‹ Ancienne & nouvelle discipline de l'EgliseChapitre 191 sur 297 · DÉS APOCRISIAIKES OU NONCES DU PAPE · texte numérisé non relu

DÉS APOCRISIAIKES OU NONCES DU PAPE

d0S empereurs et des patriarches, infectés de Jk même erreur, on se désista d*en euToyer d'autres.

L'empereur Constantin Pogonat ayant rétabli

Jb, foi orthodoxe dans l'Orient^ par le moyen du

VP concile écuménique , écrivit à Léon II pour

^ lui demander le renouvellement de l'ancienne coutume d'envoyer un apocrîsiaire à Constantinople. Ce pape envoya le soùs-diaci» Constantin» mais au lieu que Fçmpereur avait souhaité qu'on lui accordât une pleine légation , avec pouvoir de décider toutes choses au nom du pape , il ne lui donna que la commission ordinaire de la nonciature qui ne consistait qu'à faire des remontrances à l'empereur, faire sa-

' voir ses réponses au pape, et attendre de lui les résolutions de toutes les affaires.

Voici les paroles de Tempereur : c Hortamur vestram sanctisslmam summilatem , ut quamprimum mittat designatum ab ea^apocrisiarium ut is in regia nostra urbe degat, et in emergentibus sive dogmaticis , sive canonicis , ac proi*sus in omnibus ecclesiasticis negotiis , vestree fianctitatis exprimat ac geratpersonam (Conc. vi, Dec., act. 48). »

La réponse du pape fat rendue en ces termes : « Prœsentis suggestîonis exiguum portitprem Constantinum subdiaconum qui et nuper cum legatis praedecessoris mei interfuit sanctse syopdo inibi celebratse , dignum exceptione censeat vestra regalis magnanimitas , ejusque suggestionibus autem pietatis accompiodet ; ut autem ministrum dignanter suscipiat. »

Cela nous marque que Fempereur demandait un légat a latere^ et que le pape n'envoya qu'un nonce selon la coutume. Il est vrai que Constantin n'était que sous-diacre, mais il avait assisté au concile général avec les autres légats du pape , ce qui ne s'accordait ordinairement qu'aux diacres ; et ce pape même prie Tempe-

Ci) n Mt eerUlo que le pape, comme cbef de l'EgUaé et putear npUexMly a le droit d'enroyer des délégués dan* tontes les parties da monde, et il est' également incontestable que les souverains et les peoples doivent recevoir, eu fils soumis à l'Eglise, les envoyés da souverain pontife. Les avantages qu'ont procurés à la religion les nonces apostoliques, soif pour la propagation de Im saine doctrine, « soit pour le .maintien de la discipline et de la paix sont immenses. « Si à l'époque de mon arrivée à Colore, en 1786, dit' le cardinal Paoca, dans ses Ménoim historiquei tur se$ noneiatureB^ la religioa catholique était preaque partout dominante dans les vastes pays da Bbin ; si le culte divin avait été réubli dans les lieux d'où l'avait diassé la prétendue réforme ; si tous les efforti que le protestantisme faisait depuis deux siècles pour s'introduire dans cetts dté càtboliqiM avaient été inutiles ; s'il y existait de pieuses institutions et d'atUet fbndatiôns pour former la jeunesse qui se destinait à l'état ecdéiias* tique et pour convertir les hérétiques ; si enfla la discipline était encore en vigueur dans la plupart des cloîtres, et la science ecdésiaa-

reur de le recevoir comme un diacre : a Ut ministrum, «ç ^laxoyov, digne suscipiat. »

XXVIH. Le concile in Trullo qui fut tenu peu d'années après le Vp concile général, découvrit lea véritables raisons qu'avaient les empereurs de demander, et les papes de refuser des légats en forme au lieu d'apocrisiaires. Les empereurs et les patriarches de Cônstantinople avaient souvent corrompu la fidélité des légats, et les avaient fait condescendre à des résolutions aussi injurieuses à l'Eglise que dommafgeables à leur conscience.

II y avait quelques évëques chargés d'une qualité superficielle de légats du Siège Apostolique, qui souscrivirent aux canons du concile in Tnillo : c'Q^i ce qu'Anastase Bibliothécaire veut dire. Hais, comme ils n'avaient pas les pouvoirs des véritables légats, les papes prétendirent toujours, avec autant de fermeté que de justice, que le Siège romain n'avait jamais eu de part aux canons de ce concile, et qu'il n'y en - aurait jamais.

Voilà ce qui faisait demander aux Grecs des légats ordinaires à Constantinople, et ce qui donnait aux papé&une constance inflexible à n'en point donner et à envoyer de simples apo* crisiaires.

XXIX. La persécution des empereurs iconoclastes rompit bientôt cette bonne intelligences et fit qu'on n'envoya plus d'apocrisiaires, qui ne furent rétablis ensuite qu'avec le rétablissement de l'empire occidental, en la personne et en la maison de Charlemagne, comme nous dirons dans la suite.

On vit pourtant encore un apocrisiaire du pape à Constantiàople sous Constantin Copronyme, en 743 (Baron., an. 743, n. 30). Mais lorsque l'empire d'Occident fut rétabli dans sa splendeur, ou a vu lés apbcrisiaires revivre pendant quelque temps sous Charlemagne, comme nous le dirons bientôt (i).

, tique poMédée par un bon nombre de membres du clergé» en pqpt dire, sans exagération que cet état prospère était le résultat tout spécial des soins apostoliques et de la vigilance des nonces ordinaires à Cologne. • Mais pour obtenir ce résultat, il faudrait que les nonces apostoliques, ne Tussent pas comme aqjourd'hui les simples ambassadeurs du souverain temporel de Rome, mais qu'ils fussent commsr Jadis les envoyés du pape, c'est-k-dire avec l'exercice de la juridiction ordinaire qui leur compète. Le cardinal Consalvi, dans le tome U de ses intéressants -Ift^otresi raconte les démêlés qu'eut, au commencement de ce siècle, le Saint-Siége avec les cours d'Autriche et d'Espagne, relativement à la juridiction des nonces que les lois joséphtaes avaient déjà tant annulée. « L'imaffration la plus étrange, dlt41, en parlant de Vienne, fut de vouloir empêcher le nonce do faire les procédures pour les évéques nommés ; et cependant sons Joseph, ainsi que sous Léopold, les nonces avaient toujours exercé oe droit. La cour de Vienne eut la prétention de vouloir que la procédure fût foivia par les évéqne» \, elle défendit très-sévèrement au

NEUYIËia.

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