‹ Ancienne et nouvelle discipline de l'ÉgliseChapitre 4 sur 291 · XIV. De ce que nous venons de dire on peut chapitre suivant · texte numérisé non relu

XIV. De ce que nous venons de dire on peut chapitre suivant

conclure que de quatre différentes manières XVI. Enfin l'abbé Céolfrid a remarqué que

de couronnes et de tonsure, il y en a deux non-seulement les clercs, mais les moines aussi

d'infâmes, une tolérée, l'autre autorisée. doivent porter la tonsure de saint Pierre, avec

Celle que les anglais attachés aux cérémo- un cercle de cheveux qui fait comme leur counies romaines, détestaient et attribuaient par ronne ou leur diadème. Cela s'était donc déjà conséquent à Simon le Magicien, sans autre introduit dans l'Angleterre ; car il est certain fondement à mon avis que de ce qu'elle était que ce n'était pas la coutume des religieux contraire à celle qu'on croyait être de saint d'Espagne. Les conciles de Tolède n'ont donné Pierre, celle-là, dis-je, vient de nous être re- de couronne qu'aux clercs, ils ont donné aux présentée assez clairement. Celle que les clercs religieux la tonsure seulement de même qu'aux inférieurs de la province de Galice avaient pénitents; saint Isidore l'a dit en termes formels empruntée des anciens hérétiques d'Espagne, dans sa règle ; et il l'a assuré, encore plusclaiet dont nous avons rapporté la condamnation rement quand il a dit que la couronne marpar le concile IV de Tolède pourrait passer quait la royauté du sacerdoce de l'Eglise. Ce pour la même que celle de nos jeunes clercs n'est donc qu'aux clercs qu'il a donné la coudans le siècle présent ; mais si elle en approche ronne.

par le seul petit cercle du haut de la tête, elle XVII. Mais cette pratique de couronner d'un

en est très-différente par la modestie des che- tour de cheveux la tête des moines, est appa-

veux. Car ce que le concile de Tolède con- remment venue de ce que dans ce même temps

damne le plus justement, ce sont les longs che- les religieux entrèrent presque tous dans la

veux que les lecteurs du royaume de Galice cléricature, surtout en Angleterre, où les suc-

portaient à la façon des laïques. « Prolixis ut cesseurs d'Augustin et de ses confrères furent

laicicomis, » presque tous religieux aussi bien qu'eux, et

Il est vrai que ce concile veut que les moin- ayant été les prédicateurs et les Pères de l'Edres clercs portent la tonsure et la couronne glise anglicane, ils firent un très-saint et trèsaussi grande que les évêques, et que notre avantageux mélange de la profession monastipratique est fort éloignée de cela. Mais c'est à que et de la cléricature. Aussi nous allons voir quoi il faut rapporter ce que l'abbé Céolfrid (lu'en ces mêmes vi% vu' et vui' siècles la tonvient de nous apprendre, que jamais l'Eglise sure monacale était souvent donnée au lieu de n'a prétendu introduire dansées sortes de pra- la cléricale ; pour entrer dans le clergé, on tiques une uniformité générale et qu'elle ne commençait par se faire moine, les moines désapprouve pas la différence (ju'on met entre étaient appelés clercs, et la |)rofession monasles choses de leur nature indifférentes, et celles tique suffisait pour faire l'office de lecteur (jui sont essentielles à la religion. dans l'église.

XV. Après ces deux manières de couronne Au reste, si nous disons que la coutume de

raser la tête a passé des moines aux clercs, et encore dans le chapitre suivant, il est visible que celle de laisser un tour de cheveux a passé qu'en cela il u'y a nulle contrariété, des clercs aux moines, comme nous le dirons

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