VI INTRODUCTION
— sommairement ; — il a le mérice d'être fidèle à son programme. Moins naïf que Corrozet, qu'il cite ec discute, moins prolixe que Belleforest, son but est dififérent ; il ne suit pas Tordre chronologique comme le premier, ni un plan symétrique comme le second, il s'est constitué le guide, le conducteur que doit suivre le lecteur parcourant le plan de Vassalieu.
Il part du Châtelet, en commençant son exploration par la ville, il descend la rivière jusqu'aux Tuileries, fait une excursion au delà, à Chaillot et à Madrid, puis il revient rue S. Honoré, en décrivant brièvement les monuments qu'il rencontre, il remonte cette même rue S. Honoré ; puis, par les Innocents, les Halles et S. Eustache, il se rend droit à S. Denis. Le Lendit et les Montjoies le ramènent à S. Lazare, d'où il revient à la Cité par le Temple, la Bastille, la rue S. Antoine et la Grève,
Entré dans la Cité parle pont au Change, il visite le Palais, la Sainte-Chapelle, Notre-Dame, les diverses églises, THôtel-Dieu et il en sort par le petit Pont.
Ensuite il promène son voyageur au milieu de l'Université sans lui faire grâce, d'un collège, d'une chapelle, d'un couvent; S. Victor, Sainte-Geneviève, S. Germain des Prés sont ses principales stations ; après avoir visité entre temps Gentilly, Bicétre, Arcueil, il sort de Paris par le Pré aux Clercs et s'aventure jusqu'à Issy et Meudon.
INTRODUCTION. vu
^ Ce mode d'itinéraire a un avantage, c'est qu'il supprime les transitions. Antoine du Mont- Royal, quoique résidant à Lyon, pourrait bien avoir eu connaissance de l'ouvrage de Cholet, puisqu'il n'écrivait ses Glorieuses Antiquùei qu'en 1678 ; il a suivi la même méthode au moins dans les commencements, le reste de l'ouvrage éloigne toute idée d'imitation ; son style est prétentieux, il se traîne péniblement, on le croirait antérieur en date à son prédécesseur ; ce qui relève son récit languissant, ce sont les naïves gravures dont il a eu le soin d'illustrer son almanach, auquel nous renvoyons le lecteur*.
Le texte de Cholet, dont il n'existe qu'un exemplaire à la Bibliothèque nationale, est aussi rare, par conséquent, que le plan de Vassalieu qu'il devait éclairer; comme lui inconnu, totalement ignoré, pour ainsi dire inédit, il avait droit à une place dans la Collection des anciennes Descriptions de Paris^ et, somme toute, la prose de notre Lyonnais n'est pas inférieure à celle de bien d'autres historiographes de Paris plus ou moins officiels, garantis, ou tout au moins reconnus comme tels.
Il signale toutes les inscriptions qu'il rencontre sur son passage, il envoie au besoin le lecteur lire les légendes ; mais c'est par un scrupule que Ton appré-
I. Voir Collection des anciennes Descriptions de Paris, t. II.