I. Apud Surium, t. I«', p
s. Dom Bouquet, Historiens de la France, t. X, p. $05.
j« G. Dubois, Historia ecclesiastica parisiensis, t. l*', p. 18.
SINGULÂRITEZ DE PARIS. i^r
dît M. Le Blant^, ;e mettrai sous les yeux da lecteur un fait ancien et méconnu qui parait contenir l'indication antique et précise du lieu où Papdtre des Gaules fut supplicié. Le célèbre tableau du Louvre, qui provient de Saint-Germain-des-Prés et fut peint sous l'abbé Guillaume III, vers 1410, représente sur le versant de Montmartre la chapelle du martyre, mentionnée au XI* siècle dans l'acte de donation qui en fut fait par des laïques à l'abbaye de Saint-Martin-des-Champs, en 1096*. Cette tradition est donc antique et non interrompue. Cette chapelle avait été détruite et l'abbaye bouleversée pendant les troubles de la Ligue. Une fouille, faite à la suite de travaux à Montmartre, découvrit, le 13 juillet 161 1, une cave assez profonde, au fond de laquelle on rencontra un autel ou table en pierre, reposant sur deux pierres de trois pieds de haut, une croix était sculptée sur le milieu. En face, sur la muraille, une croix grecque et des inscriptions oh Ton discernait les mots Dio. Clemin. Mar. Sculptures et gravures murales étaient faites à la pointe et grossièrement. Une estampe représentant le lieu de la découverte fut faite alors et vendue ; tout y rappelle les catacombes de Rome : la crypte profondément cachée dans le sol, l'autel primitif, les inscriptions, la croix et jusqu'à la, fenêtre j dit le texte de la brochure, pour placer les burettes, qui est la crédence où l'on posait les vases sacrés avant le sacrifice. On se trouve tout à coup transporter par le souvenir à Rome, et par le fait au m* siècle, que ces détails rappellent également ; on est dans un édifice chrétien et antique, et à défaut du monument lui-même, on peut en juger par analogie et comparaison avec ceux découverts de nos jours dans les