Calai. Payne Smith, coL o
vers de sept syllabes, incomplet au commencement, dans le ms. 116 de la Colledion Sarhau à Berlin ; M. Gottheil l'a publié dans /T^'Zim/c'â', IV, 206-215.
L'agriculture est représentée en~ syriaque par une version des géoponiques grecques, contenue dans un ms. du Musée britannique, du VIII^ ou IX* siècle, qui a été publiée par Paul de Lagarde^ Le manuscrit, incomplet au commencement et à la fin, ne porte ni titre ni nom d'auteur; il renferme un texte assurément ancien, qui rappelle les traductions littérales des premiers siècles, comme celles de Sergius de Rescliaina. M. Baumstark rapporte à ce dernier, avec beaucoup de yraisemblance, les géoponiques syriaques et il fait observer que le manuscrit édité par Lagarde, loin de reproduire une version intégrale, ne donne qu'un épitomé maladroitement abrégé par un Syrien postérieur^. L'œuvre de Sergius est mieux représentée par la version arabe, attribuée à tort à Kosta ben Luca, et conservée dans un ms. de Leide. L'intérêt du texte syriaque est surtout lexicographique ; il nous a transmis un grand nombre de mots, de noms de plantes qui apparaissent ici avec un sens précis. L'original que le traducteur rendit en syriaque était le livre d'Anatolius Vindanius de Beyrouth (dans Photius, cod. 163) ou ^AvarôXioq OvïvôaruôvLo; Br]QVTioç (dans les géoponiques grecques). Cet ouvrage grec ne s'est conservé que dans la compilation
1. Geoponicon in sermonem syriacum versorum qux supersiint, Leipzig, 1860; comparer De Geoponicon versions syriaca scripsit A. P. de Lagarde^ Berlin, l8o5, réimprimé dans les Gesammelte Abhandlungen de Lagarde, Leipzig, 1866; et Lagarde Mittheiluagen, I, 192. Un fragment syriaque des Géoponiques imprimé par Land dans ses Anecdota syriaca, IV, 100, a été reconnu par Noeldeke, Litt. Ceniralblalt, 1876, p. 143.
2. Lucubrationes syro-grxcse, p. 390. Hadji Kiialfa cite parmi les traducteurs du Livre de l'agriculture un certain Sergius, fils d'Elias, qui pourrait désigner Sergius de Rescliaina, voir Baumstark, ibid., p. 379.