‹ Ancienne & nouvelle discipline de l'EgliseChapitre 255 sur 297 · XV. De'saiat Chrysostome · texte numérisé non relu

XV. De'saiat Chrysostome

XVI. De saint Augustin. Ces Pères avaient pratiqué les austérités monastiques^ ,8aos en embrasser Tétat, et sans en faire profession.

XVU. Saint Antoine ne laisse pas d'être TauteUr de cet institnt, quoiqu'il eàt été ébaoché par d'antres.

I. Les monastères, les prieurés et les abbayes ont un rang si honorable entre les bénéfices,

que nous ne pouvons pas nous dispenser ffi parler et d*en découvrir l'antiquité, leur Hai» avec Tétat ecclésiastique, et enfin leur dépodance des éyêques.

Quant à l'origine des monastères, nous aïov déjà assez fait connaître qu'elle ne peut pas avoir précédé. la paix de l'Eglise et l'empire* Constantin. La fureur dès tyrans se serait aie doute déchargée sur ces sanctuaires de la pi* chrétienne, et si Thistoire avait passé soffi silence leur établissement, elle n'aurai! pu toi;« leur ruine. 11 faut donc avouer de bonne fa, avec saint Jérôme et les anciens Pères^ goe ù profession monastique n'eut son eowJùf^ ment qu'avec l'empire de Constantin.

Paul, Antoine et Hilarion donnèrent naissana à cette institution si sainte dans FEgyP^ « dans la Palestine , et de là elle se répandii comme un torrent de bénédictions dans loaHc

de Salnt-Rof, eut été nommé cardiDal-tégat en Soède et en Norrège. Il éublit dans les régions scandiDaves plusieurs maisons de son ordre q«i furent florissantes jusqu'à i'époqoe de la réforme* Lorsqn^en 1153, le cardinal Brakespear monta snr le trône de saint Pierre, sons le nom d'Anastase IV, Tordre des chanoines de saint Raf s'étendit e» Espagoe et en Italie. Un docnment conservé par dom Martenne [de autiq. rit. ^ceUt.^ tome m, p. 99) nous démontre les grandes austérités de cet ordre. Il est recommandé que, lorsque des novices se présenteront, on leur . fasse oonniitre Tesprit de la régie : • Et intérim « pnsdiœntur eia paupertaa loci, asperitas domns, severitas disciplina, • et qiianttts labor iit, in ilHus professionis observatione, quam gracia

■ oaana in transgreasione, etc. • Lorsqu'enfln iia avaient revéta l'habit blanc et le surplis canonical, ils devaient s'attendre à une vie bien dure : « Et in omnibus motibus suis signnm habere humilitatis, capot « aubmitteret terram aspicere, memor esse iUius publicani qui non

■ audebat oculos suos levare in cœlum. > En 1210, les Albigeois détruisirent de fond iso comble l'église et l'abbaye de SaintrRuf, dont il ne reste plus aiyourd'hui qu'un fragment de chapelle et du clocher. Les chanoines-réguliers de Saint-Ruf se transportèrent alors à Va* lence, ob ils possédaient un prieuré. Cette maison, devenue dans U •uite un magnifique palais abbatial qui sert aujourd'hui de préfecture, fut le chef d'ordre et la résidence de l'abbé général jusqu'en 1773, oti une bulle du souverain pontife éteignit et sécularisa l'ordre des chanoines de SaintrRuf, en mettant leurs biens k la disposition des évéquea. ^

On sait qu'il y avait un trés-grand nombre de congrégations différentes de chanoines-réguliers, dont les principaux, après ceux de Saint-Ruf, éUlent les Prémootrés, lea Génovéfsins de l'abbaye de Saint- Victor de Paria, les Antonins, les Grandmontains,les chanoines de Sainte-Croix, en Portugal, de Latran et de Saint-Sauveur, en Italie, des Célestes à Venise. Les révolutions, qui ont désolé l'Europe depuis la fin du xvni« siècle, ont détruit partout les chanoinesréguliers. Il n'en existe plus actuellement que six monastères en Allemagne, à Ktosternenbourg , Neustia, Vorau , • Hersogenboqig, Reigersberg, Saint- Pollen, ayant «n tout environ trois cents membres appartenant, croyons-nous, à l'ordre des chanoines -réguliers de

Saint-Sauveur. H reste en outre doute abbsyes ^J^^^^ Prague, Saaz, Ighau, Reîchenbcrg, Olmûtz, Tepl, So»»» ^ brod, WUUu, ScbUegt, Gens, Neureusch, ayant ^m^ cinquante membres. amA^i^

En 1810, on décret pontifical unit la ^^>V^^^^ ^^um^ réguliers de Bologne k celle de Latrau, et V^^^^ ^ fjigebmcette oongrégaiion, ainsi unie, s'appellerait ^^^^^f^^^ réguliers du Saini-Souoeur de Latrt», Le cardioti ^^^g^fr exécuteur de la bulle pour la révision de la régis ^^^^oib ment approuvée, en 1840, par le pape ^'*8**'*S jiriif"*' Mcrée oongtégation des évéquea et réguiien eut ^^"'r^ apfioo** tiens suivantes qui furent posées : 1° doit-on et <*"°^^s,b»«« les nouvelles constitutions des <*anolnes-régnlie»f"^jf géde Utnn, présentées par le P. Vincent Ti»»»^'*'^^^ ftdnéralde l'ordre? AffirmaHve juxta modum; V^-j^g^} ifff' mettre les modiâcations proposées par le R- ?• ?\ j^^qi œ^ mative; 3» doit-on lyouter que, pour l'aliénation *** j^^j^wr, précieux et immeubles, on doit s'en tenir à *'**^^*^^i.oa t^ nonobstant ses antiques privilèges? ^/î*"**'*''] :» (^bsen^ '* ^ mer que pour l'expulsion des sujets indignes, on ^.-^^/à*; ^* cret d'Urbain Vin, renouvelé par Innocent XUT ^J^^J^^ di» l'on doit déclarer que pour l'cieciion de ^^J^^f^ dla»; cAonoimW, on doit s'en tenir à U constitution «tf»«^^fi^ cent X? Affirmative i 6e S'il y à lieu à d'aotwi on-» eminentiitimum prœfecttan cum Smo ponentt' ^^Mfy^ s****

Tous les canonistes savent que l'extravsgante -«w^ ^a jiti«* tlonoée se trouve parmi les extravagantes <»'°JV^tf. 01««* droit, ayant pour titre : De rebut Ecelesia ^"^^J^^aith^'^^ do pape Paul U. Elle défend, sous de o**'»"^ !-ié,iMtiqB* "' d'hypothéquer, d'inféoder, de grever '* "*"'.!g^i d'ali^"' *!? cepté dens les cas permis par le droit; de veno^ u^^]»'^

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quelque titre que ce soit, les meubles ?'■*'•'** .„i»i «eorp»*"**

d'art, que leur rareté, leur valeur ou l^or

ici met

les tableaux, les ornements anciens, le» li^ ^**irodoi** • '*' quables, lea reliques, le» arbres d«i j>IW v» f

venu.

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