LA PIÉTÉ DES SÉCULIERS A ASSISTER AUX OFFICES
nécessitas occupare, fas non est a salubri devotione cessare. »
C'est peut-être l'office de la nuit, ou les \if^iles dont parlait le concile de carthage , qu'on appelle dans ce concile de Vannes , l'office du matin. Car nous n'avons appelé matines, ce qu'on nommait autrefois vigiles , que parce qu'insensiblement onlesaavancés de minuit au matin. Or il se pourrait bien faire que la peine de suspension : « Septem diebus a communione habeatur extraneus» comprendrait aussi la privation des distributions.
Je laisse la lettre que saint Loup, évoque de Troyes, et saint Euphrone, évêque d'Autun, écrivirent à Talassius, évêque d'Angers, sur la manière de célébrer les veilles de Noël et de Pâques.
XIX. Les conciles s'efforçaient davantage, de faire assister les clercs aux offices de la nuit ou du matin, parce qu'on y manque toujours plus
souvent. Les grands évèques se rendaient aussi plus assidus à cet office. Ennodius assure que saint Epiphane , évêque de Pavie, assistait toujours aux offices divins, prévenait toujours les lecteurs, même aux vigiles, n'en sortait jamais qu'après la fin , et y assistait toujours debout, sans changer jamais de place.
Saint Séverin, apôtre de Hongrie, chantait matines et vêpres en commun avec les autres , et récitait le reste des heures canoniales en secret dans son oratoire.
11 est probable que les occupations de son apostolat l'obligeaient d'en user de la sorte. «A discipulorumsuorumcellula non longius habitabat, cum quibus matutinas orationes et propriam noctis principio psalmodiam solemniter adimplebat. Reliqua vero orationum tempora in parvo complebat oratorio , quo manebat (Surius, die 3. Januar.. c. xxxix). »