CHAPITRE CINQUANTE-QUATRIÈME
DU PALUUM DES LATINS PENDAlfT LES HUIT PEEMIERS SliCLSS.
I. n. Saint Césaire est le premier qui ait obtena le pallium des papes. Ses successears dans Varcbevècbé d'Arles conti- Doèrent de le demander et de l'obtenir. 11 était nécessaire qne les rois le demandassent^ et qne Pempereur de Conslantinople y consentit.
m. Réfutation d'nn antenr nonyean^ qui conclut de là qne It France relevait encore de Tempire.
IV. V. VI. Pourquoi le consentement des empereurs ne fut pas toujours demandé par les papes.
VU. VIII. Le vicariat et la légation du Saint^iége apostolique aoeompagnait sonvent le pallium.
IX. Le pallium était donné sans suspendre ces métropolitains des foncfious pontificales^ jusqu^à ce qu'ils Tenssent reçu.
X. ExplicatioD du canon da concile de MAcon, qui fit cette limitation. Du pallium français.
I. Du pallium des Orientaux nous sommes insensiblement tombés à celui des métropolitains d'Occident.
Le pape Symmaque semble avoir été le premier qui ait donné le pallium à un métropolitain français. Ce fut à saint Césaire, évéque
d'Arles, qu'il l'accorda, et puisque les lettres en ont été perdues, il y a lieu dé croire qu'il raccorda de la même manière que le pape Vigile, faisant gloire de marcher sur ses pas, le continua à Auxanius, son successeur. Car Vigile (Epist. u) témoigne qu'il ne fait que suivre Symmaque : a Ut agenti vices nostras pallii non desit ornatus, usum tibi ejus, sicut praedecessori tuo prsBdecessor noster sanctae recordationis Symmachus legitur contulisse, beati Pétri saucta autoritate concedimus. :»
Ce pape ne dit pas qu'il accorde le pallium à Auxanius, comme les papes ses prédécesseurs l'avaient accordé aux précédents évêques d'Arles, mais comme Symmaque Tavait donné i Césaire. L'auteur de la vie de saint Césaire dit la même chose (L. i, c. 20).