias l'aube, dont les lecteurs effectivement s'habil-
tibias propendentibus, vel cappis, cujusque loci lent quelquefois. Ce surplis dont saint Charles
servato more. » a souhaité que le prêtre s'habillât avant que de
Th. — Tome II. fi
prendre l'aube, me semble n'être autre chose putia, sed almutias, vel birretta tenentcs in
que cette aube commune à tous les ciercs, et capite. »
qu'ils devaient porter, au moins les clercs sa- La ciironique de Flandre (Cap. cv) parlant de
crés, môme dans la vie civile. Ratliérius faisait l'empereur Charles IV, quand il vint à Paris et
le même commandement, quand il ordonnait que le roi Cnarles V lui alla au-devant hors de la
d'avoir une aube pour le sacrifice;; distinguée ville, dit «que rem[)ereurosla aumusse etcha-
dc la commune. Or le même Siméon , de peron tout jus, el le roy osta son chapel tant
Tliessaloniciue , parlant du grand phenolium seulement. » Le continuateur de Nangis dit
des prêtres , assure qu'il n'a point de man- que : « L'empereur osta sa barrette et son cha-
ches et qu'il représente un sac. Le terme latin peron, et aussi le roy. »
cotta est demeuré dans notre langue. Car II paraît de là (Can. xni) 1° Que la barrette
nous appelons une cotte d'armes , et par là et l'aumusse étaient la même chose, aussi bien
même nous faisons connaître, que les surplis que le chaperon et le chapeau, si ce n'est que
descendaient jusqu'à terre. ce qu'on appelait alors caputium^ et que nous
Un des plus anciens qui ait parlé du surplis, avons depuis appelé chapeau, servait à couvrir est Etienne de Tournay : « Superpelliceum la tête par-dessus l'aumusse. 2" Que les sécunovum, candidum, talare (Epist. cxxin.) » 11 liers ei les rois même couvraient leur tête ne différait guère de l'aube s'il couvrait les ta- d'une aumusse. Ainsi l'aumusse était cornions. Honorius l'appelle «vestes alke, laxœ, mune aux laïques et aux clercs (Can. in), talares. » Il ajoute que les sénateurs usaient de Le concile de Soissons, en 1456, renouvela ces sortes d'habillements , et que c'est de là le même règlement du concile de Bâle. Le conqu'ils sont entrés dans l'Eglise : « Hujusmodi cile de Sens, en 1528, changea les termes en vestibus etiam senatores usi sunt, ex quibus in faisant ce statut : « Caputia, almutias, vel birecclesiasticum usum transierunt (Gemma Ani- reta tenentes in capite. » Le concile de Colomae. 1. i, c. ccxxxii.) » gne, en 1536 (Tit. de Canonicis, c. xiv.) « Sit
M. Hallier (De sacris elect., pag. 1070) croit vestis talaris, sint pilei, qui birreta vocantur,
que la tunique de lin, in linea, avec laquelle sint camisiœ. » Le concile de Reims, en 1583 :
saint Cyprien fut décapité, était la chemise « Sine superpeUicio, almutio, et aliis canonico-
commune et non pas un habillement sacré ou rum insignibus in ecclesia comparere, omnino
ecclésiastique, puisqu'au temps des persécu- irreligiosum est, etc. »
tions il n'eût pas été de la prudence de se dis- Il faut néanmoins remarquer que ces termes
tinguer des païens par les habits. Il importe ne se prennent pas toujours dans le même sens,
donc peu de confesser que toutes ces tuniques, on les confond quelquefois, elles aumusses sont
chemises, aubes ou surplis de lin, étaient à peu enfin devenues le vêtement des chanoines, qui
près de môme matière et de même forme, mais les distingue des autres ecclésiastiques, ce qui
la destination en était fort différente. est une innovation des derniers siècles.
VI. Je passe du surplis au bonnet, ou à Tau- Voici vraisemblablement ce qui y a donné musse. Le concile de Ravenne, en 1317 (Can. iv), occasion. Presque tous les laïques ayant quitté ordonne aux ecclésiastiques de couvrir leurtête: toutes les couvertures dont ils avaient coutume «Pileo, vel birretto, vel armutia oblonga ad au- de se servir ne se couvraient plus la tête qu'ares. » Mais cela s'entend de l'usage commun et vec des chapeaux , et réciproquement les counon pas des offices divins. Ainsi l'habillement vertures dont se servaient les gens de campagne de tête n'était pas différent dans l'église, ou et les voyageurs avaient passé en usage dans les hors de l'église , ni même entre les laïques et villes.
les ecclésiastiques. Il est probable que le cha- Le concile de Tours (Cap. xni) en la même
peron et l'aumusse étaient d'abord la même année : «Birreta tenentes in capite, vel caputia,
chose, qu'on appelait cfl'jOw^/Mm, parce qu'il juxta tcmporum et regionum diversitatem. »
couvrait la tête, et rtrmw^/rt, parce qu'il couvrait II y avait donc quelque diversité entre les
aussi les épaules. Néanmoins on en fit après la Eglises, et peut-être même qu'en divers temps
distinction, puisque le concile de Bàle (Sess. on usait de l'aumusse, ou du chaperon. Ce
xxni, c. I.) défendit d'assister à l'église avec le même concile (C. xiv) ne laissa que lé bonnet
chaperon, obligeant les ecclésiastiques d'y por- aux curés dans l'église, leur défendant le
ter leur aumusse ou leur bonnet : « Non ca- chapeau : «Cumbirretis, non vero galeris. » Ce