‹ Anciennes descriptions de Paris (volume 2)Chapitre 27 sur 77 · La Comédie française, la Comédie italienne et l'Opéra · texte numérisé non relu

La Comédie française, la Comédie italienne et l'Opéra

la MARANA.

trouve au théâtre où l'on rit davantage; c'est pour cela que les comédiens italiens profitent plus que les comédiens François de la simplicité populaire.

40. Les solliciteurs, les charlatans, les joueurs et les laquais font un des plus beaux ornements de Paris. Les premiers nous aprennent à ne point plaider, de peur qu'ils n'absorbent nôtre bien par leurs chicanes. Les seconds nous montrent la manière de vivre sobrement, afin que nous ne tombions pas entre leurs mains et qu'ils ne nous tuent par leurs remèdes. Les joëeurs excitent nôtre vigilance pour garder notre bien. Et les laquais ont trouvé le secret de nous faire goûter le plaisir de nous servir nous-mêmes, pour ne pas avoir ^ comme dit le Seigneur, des ennemis dans notre maison^.

Ils disent entr'eux que les valets allemands sont camarades de leurs patrons, que les valets anglois sont esclaves, les italiens respectueux, les espagnols soumis, mais qu'eux, valets françois, sont les seuls qu commandent à leurs maîtres*. Leur insolence est extrême, et le roi leur a défendu, sous de grièves peines

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