DU PALLIUM CES ORIENTAUX
rendit 8on pallium à l'empereur, et se retira; c Antimus videns se sede puisum, pallium qnod babuit^ imperatoribus rcddidit^ et discessit (Breviar., c. xxi). »
Saint Grégoire s'entremît Ters l'empereur, en faveur d'Anastase, évéc|ue d'Antioche, afin de lui obtenir la liberté de Tenir à Rome, et Fusage du pallium pour y célébrer ponliflcalement. a Suggestionem apud piissimos dominos summis precibus plenam feci, utvirum beatissimum Anastasiuin patriarcham concesso usu pallii ad beat! Pétri Aposlolorum principis limina, mecum celebraturum missarum solemnia, transmiltere debuissent, quatenus si ei ad sedem suam minime reverti liceret, saltem mecum in honore suo viveret (L. i, ep. 57). »
X. Ajoutons encore cette dernière réflexion sur les paroles précédentes de ce pape, qui tâchait d'obtenir de l'empereur Tusage du pallium pour l'évêque d'Antioche exilé, afin qu'il pût célébrer solennellement la messe et exercer les autres fonctions pontificales : a Missarum solemnia celebrare, etc., in honore suo TiTere, etc.» Les patriarchesetles métropolitains ne pouvaient donc pas faire les fonctions pontificales s'ils n'avaient le pallium. Ce qui ^ peut encore conclure de ce que le pallium était l'ornement propre du pontite , comme la chasuble du prêtre.
Aussi quand on déposait un patnarche ou un métropolitain, on lui ôtait le pallium. Enfin le patriarche envoyait le pallium aux métropolitains, comme la confirmation et le sceau de leur élection et de leur ordination. « Ratam nos ejus consecrationem habere , dirigentes pallium mdicamus, » disait saint Grégoire^ pape (L. IV, ep. 7, 8), de l'évêque de la première Jfustinienne.
De là il paraît d'où est venu la règle et la coutume que les archevêques ne peuvent exercer aucune action pontificale et solennelle avant que d'avoir reçu le pallium, quoique les simples évêques le puissent d'aboi^d après leur consécration. On parlera ailleurs de cela un peu plus au long.
Nous observerons seulement ici que l'usage du pallium est très-ancien. Ce qui détruit absolument l'opinion de ceux qui prétendent que c'est une innovation du droit nouveau introduite pour rabaisser la puissance et la dignité des métropolitains et les soumettre plus étroitement au pape.